Bizet, Georges

Les Pêcheurs de perles (The Pearl Fishers)

Full Libretto
Source
ACTE I
CHŒUR
Sursyʁ
lala
grèvegʁɛv
enɑ̃
feu
u
dortdɔʁ
le
flotflo
bleublø
,
Nousnu
dressonsdʁesɔ̃
nosno
tentestɑ̃t
!
Dansezdɑ̃se
jusqu'au
soirswaʁ
,
Fillesfij
à
l'œil
noirnwaʁ
,
Auxo
tressestʁɛs
flottantesflɔtɑ̃t
!
Chassezʃase
,
chassezʃase
parpaʁ
vosvo
chantsʃɑ̃
,
Chassezʃase
,
chassezʃase
lesle
espritsɛspʁi
méchantsmeʃɑ̃
!
Voilàvwala
notrenɔtʁ
domainedɔmɛn
!
C'est
iciisi
que
le
sortsɔʁ
Toustu
lesle
ansɑ̃
nousnu
ramèneʁamɛn
,
Prêtspʁɛ
à
braverbʁave
lala
mortmɔʁ
!
Soussu
lala
vaguevag
profondepʁɔfɔ̃d
,
Plongeursplɔ̃ʒœʁ
audacieuxodasjø
À
nousnu
lala
perlepɛʁl
blonde
Cachéekaʃe
a
toustu
lesle
yeux
!
Sursyʁ
lala
grèvegʁɛv
enɑ̃
feu
,
etc.
Scène et choeur
ZURGA
Amisami
,
interrompezɛ̃tɛʁɔ̃pe
vosvo
dansesdɑ̃s
ete
vosvo
jeux
!
Ilil
estɛst
tempstɑ̃
de
choisirʃwaziʁ
unœ̃
chefʃɛf
quiki
nousnu
commandekɔmɑ̃d
,
Quiki
nousnu
protègepʁɔtɛʒ
ete
nousnu
défendedefɑ̃d
,
Unœ̃
chefʃɛf
aiméɛme
de
toustu
,
vigilantviʒilɑ̃
,
courageuxkuʁaʒø
!
CHŒUR
Celuisəlɥi
que
nousnu
voulonsvulɔ̃
pourpuʁ
maîtremɛtʁ
Ete
que
nousnu
choisissonsʃwazisɔ̃
pourpuʁ
roiʁwa
Amiami
Zurga
,
amiami
Zurga
,
c'est
toitwa
!
ZURGA
Quiki
,
moimwa
?
CHŒUR
Ouiwi
,
ouiwi
,
soussu
notrenɔtʁ
chefʃɛf
!
Nousnu
acceptonsaksɛptɔ̃
tata
loilwa
.
Amiami
,
amiami
,
soisswa
notrenɔtʁ
chefʃɛf
!
Nousnu
acceptonsaksɛptɔ̃
tata
loilwa
.
ZURGA
Vousvu
me
jurezʒyʁe
obéissanceɔbeisɑ̃s
?
CHŒUR
Soisswa
notrenɔtʁ
chefʃɛf
!
ZURGA
À
moimwa
seulsœl
lala
toutetut
puissancepɥisɑ̃s
?
CHŒUR
Soisswa
notrenɔtʁ
roiʁwa
!
ZURGA
Ehe
bienbjɛ̃
!
c'est
ditdi
!
c'est
ditdi
!
CHŒUR
Soisswa
notrenɔtʁ
chefʃɛf
À
toitwa
seulsœl
lala
toutetut
puissancepɥisɑ̃s
,
Soisswa
notrenɔtʁ
chefʃɛf
ete
notrenɔtʁ
roiʁwa
!
ZURGA
C'est
ditdi
!
c'est
ditdi
!
Nadir paraît au fond et descend parmi les rochers.
CHŒUR
Mais
quiki
vientvjɛ̃
la
?
allant au devant de Nadir
ZURGA
Nadirnadiʁ
!
Nadirnadiʁ
!
amiami
de
mama
jeunesseʒœnɛs
Est-ce
bienbjɛ̃
toitwa
que
jeʒə
revoisʁəvwa
?
CHŒUR
C'est
Nadirnadiʁ
,
le
coureurkuʁœʁ
desde
boisbwa
!
NADIR
Ouiwi
,
Nadirnadiʁ
,
votrevɔtʁ
amiami
d'autrefois
!
Parmipaʁmi
vousvu
compagnonskɔ̃paɲɔ̃
que
monmɔ̃
bonbɔ̃
tempstɑ̃
renaisse
!
Desde
savanessavan
ete
desde
forêtsfɔʁɛ
u
lesle
traqueurs
tedant
rêts
,
Desde
savanessavan
ete
desde
forêtsfɔʁɛ
J'ai
sondésɔ̃de
l'ombre
ete
le
mystèremistɛʁ
!
J'ai
suivisɥivi
le
poignardpwaɲaʁ
auxo
dentsdɑ̃
,
Le
tigretigʁ
fauvefov
auxo
yeux
ardents
,
Ete
le
jaguarʒagwaʁ
ete
lala
panthèrepɑ̃tɛʁ
!
Ce
que
j'ai
fait
hierijɛʁ
,
mesme
amisami
,
Vousvu
le
feriezfəʁje
demaindəmɛ̃
!
Ouiwi
,
vousvu
le
feriezfəʁje
demaindəmɛ̃
!
Compagnonskɔ̃paɲɔ̃
,
donnons-nous
lala
mainmɛ̃
!
CHŒUR
Amisami
,
amisami
,
donnons-lui
lala
mainmɛ̃
!
ZURGA
Demeuredəmœʁ
parmipaʁmi
nousnu
,
Nadirnadiʁ
,
Ete
soisswa
desde
nôtresnotʁ
!
NADIR
Ouiwi
!
mesme
vœux
désormaisdezɔʁmɛ
Mesme
plaisirspleziʁ
sontsɔ̃
lesle
vôtresvotʁ
!
ZURGA
Ehe
bienbjɛ̃
!
prendspʁɑ̃
partpaʁ
à
nosno
jeux
!
Amiami
,
boisbwa
avecavɛk
moimwa
,
dansedɑ̃s
ete
chanteʃɑ̃t
avecavɛk
euxø
!
Avantavɑ̃
que
lala
pêchepɛʃ
commencekɔmɑ̃s
,
Saluonssalɥɔ̃
le
soleilsɔlɛj
,
l'air
ete
lala
mermɛʁ
immenseimɑ̃s
!
CHŒUR
Sursyʁ
lala
grèvegʁɛv
enɑ̃
feu
,
etc
Les pêcheurs dansent, puis se dispersent. Zurga et Nadir restent seuls.
ZURGA
C'est
toitwa
,
toitwa
qu'enfin
jeʒə
revoisʁəvwa
!
Aprèsapʁɛ
de
sisi
longslɔ̃
joursʒuʁ
,
aprèsapʁɛ
de
sisi
longslɔ̃
moismwa
u
nousnu
avonsavɔ̃
vécuveky
séparéssepaʁe
l'un
de
l'autre
,
Brahma
nousnu
réunitʁeyni
!
quellekɛl
joieʒwa
estɛst
lala
nôtrenotʁ
!
Mais
parlepaʁl
,
es-tu
restéʁɛste
fidèlefidɛl
à
tontɔ̃
sermentsɛʁmɑ̃
?
Est-ce
unœ̃
amiami
que
jeʒə
revoisʁəvwa
ouu
bienbjɛ̃
unœ̃
traîtretʁɛtʁ
?
NADIR
De
monmɔ̃
amouramuʁ
profondpʁɔfɔ̃
,
j'ai
susy
me
rendreʁɑ̃dʁ
maîtremɛtʁ
!
ZURGA
Oublionsublijɔ̃
le
passépase
,
fêtonsfɛtɔ̃
ce
douxdu
momentmɔmɑ̃
!
Soyonsswajɔ̃
frèresfʁɛʁ
,
restonsʁɛstɔ̃
amisami
toutetut
lala
vievi
!
Monmɔ̃
cœurkœʁ
a
bannibani
sasa
foliefɔli
!
NADIR
Ouiwi
,
le
calmekalm
estɛst
venuvəny
pourpuʁ
toitwa
,
Mais
l'oubli
ne
viendravjɛ̃dʁa
jamaisʒamɛ
!
ZURGA
Que
dis-tu
?
NADIR
Zurga
,
quandkɑ̃
toustu
deux
nousnu
toucheronstuʃəʁɔ̃
à
l'âge
u
lesle
rêvesʁɛv
desde
joursʒuʁ
passéspase
De
notrenɔtʁ
âmeam
sontsɔ̃
effacésefase
,
Tuty
te
rappellerasʁapələʁa
notrenɔtʁ
dernierdɛʁnje
voyagevwajaʒ
;
Ete
notrenɔtʁ
halteʼalt
auxo
portespɔʁt
de
Candikɑ̃di
.
ZURGA
C'était
le
soirswaʁ
!
Dansdɑ̃
l'air
parpaʁ
lala
brisebʁiz
attiédiatjedi
,
Lesle
brahmines
auo
frontfʁɔ̃
inondéinɔ̃de
de
lumièrelymjɛʁ
,
Appelaientapəlɛ
lentementlɑ̃tmɑ̃
lala
fouleful
à
lala
prièrepʁijɛʁ
!
NADIR
Auo
fondfɔ̃
dudy
templetɑ̃pl
saintsɛ̃
Parépaʁe
de
fleursflœʁ
ete
d'or
,
Uneyn
femmefam
apparaîtapaʁɛ
!
Jeʒə
croiskʁwa
lala
voirvwaʁ
encoreɑ̃kɔʁ
!
ZURGA
Uneyn
femmefam
apparaîtapaʁɛ
!
Jeʒə
croiskʁwa
lala
voirvwaʁ
encoreɑ̃kɔʁ
!
NADIR
Lala
fouleful
prosternéepʁɔstɛʁne
Lala
regardeʁəgaʁd
,
etonnée
,
Ete
murmuremyʁmyʁ
toustu
basba
:
Voyezvwaje
,
c'est
lala
déessedeɛs
!
Quiki
dansdɑ̃
l'ombre
se
dressedʁes
Ete
versvɛʁ
nousnu
tendtɑ̃
lesle
brasbʁa
!
ZURGA
Sonsɔ̃
voilevwal
se
soulèvesulɛv
!
Ô
visionvizjɔ̃
!
ô
rêveʁɛv
!
Lala
fouleful
estɛst
à
genouxʒənu
!
NADIRnadiʁ
ete
ZURGA
Ouiwi
,
c'est
elleɛl
!
C'est
lala
déessedeɛs
plusply
charmanteʃaʁmɑ̃t
ete
plusply
bellebɛl
!
Ouiwi
,
c'est
elleɛl
!
C'est
lala
déessedeɛs
quiki
descenddesɑ̃
parmipaʁmi
nousnu
!
Sonsɔ̃
voilevwal
se
soulèvesulɛv
ete
lala
fouleful
estɛst
à
genouxʒənu
!
NADIR
Mais
à
traverstʁavɛʁ
lala
fouleful
Elleɛl
s'ouvre
unœ̃
passagepasaʒ
!
ZURGA
Sonsɔ̃
longlɔ̃
voilevwal
déjàdeʒa
Nousnu
cachekaʃ
sonsɔ̃
visagevizaʒ
!
NADIR
Monmɔ̃
regardʁəgaʁ
,
hélasʼelas
!
Lala
chercheʃɛʁʃ
enɑ̃
vainvɛ̃
!
ZURGA
Elleɛl
fuitfɥi
!
NADIR
Elleɛl
fuitfɥi
!
Mais
dansdɑ̃
monmɔ̃
âmeam
soudainsudɛ̃
Quellekɛl
étrangeetʁɑ̃ʒ
ardeuraʁdœʁ
s'allume
!
ZURGA
Quelkɛl
feu
nouveaunuvo
me
consumekɔ̃sym
!
NADIR
Tata
mainmɛ̃
repousseʁəpus
mama
mainmɛ̃
!
ZURGA
Tata
mainmɛ̃
repousseʁəpus
mama
mainmɛ̃
!
NADIR
De
nosno
cœurs
l'amour
s'empare
Ete
nousnu
changeʃɑ̃ʒ
enɑ̃
ennemisɛnmi
!
ZURGA
Nonnɔ̃
,
que
rienʁjɛ̃
ne
nousnu
séparesepaʁ
!
NADIR
Nonnɔ̃
,
rienʁjɛ̃
!
ZURGA
ete
NADIRnadiʁ
Juronsʒyʁɔ̃
de
resterʁɛste
amisami
!
Oho
ouiwi
,
juronsʒyʁɔ̃
de
resterʁɛste
amisami
!
Ouiwi
,
c'est
elleɛl
!
C'est
lala
déessedeɛs
!
Enɑ̃
ce
jourʒuʁ
quiki
vientvjɛ̃
nousnu
uniryniʁ
,
Ete
fidèlefidɛl
à
mama
promessepʁɔmɛs
,
Commekɔm
unœ̃
frèrefʁɛʁ
jeʒə
veux
te
chérirʃeʁiʁ
!
C'est
elleɛl
,
c'est
lala
déessedeɛs
Quiki
vientvjɛ̃
enɑ̃
ce
jourʒuʁ
nousnu
uniryniʁ
!
Ouiwi
,
partageonspaʁtaʒɔ̃
le
mêmemɛm
sortsɔʁ
,
Soyonsswajɔ̃
unisyni
jusqu'à
lala
mortmɔʁ
!
ZURGA
Que
vois-je
?
Unœ̃
piroguepiʁɔg
abordeabɔʁd
prèspʁɛ
d'ici
!
Jeʒə
l'attendais
!
O
dieudjø
Brahma
!
mercimɛʁsi
!
NADIR
Quiki
doncdɔ̃k
attendais-tu
?
ZURGA
Uneyn
femmefam
inconnue
Ete
bellebɛl
autantotɑ̃
que
sagesaʒ
,
Que
lesle
plusply
vieuxvjø
de
nousnu
,
Selonsəlɔ̃
le
vieilvjɛj
usageyzaʒ
,
Loinlwɛ̃
d'ici
,
chaqueʃak
annéeane
,
Ontɔ̃
soinswɛ̃
d'aller
chercherʃɛʁʃe
!
Unœ̃
longlɔ̃
voilevwal
à
nosno
yeux
Dérobedeʁɔb
sonsɔ̃
visagevizaʒ
;
Ete
nulnyl
ne
doitdwa
lala
voirvwaʁ
,
Nulnyl
ne
doitdwa
l'approcher
!
Mais
pendantpɑ̃dɑ̃
nosno
travauxtʁavo
,
Deboutdəbu
sursyʁ
ce
rocherʁɔʃe
,
Elleɛl
priepʁi
,
ete
sonsɔ̃
chantʃɑ̃
Quiki
planeplan
sursyʁ
nosno
têtestɛt
Écarteekaʁt
lesle
espritsɛspʁi
méchantsmeʃɑ̃
Ete
nousnu
protége
!
Elleɛl
approcheapʁɔʃ
!
amiami
,
Fêtefɛt
avecavɛk
nousnu
sonsɔ̃
arrivéeaʁive
!
Léïla, le front couvert d'un voile, paraît suivie de Nourabad. Nadir seul, plongé dans une rêverie profonde, n'aperçoit pas Léïla.
Choeur
CHŒUR
C'est
elleɛl
,
c'est
elleɛl
,
elleɛl
vientvjɛ̃
!
Onɔ̃
l'amème
iciisi
!
Lala
voicivwasi
!
entourant Léïla et lui offrant les fleurs
CHŒUR
Soisswa
lala
bienvenue
,
Amieami
inconnue
,
Daignedeɲ
accepteraksɛpte
nosno
présentspʁezɑ̃
!
Chanteʃɑ̃t
,
ete
que
l'orage
Apaiseapɛz
sasa
rageʁaʒ
,
Amieami
à
teste
douxdu
accentsaksɑ̃
!
Que
lala
troupetʁup
immondeimɔ̃d
Desde
espritsɛspʁi
de
l'onde
S'envole
à
tata
voixvwa
!
Aha
!
viensvjɛ̃
chasserʃase
parpaʁ
teste
chantsʃɑ̃
Lesle
espritsɛspʁi
de
l'onde
,
Desde
préspʁe
ete
desde
boisbwa
.
Amieami
inconnue
Iciisi
reçois
nosno
présentspʁezɑ̃
Soisswa
lala
bienvenue
.
Protége-nous
!
Veillevɛj
sursyʁ
nousnu
!
Scène et choeur
s'avançant vers Léïla
ZURGA
Seulesœl
auo
milieumiljø
de
nousnu
Viergevjɛʁʒ
purepyʁ
ete
sanssɑ̃
tachetaʃ
promets-tu
de
gardergaʁde
Le
voilevwal
quiki
te
cachekaʃ
?
LÉÏLA
Jeʒə
le
jureʒyʁ
!
ZURGA
Promets-tu
de
resterʁɛste
fidèlefidɛl
à
tontɔ̃
sermentsɛʁmɑ̃
?
De
prierpʁije
nuitnɥi
ete
jourʒuʁ
auo
bordbɔʁ
dudy
gouffregufʁ
sombresɔ̃bʁ
?
LÉÏLA
Jeʒə
le
jureʒyʁ
!
ZURGA
D'écarter
parpaʁ
teste
chantsʃɑ̃
Lesle
noirsnwaʁ
espritsɛspʁi
de
l'ombre
De
vivrevivʁ
sanssɑ̃
amiami
,
sanssɑ̃
épouxepu
,
sanssɑ̃
amantamɑ̃
?
LÉÏLA
Jeʒə
le
jureʒyʁ
!
ZURGA
Sisi
tuty
restesʁɛst
fidèlefidɛl
ete
soumisesumiz
à
mama
loilwa
,
Nousnu
garderonsgaʁdəʁɔ̃
pourpuʁ
toitwa
lala
perlepɛʁl
lala
plusply
bellebɛl
,
Ete
l'humble
fillefij
alorsalɔʁ
serasəʁa
dignediɲ
d'un
roiʁwa
!
avec menace
ZURGA
Mais
sisi
tuty
nousnu
trahistʁai
,
sisi
tontɔ̃
âmeam
succombesykɔ̃b
Auxo
piègespjɛʒ
mauditsmodi
de
l'amour
,
Malheurmalœʁ
à
toitwa
!
CHŒUR
Malheurmalœʁ
à
toitwa
!
ZURGA
C'est
tontɔ̃
dernierdɛʁnje
jourʒuʁ
!
CHŒUR
Malheurmalœʁ
à
toitwa
!
ZURGA
Pourpuʁ
toitwa
s'ouvre
lala
tombetɔ̃b
!
CHŒUR
Malheurmalœʁ
à
toitwa
!
ZURGA
Lala
mortmɔʁ
t'attend
!
CHŒUR
Ouiwi
!
se levant et s'avançant vers Léïla
NADIR
Aha
!
funestefynɛst
sortsɔʁ
!
à part
LÉÏLA
Aha
!
c'est
luilɥi
!
saisissant la main de Léïla
ZURGA
Qu'as-tu
doncdɔ̃k
?
Tata
mainmɛ̃
frissonnefʁisɔn
ete
trembletʁɑ̃bl
,
D'un
noirnwaʁ
presentiment
tontɔ̃
cœurkœʁ
estɛst
agitéaʒite
!
Ehe
bienbjɛ̃
,
fuisfɥi
ce
rivageʁivaʒ
u
le
sortsɔʁ
nousnu
rassembleʁasɑ̃bl
Reprendsʁəpʁɑ̃
tata
libertélibɛʁte
!
CHŒUR
Parlepaʁl
!
répondsʁepɔ̃
!
les yeux tournés vers Nadir
LÉÏLA
Jeʒə
resteʁɛst
!
Jeʒə
resteʁɛst
iciisi
quandkɑ̃
j'y
devraisdəvʁɛ
mourirmuʁiʁ
!
Que
monmɔ̃
sortsɔʁ
glorieuxglɔʁjø
ouu
funestefynɛst
s'accomplisse
!
Jeʒə
resteʁɛst
,
mesme
amisami
,
mama
vievi
estɛst
à
vousvu
.
ZURGA
C'est
bienbjɛ̃
à
toustu
lesle
yeux
tuty
resterasʁɛstəʁa
voiléevwale
.
Tuty
chanterasʃɑ̃təʁa
pourpuʁ
nousnu
soussu
lala
nuitnɥi
étoiléeetwale
,
Tuty
l'as
promispʁɔmi
!
LÉÏLA
Jeʒə
l'ai
juréʒyʁe
!
ZURGA
Tuty
l'as
juréʒyʁe
!
NADIR
Tuty
l'as
juréʒyʁe
!
CHŒUR
Brahma
,
divindivɛ̃
Brahma
,
que
tata
mainmɛ̃
nousnu
protége
!
Desde
espritsɛspʁi
de
lala
nuitnɥi
,
viensvjɛ̃
écarterekaʁte
le
piègepjɛʒ
!
O
Dieudjø
Brahma
,
nousnu
sommessɔm
toustu
à
teste
genouxʒənu
!
O
Brahma
,
divindivɛ̃
Brahma
,
que
tata
mainmɛ̃
nousnu
protége
!
Sur un ordre de Zurga, Léïla gravit le sentier qui conduit au temple, suivie de Nourabad; ils disparaissent bientôt dans les profondeurs du temple; les hommes descendent sur le rivage; Zurga se rapproche de Nadir qui n'a cessé de suivre du regard de Léïla qui, une seule fois, s'est retournée vers lui, lui tend la main et s'éloigne avec un dernier groupe de pêcheurs. Le jour baisse peu à peu.
seul
NADIR
À
cettesɛt
voixvwa
quelkɛl
troubletʁubl
agitaitaʒitɛ
touttu
monmɔ̃
êtreɛtʁ
?
Quelkɛl
fol
espoirɛspwaʁ
?
Commentkɔmɑ̃
ai-je
crukʁy
reconnaîtreʁəkɔnɛtʁ
?
Hélasʼelas
!
devantdəvɑ̃
mesme
yeux
déjàdeʒa
,
pauvrepovʁ
insenséɛ̃sɑ̃se
,
Lala
mêmemɛm
visionvizjɔ̃
tanttɑ̃
de
foisfwa
a
passépase
!
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
,
c'est
le
remordsʁəmɔʁ
,
lala
fièvrefjɛvʁ
,
lala
déliredeliʁ
!
Zurga
doitdwa
touttu
savoirsavwaʁ
,
j'aurais
touttu
luilɥi
dirediʁ
!
Parjurepaʁʒyʁ
à
monmɔ̃
sermentsɛʁmɑ̃
,
j'ai
vouluvuly
lala
revoirʁəvwaʁ
!
J'ai
decouvert
sasa
tracetʁas
,
ete
j'ai
suivisɥivi
sesse
paspa
!
Ete
cachékaʃe
dansdɑ̃
lala
nuitnɥi
ete
soupirantsupiʁɑ̃
touttu
basba
,
J'écoutais
sesse
douxdu
chantsʃɑ̃
emportésɑ̃pɔʁte
dansdɑ̃
l'espace
.
ROMANCE
Jeʒə
croiskʁwa
entendreɑ̃tɑ̃dʁ
encoreɑ̃kɔʁ
,
Cachékaʃe
soussu
lesle
palmierspalmje
,
Sasa
voixvwa
tendretɑ̃dʁ
ete
sonoresɔnɔʁ
Commekɔm
unœ̃
chantʃɑ̃
de
ramierʁamje
!
O
nuitnɥi
enchanteresseɑ̃ʃɑ̃təʁɛs
!
Divindivɛ̃
ravissementʁavismɑ̃
!
O
souvenirsuvniʁ
charmantʃaʁmɑ̃
!
Follefɔl
ivresseivʁɛs
!
douxdu
rêveʁɛv
!
Auxo
clartésklaʁte
desde
étoilesetwal
,
Jeʒə
croiskʁwa
encoreɑ̃kɔʁ
lala
voirvwaʁ
,
Entr'ouvrir
sesse
longslɔ̃
voilesvwal
Auxo
ventsvɑ̃
tièdestjɛd
dudy
soirswaʁ
!
O
nuitnɥi
enchanteresseɑ̃ʃɑ̃təʁɛs
!
etc.
ROMANCE
Charmantʃaʁmɑ̃
souvenirsuvniʁ
!
Il s'entend sur une natte et s'endort.
Final
dans la coulisse
CHŒUR
Le
cielsjɛl
estɛst
bleublø
!
Lala
mermɛʁ
estɛst
immobileimɔbil
ete
claire
!
Le
cielsjɛl
estɛst
bleublø
!
Léïla, amenée par Nourabad, paraît sur le rocher qui domine la mer.
NOURABAD
Toitwa
,
resteʁɛst
la
,
deboutdəbu
sursyʁ
ce
rocʁɔk
solitairesɔlitɛʁ
!
Les fakirs s'accropissent aux pieds de Léïla, et s'allument un bûcher de branches et d'herbes sèches dont Nourabad attise la flamme, après avoir tracé du bout de sa baguette un cercle magique dans l'air.
NOURABAD
Auxo
lueurslɥœʁ
dudy
brasierbʁazje
enɑ̃
feu
,
Auxo
vapeursvapœʁ
de
l'encense
quiki
montemɔ̃t
jusqu'à
Dieudjø
,
Chanteʃɑ̃t
,
chanteʃɑ̃t
,
nousnu
t'écoutons
!
à demi endormi
NADIR
Adieuadjø
,
douxdu
rêveʁɛv
!
Adieuadjø
!
debout sur la roche
LÉÏLA
O
Dieudjø
Brahma
!
O
maîtremɛtʁ
souverainsuvʁɛ̃
dudy
mondemɔ̃d
!
dans la coulisse
CHŒUR
O
Dieudjø
Brahma
!
LÉÏLA
Blancheblɑ̃ʃ
Siva
!
Reineʁɛn
à
lala
chevelureʃəvlyʁ
blonde
!
CHŒUR
Blancheblɑ̃ʃ
Siva
!
LÉÏLA
Espritsɛspʁi
de
l'air
,
espritsɛspʁi
de
l'onde
.
.
.
se réveillant
NADIR
Cielsjɛl
!
.
.
.
LÉÏLA
.
.
.
Desde
rochersʁɔʃe
,
desde
préspʁe
,
desde
boisbwa
!
.
.
.
NADIR
.
.
.
Encoreɑ̃kɔʁ
cettesɛt
voixvwa
!
LÉÏLA
.
.
.
Écoutezekute
mama
voixvwa
!
CHŒUR
Espritsɛspʁi
de
l'air
,
Espritsɛspʁi
de
l'onde
,
Espritsɛspʁi
desde
boix
!
LÉÏLA
Dansdɑ̃
le
cielsjɛl
sanssɑ̃
voilevwal
,
Parsemé
d'étoiles
,
Auo
seinsɛ̃
de
lala
nuitnɥi
Trasparent
ete
purpyʁ
,
Commekɔm
dansdɑ̃
unœ̃
rêveʁɛv
,
Penchépɑ̃ʃe
sursyʁ
lala
grèvegʁɛv
,
Monmɔ̃
regardʁəgaʁ
,
ouiwi
,
monmɔ̃
regardʁəgaʁ
vousvu
suitsɥi
À
traverstʁavɛʁ
lala
nuitnɥi
!
Mama
voixvwa
vousvu
imploreɛ̃plɔʁ
,
Monmɔ̃
cœurkœʁ
vousvu
adoreadɔʁ
,
Monmɔ̃
chantʃɑ̃
légerleʒe
,
Commekɔm
unœ̃
oiseauwazo
semblesɑ̃bl
voltigervɔltiʒe
!
CHŒUR
Aha
!
chanteʃɑ̃t
,
chanteʃɑ̃t
encoreɑ̃kɔʁ
!
Ouiwi
,
que
tata
voixvwa
sonoresɔnɔʁ
,
Aha
!
que
tontɔ̃
chantʃɑ̃
légerleʒe
,
Loinlwɛ̃
de
nousnu
,
chasseʃas
touttu
dangerdɑ̃ʒe
!
LÉÏLA
Aha
!
Il s'est glissé jusqu'au pied du rocher.
NADIR
Léïla
!
Léïla
!
Léïla se penche vers lui et écarte son voile un instant.
NADIR
Ne
redouteʁədut
plusply
rienʁjɛ̃
!
Me
voicivwasi
!
Jeʒə
suissɥi
la
!
Prêtpʁɛ
à
donnerdɔne
mesme
joursʒuʁ
,
monmɔ̃
sangsɑ̃
pourpuʁ
te
défendredefɑ̃dʁ
!
CHŒUR
Aha
!
chanteʃɑ̃t
,
chanteʃɑ̃t
,
encoreɑ̃kɔʁ
!
etc.
LÉÏLA
Pourpuʁ
toitwa
,
pourpuʁ
toitwa
que
j'adore
,
Aha
!
jeʒə
chanteʃɑ̃t
encoreɑ̃kɔʁ
!
Jeʒə
chanteʃɑ̃t
pourpuʁ
toitwa
que
j'adore
!
Ilil
estɛst
la
!
Ilil
m'écoute
!
Aha
!
NADIR
Aha
!
Chanteʃɑ̃t
,
chanteʃɑ̃t
encoreɑ̃kɔʁ
!
O
toitwa
que
j'adore
,
Ne
crainskʁɛ̃
nulnyl
dnager
!
Jeʒə
viensvjɛ̃
pourpuʁ
te
protégerpʁɔteʒe
!
Ne
crainskʁɛ̃
rienʁjɛ̃
,
jeʒə
suissɥi
la
!
Léïla
,
ne
crainskʁɛ̃
rienʁjɛ̃
!
Léïla
,
jeʒə
suissɥi
la
!
ACTE II
Les ruines d'un temple indien; au fond, une terrasse élevée dominant la mer. Le ciel est étoilé.
NADIR
Entracteɑ̃tʁakt
,
choeur
ete
scènesɛn
dans la coulisse
CHŒUR
L'ombre
descenddesɑ̃
desde
cieux
;
Lala
nuitnɥi
ouvreuvʁ
sesse
voilesvwal
,
Ete
lesle
blanchesblɑ̃ʃ
étoilesetwal
Se
baignentbeɲ
dansdɑ̃
l'azur
Desde
flotsflo
silencieuxsilɑ̃sjø
!
il s'avance vers Léïla
NOURABAD
Lesle
barquesbaʁk
ontɔ̃
gagnégaɲe
lala
grèvegʁɛv
;
Pourpuʁ
cettesɛt
nuitnɥi
,
Léïla
,
notrenɔtʁ
tâchetaʃ
s'achève
.
Iciisi
tuty
peux
dormirdɔʁmiʁ
.
LÉÏLA
Allez-vous
doncdɔ̃k
,
hélasʼelas
!
me
laisserlɛse
seulesœl
?
NOURABAD
Ouiwi
;
mesme
ne
trembletʁɑ̃bl
paspa
,
Soisswa
sanssɑ̃
craintekʁɛ̃t
.
Parpaʁ
la
desde
rocsʁɔk
inaccessiblesinaksesibl
Défendusdefɑ̃dy
parpaʁ
lesle
flotsflo
grondants
;
De
ce
côtékote
,
le
campkɑ̃
;
ete
la
,
gardiensgaʁdjɛ̃
terriblestɛʁibl
,
Le
fusilfyzi
sursyʁ
l'épaule
ete
le
poignardpwaɲaʁ
auxo
dentsdɑ̃
,
Nosno
amisami
veillerontvɛjəʁɔ̃
!
LÉÏLA
Que
Brahma
me
protége
!
NOURABAD
Sisi
tontɔ̃
cœurkœʁ
resteʁɛst
purpyʁ
,
Sisi
tuty
tienstjɛ̃
tontɔ̃
sermentsɛʁmɑ̃
,
Dorsdɔʁ
enɑ̃
paix
soussu
mama
gardegaʁd
Ete
ne
crainskʁɛ̃
aucunokœ̃
piègepjɛʒ
!
LÉÏLA
Enɑ̃
facefas
de
lala
mortmɔʁ
,
J'ai
susy
resterʁɛste
fidèlefidɛl
a
sermentsɛʁmɑ̃
Qu'une
foisfwa
j'avais
fait
.
NOURABAD
Toitwa
?
Commentkɔmɑ̃
?
LÉÏLA
J'étais
encoreɑ̃kɔʁ
enfantɑ̃fɑ̃
unœ̃
soirswaʁ
,
jeʒə
me
rappelleʁapɛl
,
Unœ̃
hommeɔm
,
unœ̃
fugitiffyʒitif
,
implorantɛ̃plɔʁɑ̃
monmɔ̃
secourssəkuʁ
,
Vintvɛ̃
chercherʃɛʁʃe
unœ̃
refugeʁəfyʒ
enɑ̃
notrenɔtʁ
humbleœ̃bl
chaumièreʃomjɛʁ
;
Ete
jeʒə
promispʁɔmi
,
le
cœurkœʁ
émuemy
parpaʁ
sasa
prièrepʁijɛʁ
,
De
le
cacherkaʃe
à
toustu
de
protégerpʁɔteʒe
sesse
joursʒuʁ
.
Bientôtbjɛ̃to
uneyn
hordeʼɔʁd
farouchefaʁuʃ
accourtakuʁ
,
Lala
menacemənas
à
lala
bouchebuʃ
,
Onɔ̃
m'entoure
!
Unœ̃
poignardpwaɲaʁ
sursyʁ
monmɔ̃
frontfʁɔ̃
estɛst
levéləve
,
Jeʒə
me
tais
,
le
nuitnɥi
vientvjɛ̃
,
ilil
fuitfɥi
,
ilil
estɛst
sauvésove
!
Mais
,
avantavɑ̃
de
gagnergaɲe
lala
savanesavan
lointainelwɛ̃tɛn
:
"
O
courageusekuʁaʒøz
enfantɑ̃fɑ̃
,"
dit-il
,
"
vava
prendspʁɑ̃
cettesɛt
chaîneʃɛn
Ete
garde-la
toujourstuʒuʁ
enɑ̃
souvenirsuvniʁ
de
moimwa
!"
Moimwa
,
moimwa
,
jeʒə
me
souviendraisuvjɛ̃dʁɛ
!
J'avais
sauvésove
sasa
vievi
ete
tenutəny
mama
promessepʁɔmɛs
!
NOURABAD
C'est
bienbjɛ̃
!
Songes-y
,
toustu
nosno
mauxmo
Zurga
peut
te
demanderdəmɑ̃de
comptekɔ̃t
Songes-y
,
songesɔ̃ʒ
à
Dieudjø
!
Il sort avec les fakirs.
dans la coulisse
CHŒUR
L'ombre
descenddesɑ̃
desde
cieux
,
etc.
LÉÏLA
Me
voilàvwala
seulesœl
dansdɑ̃
lala
nuitnɥi
,
Seulesœl
enɑ̃
ce
lieuljø
désertdezɛʁ
u
regne
le
silencesilɑ̃s
!
Elle regarde autour d'elle avec crainte.
LÉÏLA
Jeʒə
frissonnefʁisɔn
,
j'ai
peurpœʁ
!
ete
le
sommeilsɔmɛj
me
fuitfɥi
!
regardant du côté de la terrasse
LÉÏLA
Mais
ilil
estɛst
la
!
Monmɔ̃
cœurkœʁ
devinedəvin
sasa
présencepʁezɑ̃s
!
Commekɔm
autrefoisotʁəfwa
dansdɑ̃
lala
nuitnɥi
sombresɔ̃bʁ
,
Cachékaʃe
soussu
le
feuillagefœjaʒ
épaisepɛ
,
Ilil
veillevɛj
prèspʁɛ
de
moimwa
dansdɑ̃
l'ombre
,
Jeʒə
puispɥi
dormirdɔʁmiʁ
,
rêverʁɛve
enɑ̃
paix
!
Ilil
veillevɛj
prèspʁɛ
de
moimwa
,
Commekɔm
autrefoisotʁəfwa
,
commekɔm
autrefoisotʁəfwa
C'est
luilɥi
!
mesme
yeux
l'ont
reconnuʁəkɔny
!
C'est
luilɥi
!
monmɔ̃
âmeam
estɛst
rassuréeʁasyʁe
!
O
bonheurbɔnœʁ
!
Ilil
estɛst
venuvəny
,
Ilil
estɛst
la
prèspʁɛ
de
moimwa
,
aha
!
Commekɔm
autrefoisotʁəfwa
dansdɑ̃
lala
nuitnɥi
sombresɔ̃bʁ
,
etc.
Le son d'une guzla se fait entendre.
Chanson
dans le coulisse, de très loin
NADIR
De
monmɔ̃
amieami
,
Fleurflœʁ
endormieɑ̃dɔʁmi
Auo
fondfɔ̃
dudy
laclak
silencieuxsilɑ̃sjø
,
J'ai
vuvy
dansdɑ̃
l'onde
Claire
ete
profondepʁɔfɔ̃d
Ete
inceler
le
frontfʁɔ̃
joyeuxʒwajø
Ete
lesle
douxdu
yeux
!
La voix se rapproche.
NADIR
Mama
bien-aiméebjɛ̃neme
estɛst
enferméeɑ̃fɛʁme
.
.
.
LÉÏLA
Dieudjø
!
NADIR
.
.
.
Dansdɑ̃
unœ̃
palaispalɛ
d'or
ete
d'azur
;
.
.
.
LÉÏLA
Lala
voixvwa
se
rapprocheʁapʁɔʃ
!
NADIR
.
.
Jeʒə
l'entends
rireʁiʁ
,
Ete
jeʒə
voisvwa
luirelɥiʁ
.
.
.
LÉÏLA
Unœ̃
douxdu
charmeʃaʁm
m'attire
!
NADIR
.
.
.
Sursyʁ
le
cristalkʁistal
dudy
gouffregufʁ
obscurɔpskyʁ
.
.
.
LÉÏLA
Cielsjɛl
!
NADIR
.
.
.
Sonsɔ̃
regardʁəgaʁ
purpyʁ
!
LÉÏLA
Aha
!
c'est
luilɥi
!
Nadir paraît sur la terrasse; il descend parmi les ruines.
NADIR
Léïla
!
Léïla
!
LÉÏLA
Dieudjø
puissantpɥisɑ̃
,
le
voilàvwala
!
NADIR
Prèspʁɛ
d'elle
,
me
voilàvwala
!
LÉÏLA
Parpaʁ
cetsɛt
étroitetʁwa
sentiersɑ̃tje
Quiki
bordebɔʁd
unœ̃
sombresɔ̃bʁ
abîmeabim
,
Commentkɔmɑ̃
es-tu
venuvəny
?
NADIR
Unœ̃
Dieudjø
guidaitgidɛ
mesme
paspa
,
Unœ̃
tendretɑ̃dʁ
espoirɛspwaʁ
m'anime
!
Rienʁjɛ̃
,
nonnɔ̃
rienʁjɛ̃
ne
m'a
retenuʁətəny
!
LÉÏLA
Que
viens-tu
fairefɛʁ
iciisi
?
Fuisfɥi
,
lala
mortmɔʁ
te
menacemənas
!
NADIR
Apaiseapɛz
tontɔ̃
effroiefʁwa
,
pardonnepaʁdɔn
!
LÉÏLA
J'ai
juréʒyʁe
!
Jeʒə
ne
doisdwa
paspa
te
voirvwaʁ
!
NADIR
Aha
!
fais-moi
grâcegʁas
.
LÉÏLA
Le
mortmɔʁ
estɛst
sursyʁ
teste
paspa
!
NADIR
Ne
me
repousseʁəpus
paspa
!
LÉÏLA
Aha
!
va-t'en
!
NADIR
Aha
!
le
jourʒuʁ
estɛst
loinlwɛ̃
encoreɑ̃kɔʁ
Nulnyl
ne
peut
nousnu
surprendresyʁpʁɑ̃dʁ
,
Aha
!
Léïla
,
sourissuʁi
à
monmɔ̃
espoirɛspwaʁ
!
LÉÏLA
Nonnɔ̃
,
séparons-nous
!
NADIR
Aha
!
pourquoipuʁkwa
repousserʁəpuse
.
.
.
LÉÏLA
Ilil
enɑ̃
estɛst
tempstɑ̃
encoreɑ̃kɔʁ
.
.
.
NADIR
.
.
.
Unœ̃
amiami
quiki
t'implore
!
LÉÏLA
.
.
.
Aha
!
va-t'en
!
NADIR
Léïla
!
Léïla
!
LÉÏLA
Aha
!
lala
mortmɔʁ
estɛst
sursyʁ
teste
paspa
.
Aha
!
parpaʁ
pitiépitje
,
éloigne-toi
!
NADIR
Hélasʼelas
!
Tontɔ̃
cœurkœʁ
n'a
paspa
compriskɔ̃pʁi
le
mienmjɛ̃
!
Auo
seinsɛ̃
de
lala
nuitnɥi
parfuméepaʁfyme
,
Quandkɑ̃
j'écoutais
l'âme
charméeʃaʁme
,
Lesle
accentsaksɑ̃
de
tata
voixvwa
aiméeɛme
,
Tontɔ̃
cœurkœʁ
n'a
paspa
compriskɔ̃pʁi
le
mienmjɛ̃
!
LÉÏLA
Ainsiɛ̃si
que
toitwa
jeʒə
me
souvienssuvjɛ̃
!
Auo
seinsɛ̃
de
lala
nuitnɥi
parfuméepaʁfyme
,
Monmɔ̃
âmeam
alorsalɔʁ
librelibʁ
ete
charméeʃaʁme
,
À
l'amour
n'était
paspa
ferméefɛʁme
!
Ainsiɛ̃si
que
toitwa
jeʒə
me
souvienssuvjɛ̃
!
NADIR
J'avais
promispʁɔmi
d'éviter
tata
présencepʁezɑ̃s
,
Ete
de
me
tairetɛʁ
à
touttu
jamaisʒamɛ
;
Mais
de
l'amour
,
hélasʼelas
!
ô
fatalefatal
puissancepɥisɑ̃s
!
Pouvais-je
fuirfɥiʁ
lesle
beauxbo
yeux
que
j'aimais
?
LÉÏLA
Malgrémalgʁe
lala
nuitnɥi
,
malgrémalgʁe
tontɔ̃
longlɔ̃
silencesilɑ̃s
,
Monmɔ̃
cœurkœʁ
charméʃaʁme
avaitavɛ
luly
dansdɑ̃
tontɔ̃
cœurkœʁ
!
Jeʒə
t'attendais
,
j'ésperais
tata
présencepʁezɑ̃s
!
Tata
doucedus
voixvwa
m'apportait
le
bonheurbɔnœʁ
!
NADIR
Est-il
vraivʁɛ
?
que
dis-tu
?
Douxdu
aveuavø
,
ô
bonheurbɔnœʁ
!
Ouiwi
!
Tontɔ̃
cœurkœʁ
n'a
paspa
compriskɔ̃pʁi
le
mienmjɛ̃
!
Auo
seinsɛ̃
de
lala
nuitnɥi
parfuméepaʁfyme
,
etc
LÉÏLA
Aha
!
Ainsiɛ̃si
que
toitwa
jeʒə
me
souvienssuvjɛ̃
!
etc
ENSEMBLE
Ô
douxdu
momentmɔmɑ̃
!
Final
se degageant de ses bras
LÉÏLA
Aha
!
revenezʁəvəne
à
lala
raisonʁɛzɔ̃
!
Partezpaʁte
!
Partezpaʁte
vitevit
!
Jeʒə
trembletʁɑ̃bl
!
NADIR
Que
l'amour
chaqueʃak
soirswaʁ
Dansdɑ̃
l'ombre
nousnu
rassembleʁasɑ̃bl
!
LÉÏLA
Ouiwi
,
ouiwi
!
demaindəmɛ̃
jeʒə
t'attendrai
!
NADIR
Ouiwi
,
demaindəmɛ̃
jeʒə
te
rêverrai
!
Ils se séparent. Coup de feu. Léïla pousse en cri et tombe à genoux.
NOURABAD
Malheurmalœʁ
sursyʁ
euxø
!
malheurmalœʁ
sursyʁ
nousnu
!
Accourezakuʁe
!
venezvəne
toustu
!
Il se met à la poursuite de Nadir.
CHŒUR
Quellekɛl
voixvwa
nousnu
appelleapɛl
?
Quelkɛl
présagepʁezaʒ
de
mortmɔʁ
nousnu
attendatɑ̃
enɑ̃
ces
lieuxljø
?
L'orage éclate dans toute sa furie.
CHŒUR
O
nuitnɥi
d'épouvante
!
Lala
mermɛʁ
écumanteekymɑ̃t
Soulèvesulɛv
enɑ̃
grondantgʁɔ̃dɑ̃
Sesse
flotsflo
furieuxfyʁjø
!
SOPRANOS
Pâlepal
ete
frémissantefʁemisɑ̃t
,
Muettemɥɛt
ete
tremblantetʁɑ̃blɑ̃t
,
D'où
vientvjɛ̃
sasa
terreurtɛʁœʁ
?
D'où
vientvjɛ̃
sonsɔ̃
effroiefʁwa
?
Nuitnɥi
d'épouvante
Lala
mermɛʁ
écumanteekymɑ̃t
,
O
nuitnɥi
d'effroi
,
Nuitnɥi
d'épouvante
!
Nuitnɥi
d'horreur
,
Nuitnɥi
d'effroi
!
CONTRALTOSkɔ̃tʁalto
,
TÉNORStenɔʁ
ete
BASSESbas
O
nuitnɥi
d'horreur
,
Monmɔ̃
cœurkœʁ
d'effroi
palpitepalpit
!
O
nuitnɥi
d'horreur
,
Brahma
,
pitiépitje
,
pitiépitje
!
O
nuitnɥi
d'épouvante
,
Lala
mermɛʁ
écumanteekymɑ̃t
Soulèvesulɛv
enɑ̃
grondantgʁɔ̃dɑ̃
Sesse
flotsflo
furieuxfyʁjø
,
Ouiwi
,
nuitnɥi
d'horreur
,
Nuitnɥi
d'horreur
,
Nuitnɥi
d'effroi
!
Il reparaît suivi des fakirs armés de torches.
NOURABAD
Dansdɑ̃
cetsɛt
asileazil
sacrésakʁe
,
dansdɑ̃
ces
lieuxljø
redoutablesʁədutabl
,
Unœ̃
hommeɔm
,
unœ̃
étrangeretʁɑ̃ʒe
,
profitantpʁɔfitɑ̃
de
lala
nuitnɥi
,
À
paspa
furtifsfyʁtif
.
.
.
CHŒUR
Que
dit-il
?
NOURABAD
.
.
.
s'est
introduitɛ̃tʁɔdɥi
.
.
.
CHŒUR
Est-il
vraivʁɛ
?
montrant Nadir qu'on amène au fond
NOURABAD
.
.
.
Le
voicivwasi
!
Voicivwasi
lesle
deux
coupableskupabl
!
CHŒUR
Voicivwasi
lesle
deux
coupableskupabl
!
Aha
!
Nadirnadiʁ
!
O
trahisontʁaizɔ̃
!
Nadirnadiʁ
!
O
trahisontʁaizɔ̃
!
Ils menacent Nadir et Léïla de leurs poignards.
CHŒUR
Pourpuʁ
euxø
pointpwɛ̃
de
grâcegʁas
!
Nonnɔ̃
!
Nini
pitiépitje
!
Nini
mercimɛʁsi
!
Nonnɔ̃
!
Lala
mortmɔʁ
!
Lala
mortmɔʁ
!
Pourpuʁ
euxø
pointpwɛ̃
de
grâcegʁas
!
LÉÏLA
O
sombresɔ̃bʁ
menacemənas
!
NADIR
Leurlœʁ
demanderdəmɑ̃de
grâcegʁas
!
NOURABAD
Nini
pitiépitje
,
nini
grâcegʁas
!
CHŒUR
Pourpuʁ
euxø
pointpwɛ̃
de
grâcegʁas
!
LÉÏLA
O
funestefynɛst
sortsɔʁ
!
O
sombresɔ̃bʁ
manace
!
Hélasʼelas
,
funestefynɛst
sortsɔʁ
!
Touttu
monmɔ̃
sangsɑ̃
se
glaceglas
!
Pourpuʁ
nousnu
c'est
lala
mortmɔʁ
!
Hélasʼelas
!
Jeʒə
trembletʁɑ̃bl
!
O
cielsjɛl
!
Lala
mortmɔʁ
nousnu
menacemənas
!
Funestefynɛst
sortsɔʁ
!
O
sombresɔ̃bʁ
menacemənas
!
Brahma
,
protége-nous
!
Jeʒə
meursmœʁ
d'effroi
!
NADIR
Nonnɔ̃
,
plutôtplyto
lala
mortmɔʁ
!
Leurlœʁ
demanderdəmɑ̃de
grâcegʁas
?
Leurlœʁ
follefɔl
menacemənas
Fait
monmɔ̃
brasbʁa
plusply
fortfɔʁ
!
Ne
crainskʁɛ̃
rienʁjɛ̃
,
Monmɔ̃
brasbʁa
te
protége
!
Jeʒə
sauraisoʁɛ
braverbʁave
leurslœʁ
coupsku
!
Venezvəne
,
jeʒə
vousvu
bravebʁav
,
Ouiwi
,
jeʒə
bravebʁav
lesle
cieux
!
Jeʒə
risʁi
de
leurlœʁ
courrouxkuʁu
!
Jeʒə
braveraibʁavəʁɛ
votrevɔtʁ
fureurfyʁœʁ
!
Venezvəne
,
jeʒə
vousvu
attendsatɑ̃
!
CHŒUR
Pourpuʁ
toustu
deux
lala
mortmɔʁ
!
Malgrémalgʁe
sasa
menacemənas
!
Qu'ils
aientɛ
le
mêmemɛm
sortsɔʁ
!
Espritsɛspʁi
desde
ténèbrestenɛbʁ
,
Prêtspʁɛ
à
nousnu
punirpyniʁ
,
Vosvo
gouffresgufʁ
funèbresfynɛbʁ
Pourpuʁ
euxø
vontvɔ̃
s'ouvrir
!
Nini
pitiépitje
,
nini
mercimɛʁsi
!
Pourpuʁ
euxø
lala
mortmɔʁ
!
Ouiwi
,
punissonspynisɔ̃
leurslœʁ
forfaitsfɔʁfɛ
!
On va pour les frapper, Nadir se jette devant Léïla pour la protéger.
ZURGA
Arrêtezaʁete
!
arrêtezaʁete
!
C'est
à
moimwa
d'ordonner
de
leurlœʁ
sortsɔʁ
.
CHŒUR
Lala
mortmɔʁ
!
pourpuʁ
euxø
lala
mortmɔʁ
!
ZURGA
Vousvu
m'avez
donnédɔne
lala
puissancepɥisɑ̃s
,
Vousvu
me
devezdəve
obéissanceɔbeisɑ̃s
.
Comapgnons
,
j'ai
votrevɔtʁ
sermentsɛʁmɑ̃
,
Obéissezɔbeise
,
jeʒə
le
veux
!
CHŒUR
Qu'ils
partentpaʁt
doncdɔ̃k
!
Nousnu
faisonsfɛzɔ̃
grâcegʁas
auo
traîtretʁɛtʁ
!
Zurga
le
veut
,
Zurga
commandekɔmɑ̃d
enɑ̃
maîtremɛtʁ
!
ZURGA
Partezpaʁte
,
partezpaʁte
!
arrachant le voile de Léïla
NOURABAD
Avantavɑ̃
de
fuirfɥiʁ
à
toustu
fais
toitwa
connaîtrekɔnɛtʁ
!
reconnaissant Léïla
ZURGA
Aha
!
qu'ai-je
vuvy
?
C'était
elleɛl
!
o
fureurfyʁœʁ
!
Vengez-vous
!
vengez-moi
!
Malheurmalœʁ
!
malheurmalœʁ
sursyʁ
euxø
!
CHŒUR
Pourpuʁ
euxø
pointpwɛ̃
de
grâcegʁas
!
LÉÏLA
O
sombresɔ̃bʁ
manace
!
O
funestefynɛst
sortsɔʁ
!
Brahma
,
protége-nous
!
Jeʒə
meursmœʁ
d'effroi
!
NADIR
Leurlœʁ
demanderdəmɑ̃de
grâcegʁas
?
Nonnɔ̃
,
plutôtplyto
lala
mortmɔʁ
!
Ouiwi
,
jeʒə
braveraibʁavəʁɛ
lesle
cieux
!
Jeʒə
risʁi
de
leurlœʁ
courrouxkuʁu
!
Jeʒə
braveraibʁavəʁɛ
votrevɔtʁ
courrouxkuʁu
!
ZURGA
Nini
pitiépitje
,
nini
grâcegʁas
,
Pourpuʁ
toustu
deux
lala
mortmɔʁ
!
Pointpwɛ̃
de
pitiépitje
,
qu'ils
meurentmœʁ
!
Qu'ils
tombenttɔ̃b
soussu
nosno
coupsku
!
Pourpuʁ
euxø
lala
mortmɔʁ
!
CHŒUR
Pourpuʁ
euxø
pointpwɛ̃
de
grâcegʁas
!
Pointpwɛ̃
de
pitiépitje
,
pourpuʁ
euxø
lala
mortmɔʁ
!
Ouiwi
,
punissonspynisɔ̃
leurlœʁ
forfaitfɔʁfɛ
!
Pourpuʁ
euxø
lala
mortmɔʁ
!
L'orage éclate avec fracas.
NOURABAD
Aha
!
lala
foudrefudʁ
enɑ̃
éclatsekla
Vava
tombertɔ̃be
sursyʁ
nosno
frontsfʁɔ̃
!
Brahma
!
CHŒUR
Brahma
!
divindivɛ̃
Brahma
!
Que
tata
mainmɛ̃
nousnu
protége
!
Nousnu
juronsʒyʁɔ̃
de
punirpyniʁ
leurlœʁ
amouramuʁ
sacrilége
!
O
dieudjø
Brahma
,
nousnu
sommessɔm
toustu
à
teste
genouxʒənu
!
Brahma
!
divindivɛ̃
Brahma
!
Que
tata
mainmɛ̃
nousnu
protége
!
Sur un geste impérieux de Zurga, on entraîne Nadir; Léïla est emmenée par les prêtres.
ACTE III
PREMIER TABLEAU
Une tente indienne fermée par une draperie. Une lampe brûle sur une petite table en jonc.
CHŒUR
Entracteɑ̃tʁakt
,
récitʁesi
ete
airɛʁ
il paraît sur le seuil de la tente
ZURGA
L'orage
s'est
calmékalme
.
Déjàdeʒa
lesle
ventsvɑ̃
se
taisent
!
Commekɔm
euxø
lesle
colèreskɔlɛʁ
s'apaisent
!
Il laisse tomber la draperie.
ZURGA
Moimwa
seulsœl
j'appelle
enɑ̃
vainvɛ̃
le
calmekalm
ete
le
sommeilsɔmɛj
.
Lala
fièvrefjɛvʁ
me
dévoredevɔʁ
ete
monmɔ̃
âmeam
opressée
N'a
plusply
qu'une
penséepɑ̃se
:
Nadirnadiʁ
doitdwa
expirerɛkspiʁe
auo
leverləve
dudy
soleilsɔlɛj
!
Il tombe accablé sur les coussins.
ZURGA
O
Nadirnadiʁ
,
tendretɑ̃dʁ
amiami
de
monmɔ̃
jeuneʒœn
âge
!
O
Nadirnadiʁ
,
lorsqu'à
lala
mortmɔʁ
jeʒə
t'ai
livrélivʁe
!
O
Nadirnadiʁ
,
hélasʼelas
,
parpaʁ
quellekɛl
aveugleavœgl
ete
follefɔl
rageʁaʒ
Monmɔ̃
cœurkœʁ
était-il
déchirédeʃiʁe
!
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
,
c'est
impossibleɛ̃pɔsibl
!
J'ai
fait
unœ̃
songesɔ̃ʒ
horribleɔʁibl
!
Nonnɔ̃
,
tuty
n'as
pupy
trahirtʁaiʁ
tata
foifwa
!
Ete
le
coupablekupabl
,
hélasʼelas
!
c'est
moimwa
!
O
remordsʁəmɔʁ
!
o
regretsʁəgʁɛ
!
Aha
!
qu'ai-je
fait
?
O
Nadirnadiʁ
,
tendretɑ̃dʁ
amiami
de
monmɔ̃
jeuneʒœn
âge
!
O
Léïla
,
radieuseʁadjøz
beautébote
!
Pardonnezpaʁdɔne
à
l'aveugle
rageʁaʒ
!
De
grâcegʁas
pardonnezpaʁdɔne
auxo
transportstʁɑ̃spɔʁ
d'un
cœurkœʁ
irritéiʁite
!
Malgrémalgʁe
moimwa
,
le
remordsʁəmɔʁ
m'oppresse
!
Nadirnadiʁ
,
Léïla
,
hélasʼelas
!
J'ai
honteʼɔ̃t
de
mama
cruautékʁyote
!
Aha
!
pardonnezpaʁdɔne
auxo
transportstʁɑ̃spɔʁ
d'un
cœurkœʁ
irritéiʁite
!
Il tombe accablé. Léïla paraît. Deux pêcheurs la tiennent et la menacent de leurs poignards.
ZURGA
Qu'ai-je
vuvy
?
Scène
ZURGA
O
cielsjɛl
!
quelkɛl
troubletʁubl
!
Touttu
monmɔ̃
amouramuʁ
se
réveilleʁevɛj
à
sasa
vuevy
!
Prèspʁɛ
de
moimwa
,
quiki
t'amène
?
LÉÏLA
J'ai
vouluvuly
te
parlerpaʁle
à
toitwa
seulsœl
.
aux pêcheurs
ZURGA
C'est
bienbjɛ̃
!
vousvu
sortezsɔʁte
!
à part
LÉÏLA
Jeʒə
frémisfʁemi
,
jeʒə
chancelleʃɑ̃sɛl
!
De
sonsɔ̃
âmeam
cruellekʁyɛl
Hélasʼelas
!
que
vais-je
obtenirɔptəniʁ
?
Soussu
sonsɔ̃
regardʁəgaʁ
,
l'effroi
vientvjɛ̃
me
saisirseziʁ
.
De
sonsɔ̃
âmeam
cruellekʁyɛl
que
vais-je
obtenirɔptəniʁ
?
ZURGA
Jeʒə
frémisfʁemi
devantdəvɑ̃
elleɛl
!
Léïla
quiki
estɛst
bellebɛl
!
Ouiwi
,
plusply
bellebɛl
encor
,
auo
momentmɔmɑ̃
de
mourirmuʁiʁ
,
Ouiwi
,
c'est
Dieudjø
quiki
lala
conduitkɔ̃dɥi
iciisi
Pourpuʁ
me
punirpyniʁ
!
Ne
trembletʁɑ̃bl
paspa
,
approcheapʁɔʃ
,
jeʒə
t'écoute
!
elle se jette aux pieds de Zurga
LÉÏLA
Zurga
,
jeʒə
viensvjɛ̃
demanderdəmɑ̃de
grâcegʁas
.
Parpaʁ
Brahma
,
parpaʁ
le
cielsjɛl
,
parpaʁ
teste
mainsmɛ̃
que
j'embrasse
,
Épargneepaʁɲ
unœ̃
innocentinɔsɑ̃
ete
ne
frappefʁap
que
moimwa
!
Pourpuʁ
moimwa
jeʒə
ne
crainskʁɛ̃
rienʁjɛ̃
,
Zurga
,
Mais
jeʒə
trembletʁɑ̃bl
pourpuʁ
luilɥi
!
Aha
!
soisswa
sensiblesɑ̃sibl
à
mama
plainteplɛ̃t
Ete
deviensdəvjɛ̃
notrenɔtʁ
appuiapɥi
.
Ilil
me
donnedɔn
sonsɔ̃
âmeam
!
Ilil
estɛst
touttu
monmɔ̃
amouramuʁ
!
ZURGA
Touttu
sonsɔ̃
amouramuʁ
!
LÉÏLA
Ardente
flammeflam
,
hélasʼelas
!
Voicivwasi
sonsɔ̃
dernierdɛʁnje
jourʒuʁ
!
ZURGA
Sonsɔ̃
dernierdɛʁnje
jourʒuʁ
!
LÉÏLA
Aha
!
pitiépitje
Zurga
,
aha
,
pitiépitje
!
Parpaʁ
mama
voixvwa
quiki
suppliesypli
,
Aha
,
laisse-toi
fléchirfleʃiʁ
!
Accorde-moi
sasa
vievi
,
Zurga
jeʒə
t'en
conjurekɔ̃ʒyʁ
,
Accorde-moi
sasa
vievi
,
Pourpuʁ
m'aider
à
mourirmuʁiʁ
!
ZURGA
Qu'entends-je
?
LÉÏLA
Aha
,
laisse-toi
fléchirfleʃiʁ
!
Accorde-moi
sasa
vievi
,
Pourpuʁ
m'aider
à
mourirmuʁiʁ
!
ZURGA
Pourpuʁ
t'aider
à
mourirmuʁiʁ
!
Aha
!
Nadirnadiʁ
!
j'aurais
pupy
luilɥi
pardonnerpaʁdɔne
peut-êtrepøtɛtʁ
Ete
le
sauversove
,
carkaʁ
nousnu
étionsetjɔ̃
amisami
!
Mais
tuty
l'aimes
!
LÉÏLA
Grandgʁɑ̃
Dieudjø
!
ZURGA
Tuty
l'aimes
!
LÉÏLA
Jeʒə
frémisfʁemi
!
ZURGA
Tuty
l'aimes
!
Ce
motmo
seulsœl
a
raniméʁanime
mama
haineʼɛn
ete
mama
fureurfyʁœʁ
!
LÉÏLA
Dieudjø
!
ZURGA
Enɑ̃
croyantkʁwajɑ̃
le
sauversove
,
Tuty
le
perdspɛʁ
pourpuʁ
jamaisʒamɛ
!
LÉÏLA
Parpaʁ
grâcegʁas
,
parpaʁ
pitiépitje
!
ZURGA
Plusply
de
prièrepʁijɛʁ
vainevɛn
!
LÉÏLA
Parpaʁ
grâcegʁas
,
parpaʁ
pitiépitje
!
ZURGA
Jeʒə
suissɥi
jalouxʒalu
!
LÉÏLA
Jalouxʒalu
?
ZURGA
Commekɔm
luilɥi
,
Léïla
,
jeʒə
t'aimais
!
LÉÏLA
Aha
!
de
monmɔ̃
amouramuʁ
pourpuʁ
luilɥi
Tuty
m'oses
fairefɛʁ
unœ̃
crimekʁim
?
ZURGA
Sonsɔ̃
crimekʁim
estɛst
d'être
aiméɛme
Quandkɑ̃
jeʒə
ne
le
suissɥi
paspa
!
LÉÏLA
Aha
!
dudy
moinsmwɛ̃
dansdɑ̃
sonsɔ̃
sangsɑ̃
Ne
plongeplɔ̃ʒ
paspa
teste
brasbʁa
!
ZURGA
Enɑ̃
voulantvulɑ̃
le
sauversove
,
Tuty
le
perdspɛʁ
à
jamaisʒamɛ
!
LÉÏLA
Aha
!
que
de
tata
fureurfyʁœʁ
,
Seulesœl
jeʒə
soisswa
victimeviktim
!
ZURGA
Tuty
l'aimes
!
ilil
doitdwa
périrpeʁiʁ
!
LÉÏLA
Parpaʁ
pitiépitje
!
parpaʁ
le
cielsjɛl
!
Ehe
bienbjɛ̃
!
vava
,
venge-toi
doncdɔ̃k
,
cruelkʁyɛl
!
Vava
,
cruelkʁyɛl
,
vava
!
Vava
,
prendspʁɑ̃
aussiosi
mama
vievi
;
Mais
,
tata
rageʁaʒ
assovie
,
Le
remordsʁəmɔʁ
,
l'infamie
,
Te
poursuivrontpuʁsɥivʁɔ̃
toujourstuʒuʁ
!
Que
l'arrêt
s'accomplissent
,
Ete
qu'un
mêmemɛm
supplicesyplis
Dansdɑ̃
lesle
cieux
réunisseʁeynis
À
jamaisʒamɛ
tendretɑ̃dʁ
amouramuʁ
.
Vava
,
prendspʁɑ̃
mama
vievi
,
Jeʒə
te
défiedefi
,
Ouiwi
,
l'infamie
te
poursuivrapuʁsɥivʁa
toujourstuʒuʁ
.
Vava
barbarebaʁbaʁ
,
vava
cruelkʁyɛl
,
Lesle
remordsʁəmɔʁ
te
poursuivrontpuʁsɥivʁɔ̃
toujourstuʒuʁ
!
Aha
barbarebaʁbaʁ
!
Aha
cruelkʁyɛl
!
ZURGA
O
rageʁaʒ
!
o
fureurfyʁœʁ
!
O
tourmenttuʁmɑ̃
affreuxafʁø
!
O
jalousieʒaluzi
!
Trembletʁɑ̃bl
!
Aha
!
crainskʁɛ̃
mama
fureurfyʁœʁ
!
Ouiwi
,
crainskʁɛ̃
mama
vengeancevɑ̃ʒɑ̃s
!
Que
l'arrêt
s'accomplisse
!
Pointpwɛ̃
de
grâcegʁas
,
proint
de
pitiépitje
!
Tuty
vasva
périrpeʁiʁ
avecavɛk
luilɥi
!
Pourpuʁ
toustu
deux
,
ouiwi
,
lala
mortmɔʁ
!
LÉÏLA
Zurga
,
jeʒə
te
maudis
,
Jeʒə
te
haisʼai
ete
jeʒə
l'aime
à
jamaisʒamɛ
!
ZURGA
O
fureurfyʁœʁ
,
o
fureurfyʁœʁ
!
Scène
Nourabad reparaît au fond, suivi de quelques pêcheurs. Cris de joie dans l'éloignement.
NOURABAD
Entendsɑ̃tɑ̃
auo
loinlwɛ̃
ce
bruitbʁɥi
de
fêtefɛt
!
L'heure
estɛst
venuevəny
!
LÉÏLA
Ete
lala
victimeviktim
estɛst
prêtepʁɛt
!
ZURGA
Allezale
!
LÉÏLA
Pourpuʁ
moimwa
s'ouvre
le
cielsjɛl
!
à un jeune pêcheur
LÉÏLA
Amiami
,
prendspʁɑ̃
ce
collierkɔlje
,
Ete
quandkɑ̃
jeʒə
seraisəʁɛ
mortemɔʁt
,
Qu'à
mama
mèremɛʁ
onɔ̃
le
portepɔʁt
!
Vava
,
jeʒə
prieraipʁijəʁɛ
Dieudjø
pourpuʁ
toitwa
!
Zurga s'empare du collier.
ZURGA
Ce
collierkɔlje
.
.
.
Cellesɛl
quiki
m'a
sauversove
!
Jeʒə
feraifɛʁɛ
monmɔ̃
devoirdəvwaʁ
!
Nourabad et les pêcheurs entraînent Léïla. Zurga les suit.
DEUXIÈME TABLEAU
Un site sauvage avec au milieu un bûcher. Des feux éclairent la scène d'une façon sinistre. À droite, un trépied supportant un brûle-parfums.
Il fait encore nuit. Nadir est assis, gardé par deux pêcheurs. Le vin de palmiers circule dans les coupes. Danses et chants.
Choeur dansé
CHŒUR
Dès
que
le
soleilsɔlɛj
,
Dansdɑ̃
le
cielsjɛl
vermeilvɛʁmɛj
,
Verseravɛʁsəʁa
sasa
flammeflam
,
Nosno
brasbʁa
frapperontfʁapəʁɔ̃
Ete
se
plongerontplɔ̃ʒəʁɔ̃
Dansdɑ̃
leurlœʁ
sangsɑ̃
infâmeɛ̃fam
!
Ardente
liqueurlikœʁ
Versevɛʁs
enɑ̃
notrenɔtʁ
cœurkœʁ
Uneyn
saintesɛ̃t
extaseɛkstaz
!
Qu'un
sombresɔ̃bʁ
transporttʁɑ̃spɔʁ
,
Présagepʁezaʒ
de
mortmɔʁ
,
Soudainsudɛ̃
lesle
embrasseɑ̃bʁas
.
Brahma
!
Brahma
!
Léïla paraît conduite par Nourabad, et précédée du grand-prêtre; ses yeux recontrent le regard de Nadir fixé sur elle.
Scène et Duo
Leïla est amenée par Nourabad et les fakirs.
NOURABAD
Sombressɔ̃bʁ
divinitésdivinite
,
Zurga
lala
livrelivʁ
à
vosvo
brasbʁa
irritésiʁite
!
CHŒUR
Sombressɔ̃bʁ
divinitésdivinite
,
Zurga
lala
livrelivʁ
à
vosvo
brasbʁa
irritésiʁite
!
NADIR
Aha
!
Leïla
!
se précipitant dans les bras de Nadir
LÉÏLA
Nadirnadiʁ
,
jeʒə
viensvjɛ̃
mourirmuʁiʁ
à
teste
côtéskote
!
NADIR
Viensvjɛ̃
!
ENSEMBLE
Aha
!
Jeʒə
vais
mourirmuʁiʁ
heureuxœʁø
(
se
)
à
teste
côtéskote
!
O
lumièrelymjɛʁ
saintesɛ̃t
,
O
divinedivin
étreinteetʁɛ̃t
,
O
lumièrelymjɛʁ
saintesɛ̃t
,
Monmɔ̃
coeur
sanssɑ̃
craintekʁɛ̃t
Bravebʁav
leurlœʁ
colèrekɔlɛʁ
Ete
ritʁi
dudy
trépastʁepa
.
Unœ̃
Dieudjø
nousnu
délivredelivʁ
Ete
nousnu
fait
revivreʁəvivʁ
.
Ouiwi
,
jeʒə
veux
te
suivresɥivʁ
,
J'attends
sanssɑ̃
pâlirpaliʁ
Lala
mortmɔʁ
dansdɑ̃
teste
paspa
!
NOURABAD
ete
lesle
HOMMESɔm
Voyezvwaje
,
ilsil
blasphèment
!
NADIR
Dansdɑ̃
l'espace
immenseimɑ̃s
Brillebʁij
unœ̃
jourʒuʁ
plusply
purpyʁ
.
Notrenɔtʁ
âmeam
s'élance
Auo
seinsɛ̃
de
l'azur
.
LÉÏLA
Unœ̃
palaispalɛ
splendidesplɑ̃did
S'entr'ouvre
à
nosno
yeux
,
Notrenɔtʁ
essoresɔʁ
rapideʁapid
Nousnu
emporteɑ̃pɔʁt
versvɛʁ
lesle
cieux
.
CHŒUR
L'ombre
nousnu
couvrekuvʁ
encor
,
Le
jourʒuʁ
ne
paraitpaʁɛ
paspa
!
NADIRnadiʁ
ete
LEÏLA
Venezvəne
,
jeʒə
bravebʁav
votrevɔtʁ
fureurfyʁœʁ
!
Aha
!
O
lumiere
saintesɛ̃t
,
etc.
CHŒUR
Le
jourʒuʁ
bientôtbjɛ̃to
vava
poindrepwɛ̃dʁ
auxo
cieux
!
etc.
NADIR
Adieuadjø
,
Leïla
,
adieuadjø
LÉÏLA
Adieuadjø
,
Nadirnadiʁ
,
adieuadjø
Finale
NOURABAD
Le
jourʒuʁ
enfinɑ̃fɛ̃
percepɛʁs
lala
nue
,
.
.
.
CHŒUR
Ouiwi
!
NOURABAD
.
.
.
Le
soleilsɔlɛj
luit
,
l'heure
estɛst
venuevəny
!
CHŒUR
Ouiwi
!
NOURABAD
Frapponsfʁapɔ̃
!
Ouiwi
!
Ils lèvent les poignards sur Nadir.
entrant, effaré et tentant une hâche à la main
ZURGA
Nonnɔ̃
!
nonnɔ̃
!
ce
n'est
paspa
le
jourʒuʁ
!
Regardezʁəgaʁde
,
c'est
le
feu
dudy
cielsjɛl
Tombétɔ̃be
sursyʁ
nousnu
desde
mainsmɛ̃
de
Dieudjø
!
Les indiends se retournent terrifiés. Zurga descend au milieu d'eux.
ZURGA
Lala
flammeflam
envahitɑ̃vai
ete
dévoredevɔʁ
votrevɔtʁ
campkɑ̃
!
Courezkuʁe
toustu
!
ilil
enɑ̃
estɛst
tempstɑ̃
encoreɑ̃kɔʁ
Pourpuʁ
arracheraʁaʃe
vosvo
enfantsɑ̃fɑ̃
auo
trépastʁepa
,
Courezkuʁe
,
courezkuʁe
,
que
Dieudjø
guidegid
vosvo
paspa
!
Tous sortent en désordre, à l'exception de Nourabad, qui, seul, a gardé son soupçon. Il feint de s'éloigner et se cache derrière les arbres.
s'élançant vers Léïla
ZURGA
Mesme
mainsmɛ̃
ontɔ̃
alluméalyme
le
terribletɛʁibl
incendieɛ̃sɑ̃di
Quiki
menacemənas
leurslœʁ
joursʒuʁ
ete
vousvu
sauvesov
lala
vievi
,
de sa hâche il brise les fers qui retenaient Nadir
ZURGA
Carkaʁ
jeʒə
brisebʁiz
vosvo
fersfɛʁ
!
NADIR
Dieudjø
!
à Léïla, lui montrant le collier
ZURGA
Léïla
,
souviens-toi
,
tuty
m'as
sauvésove
jadisʒadis
!
LÉÏLA
O
cielsjɛl
!
ZURGA
Soyonsswajɔ̃
sauvéssove
parpaʁ
moimwa
!
LÉÏLA
Dieudjø
!
Nadir et Léïla tombe dans les bras l'un de l'autre. Nourabad qui a tout entendu court prévnir les indiens.
LÉÏLA
O
lumièrelymjɛʁ
saintesɛ̃t
,
O
divinedivin
étreinteetʁɛ̃t
,
Jeʒə
suissɥi
sanssɑ̃
craintekʁɛ̃t
Carkaʁ
ilil
nousnu
arracheaʁaʃ
Enfinɑ̃fɛ̃
auo
trépastʁepa
.
Zurga
nousnu
délivredelivʁ
Ete
nousnu
fait
revivreʁəvivʁ
,
Jeʒə
veux
te
suivresɥivʁ
;
Rienʁjɛ̃
ne
me
sauraitsoʁɛ
Ravirʁaviʁ
à
teste
brasbʁa
!
Jeʒə
veux
resterʁɛste
dansdɑ̃
teste
brasbʁa
!
ZURGA
O
lumièrelymjɛʁ
saintesɛ̃t
,
O
divinedivin
étreinteetʁɛ̃t
,
Jeʒə
vais
sanssɑ̃
plainteplɛ̃t
Lesle
sauvantsovɑ̃
toustu
deux
Courirkuʁiʁ
auo
trépastʁepa
.
O
dieux
commekɔm
ilsil
s'aiment
!
à Léïla et Nadir
ZURGA
Ce
sontsɔ̃
euxø
,
lesle
voicivwasi
!
Fuyezfɥije
parpaʁ
ce
passagepasaʒ
!
à Nadir
ZURGA
Emporteɑ̃pɔʁt
tontɔ̃
trésortʁezɔʁ
Loinlwɛ̃
de
ce
bordbɔʁ
sauvagesovaʒ
!
LÉÏLA
Ete
toitwa
,
Zurga
?
ZURGA
Dieudjø
seulsœl
sait
l'avenir
!
Léïla et Nadir partent. Nourabad entre en scène avec quatre chefs indiens pour se saisir de Léïla et Nadir; Zurga les empêche de passer.
montant Zurga
NOURABAD
C'est
luilɥi
,
le
traîtretʁɛtʁ
!
Ilil
a
sauvésove
leurlœʁ
vievi
!
LES CHEFS
À
mortmɔʁ
!
Zurga s'élance sur sa hâche restée à terre prêt à défendre sa vie, mas un indien le poignarde par derrière. Il tombe. Zurga se traîne du côté où Léïla et Nadir ont fui; comme pour les protéger encore.
ZURGA
Aha
!
Adieuadjø
!
Nourabad sort suivi des quatres chefs.
ZURGA
Léïla
,
jeʒə
t'aimais
!
LÉÏLA
ete
NADIRnadiʁ
Plusply
de
craintekʁɛ̃t
,
o
doucedus
étrainte
,
Le
bonheurbɔnœʁ
nousnu
attendatɑ̃
là-baslaba
!
Saintesɛ̃t
ivresseivʁɛs
,
plusply
de
tristessetʁistɛs
!
Ouiwi
,
le
cielsjɛl
guideragidəʁa
nosno
paspa
!
Aha
viensvjɛ̃
!
Le
bonheurbɔnœʁ
nousnu
attendatɑ̃
là-baslaba
!
Mama
tâchetaʃ
estɛst
achevéeaʃəve
,
J'ai
tenutəny
monmɔ̃
sermentsɛʁmɑ̃
!
Ilil
vitvi
,
elleɛl
estɛst
sauvéesove
!
Rêvesʁɛv
d'amour
!
adieuadjø
!
Léïla et Nadir disparaissent. Zurga retombe.
Text
Tools