Bizet, Georges
Carmen
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No 1 - Prélude
PREMIER ACTE
Une place à Séville. À droite, la porte de la manufacture de tabac. Au fond, face au public, pont praticable traversant la scène dans toute son étendue. De la scène on arrive à ce pont par un escalier tournant qui fait sa révolution à droite au-dessus de la porte de la
manufacture de tabac. Le dessous du pont est praticable. A gauche, au premier plan, le corps de garde. Devant le corps de garde, une petite galerie couverte, exhaussée de deux ou trois marches; près du corps de garde, dans un râtelier, les lances des
dragons avec leurs banderolles jaunes et rouges.
No 2 - Scène et choeur
Au lever du rideau, une quinzaine de soldats (Dragons du régiment d'Almanza) sont groupés devant le corps de garde.
Les uns assis et fumant, les autres accoudés sur la balustrade de la galerie. Mouvement de passants sur la place. Des gens pressés, affairés vont, viennent, se rencontrent, se saluent, se bousculent, etc.
CHOEUR
Sursyʁ
lala
placeplas
Chacunʃakœ̃
passepas
,
Chacunʃakœ̃
vientvjɛ̃
,
chacunʃakœ̃
vava
;
Drôlesdʁol
dedə
gensʒɑ̃
quekə
cessɛ
gens-là
.
Drôlesdʁol
dedə
gensʒɑ̃
!
Drôlesdʁol
dedə
gensʒɑ̃
!
MORALES
A
lala
portepɔʁt
dudy
corpskɔʁ
dedə
gardegaʁd
,
Pourpuʁ
tuertɥe
lelə
tempstɑ̃
,
Onɔ̃
fumefym
,
onɔ̃
jaseʒaz
,
l'on
regardeʁəgaʁd
Passerpase
lesle
passantspasɑ̃
.
Sursyʁ
lala
placeplas
,
etc.
CHOEUR
Sursyʁ
lala
placeplas
,
etc.
Depuis quelques minutes Micaëla est entrée. Jupe bleue, nattes tombant sur les épaules, hésitante, embarrassée, elle regarde les soldats, avance, recule, etc.
aux soldats
MORALES
Regardezʁəgaʁde
doncdɔ̃k
cettesɛt
petitepətit
Quiki
semblesɑ̃bl
vouloirvulwaʁ
nousnu
parlerpaʁle
.
Voyezvwaje
,
voyezvwaje
,
elleɛl
tournetuʁn
,
elleɛl
hésiteezit
.
CHOEUR
À
sonsɔ̃
secourssəkuʁ
ilil
fautfo
allerale
.
à Micaëla
MORALES
Quekə
cherchez-vous
,
lala
bellebɛl
?
MICAËLA
Moimwa
!
Jeʒə
chercheʃɛʁʃ
unœ̃
brigadierbʁigadje
.
MORALES
Jeʒə
suissɥi
làla
,
Voilàvwala
!
MICAËLA
Monmɔ̃
brigadierbʁigadje
,
à
moimwa
,
s'appelle
Dondɔn
José
...
lelə
connaissez-vous
?
MORALES
Dondɔn
José
,
nousnu
lelə
connaissonskɔnɛsɔ̃
toustu
.
MICAËLA
Vraimentvʁɛmɑ̃
?
Est-il
avecavɛk
vousvu
,
jeʒə
vousvu
priepʁi
?
MORALES
Ilil
n'est
paspa
brigadierbʁigadje
dansdɑ̃
notrenɔtʁ
compagniekɔ̃paɲi
.
désolée
MICAËLA
Alorsalɔʁ
ilil
n'est
paspa
làla
.
MORALES
Nonnɔ̃
,
mama
charmanteʃaʁmɑ̃t
,
ilil
n'est
paspa
làla
,
Maismɛ
touttu
à
l'heure
ilil
y
serasəʁa
.
Ouiwi
,
touttu
à
l'heure
ilil
y
serasəʁa
.
Ilil
y
serasəʁa
quandkɑ̃
lala
gardegaʁd
montantemɔ̃tɑ̃t
Remplaceraʁɑ̃plasəʁa
lala
gardegaʁd
descendantedesɑ̃dɑ̃t
.
TOUS
Ilil
y
serasəʁa
quandkɑ̃
lala
gardegaʁd
montantemɔ̃tɑ̃t
Remplaceraʁɑ̃plasəʁa
lala
gardegaʁd
descendantedesɑ̃dɑ̃t
.
MORALES
Maismɛ
enɑ̃
attendantatɑ̃dɑ̃
qu'il
viennevjɛn
,
Voulez-vous
,
lala
bellebɛl
enfantɑ̃fɑ̃
,
Voulez-vous
prendrepʁɑ̃dʁ
lala
peinepɛn
D'entrer
chezʃe
nousnu
unœ̃
instantɛ̃stɑ̃
?
MICAËLA
Chezʃe
vousvu
!
CHOEUR
Chezʃe
nousnu
.
MICAËLA
Nonnɔ̃
paspa
,
nonnɔ̃
paspa
.
Grandgʁɑ̃
mercimɛʁsi
,
messieurs
lesle
soldatssɔlda
.
MORALES
Entrezɑ̃tʁe
sanssɑ̃
craintekʁɛ̃t
,
mignonnemiɲɔn
,
Jeʒə
vousvu
prometspʁɔmɛ
qu'on
auraoʁa
Pourpuʁ
votrevɔtʁ
chèreʃɛʁ
personnepɛʁsɔn
Toustu
lesle
égardsegaʁ
qu'il
faudrafodʁa
.
MICAËLA
Jeʒə
n'en
doutedut
paspa
;
Cependantsəpɑ̃dɑ̃
jeʒə
reviendraiʁəvjɛ̃dʁɛ
,
Jeʒə
reviendraiʁəvjɛ̃dʁɛ
,
c'est
plusply
prudentpʁydɑ̃
.
Reprenant en riant la phrase du sergent.
MICAËLA
Jeʒə
reviendraiʁəvjɛ̃dʁɛ
quandkɑ̃
lala
gardegaʁd
montantemɔ̃tɑ̃t
Remplaceraʁɑ̃plasəʁa
lala
gardegaʁd
descendantedesɑ̃dɑ̃t
.
MORALESmɔʁal
ete
LElə
CHOEUR
entourant Micaëla
MICAËLA
Ilil
fautfo
resterʁɛste
,
carkaʁ
lala
gardegaʁd
montantemɔ̃tɑ̃t
Vava
remplacerʁɑ̃plase
lala
gardegaʁd
descendantedesɑ̃dɑ̃t
.
MORALES
Vousvu
resterezʁɛstəʁe
!
cherchant à se dégager
MICAËLA
Nonnɔ̃
paspa
!
Nonnɔ̃
paspa
!
MORALESmɔʁal
ete
LElə
CHOEUR
Vousvu
resterezʁɛstəʁe
,
vousvu
resterezʁɛstəʁe
,
vousvu
resterezʁɛstəʁe
.
Ouiwi
vousvu
resterezʁɛstəʁe
,
vousvu
resterezʁɛstəʁe
.
Nonnɔ̃
paspa
!
Nonnɔ̃
paspa
!
Nonnɔ̃
!
Nonnɔ̃
!
Nonnɔ̃
!
Nonnɔ̃
!
Auo
revoirʁəvwaʁ
,
messieurs
lesle
soldatssɔlda
.
Elle s'échappe et se sauve en courant.
MORALES
L'oiseau
s'envole
,
Onɔ̃
s'en
consolekɔ̃sɔl
.
Reprenonsʁəpʁənɔ̃
notrenɔtʁ
passe-tempspastɑ̃
,
Ete
regardonsʁəgaʁdɔ̃
passerpase
lesle
gensʒɑ̃
.
CHOEUR
Sursyʁ
lala
placeplas
,
etc.
No 2 a - Couplets de Morales
Le mouvement des passants qui avait cessé pendant la scène de Micaëla a repris avec une certaine animation. Parmi les gens qui vont et viennent, un vieux monsieur donnant le bras à une jeune dame... Le vieux monsieur voudrait continuer sa promenade, mais la jeune dame fait tout ce qu'elle peut pour le retenir sur la place. Elle paraît émue, inquiète. Elle regarde à droite, à gauche. Elle attend quelqu'un et ce quelqu'un ne vient pas. - Cette pantomime doit cadrer très exactement avec le couplet suivant.
MORALES
Attentionatɑ̃sjɔ̃
!
Chutʃyt
!
Taisons-nous
!
Voicivwasi
venirvəniʁ
unœ̃
vieilvjɛj
épouxepu
,
Oeil
soupçonneuxsupsɔnø
,
minemin
jalouseʒaluz
!
Ilil
tienttjɛ̃
auo
brasbʁa
sasa
jeuneʒœn
épouseepuz
;
L'amant
sanssɑ̃
doutedut
n'est
paspa
loinlwɛ̃
;
Ilil
vava
sortirsɔʁtiʁ
dedə
quelquekɛlkə
coinkwɛ̃
.
En ce moment un jeune homme entre rapidement sur la place.
MORALES
Aha
!
Aha
!
Aha
!
Aha
!
Lelə
voilàvwala
.
Voyonsvwajɔ̃
commentkɔmɑ̃
çasa
tourneratuʁnəʁa
.
Le second couplet continue et s'adapte fidèlement à la scène mimée par les trois personnages. Le jeune homme s'approche du vieux monsieur et de la jeune dame, salue et échange quelques mots à voix basse, etc.
imitant le salut empressé du jeune homme.
MORALES
Vousvu
trouvertʁuve
iciisi
,
quelkɛl
bonheurbɔnœʁ
!
Prenant l'air rechigné du vieux mari.
MORALES
Jeʒə
suissɥi
bienbjɛ̃
votrevɔtʁ
serviteursɛʁvitœʁ
.
Reprenant l'air du jeune homme.
MORALES
Ilil
saluesaly
,
ilil
parlepaʁl
avecavɛk
grâcegʁas
.
Puis l'air du vieux mari.
MORALES
Lelə
vieuxvjø
marimaʁi
faitfɛ
lala
grimacegʁimas
;
imitant les mines souriantes de la dame
MORALES
Maismɛ
d'un
airɛʁ
trèstʁɛ
encourageantɑ̃kuʁaʒɑ̃
Lala
damedam
accueilleakœj
lelə
galantgalɑ̃
.
Le jeune homme, à ce moment, tire de sa poche un billet qu'il fait voir à la dame.
MORALES
Aha
!
Aha
!
Aha
!
Aha
!
L'y
voilàvwala
.
Voyonsvwajɔ̃
commentkɔmɑ̃
çasa
tourneratuʁnəʁa
.
Le mari, la femme et le galant font tous les trois très lentement un petit tour sur la place. Le jeune homme cherchant à remettre son billet doux à la dame.
MORALES
Ilsil
fontfɔ̃
ensembleɑ̃sɑ̃bl
quelqueskɛlkə
paspa
;
Notrenɔtʁ
amoureuxamuʁø
,
levantləvɑ̃
lelə
brasbʁa
,
Faitfɛ
voirvwaʁ
auo
marimaʁi
quelquekɛlkə
choseʃoz
,
Ete
lelə
marimaʁi
toujourstuʒuʁ
morosemɔʁoz
Regardeʁəgaʁd
enɑ̃
l'air
...
Lelə
tourtuʁ
estɛst
faitfɛ
,
Carkaʁ
lala
damedam
a
prispʁi
lelə
billetbijɛ
.
Le jeune homme, d'une main, montre quelque chose en l'air au vieux monsieur et, de l'autre, passe le billet à la dame.
MORALES
Aha
!
Aha
!
Aha
!
Aha
!
Ete
voilàvwala
,
Onɔ̃
voitvwa
commentkɔmɑ̃
çasa
tourneratuʁnəʁa
.
riant
TOUS
Aha
!
Aha
!
Aha
!
Aha
!
Ete
voilàvwala
,
Onɔ̃
voitvwa
commentkɔmɑ̃
çasa
tourneratuʁnəʁa
.
No 3 - Choeur des gamins
On entend au loin, très au loin, une marche militaire, clairons et fifres. C'est la garde montante qui arrive. Le vieux monsieur et le jeune homme échangent une cordiale poignée de main. Salut respectueux du jeune homme à la dame. Un officier sort du poste. Les soldats du poste vont prendre leurs lances et se rangent en ligne devant le corps de garde. Les passants à droite forment un
groupe pour assister à la parade. La marche militaire se rapproche, se rapproche ... La garde montante débouche enfin
venant de la gauche et traverse le pont. Deux clairons et deux fifres d'abord. Puis une bande de petits gamins qui s'efforcent de faire de grandes enjambées pour marcher au pas des dragons. - Aussi petits que possible les enfants.
Derrière les enfants, le lieutenant Zuniga et le brigadier Don José, puis les dragons avec leurs lances.
CHOEUR DES GAMINS
Avecavɛk
lala
gardegaʁd
montantemɔ̃tɑ̃t
Nousnu
arrivonsaʁivɔ̃
,
nousnu
voilàvwala
Sonnesɔn
,
trompettetʁɔ̃pɛt
éclatanteeklatɑ̃t
,
Tata
ra
tata
tata
,
tata
ra
tata
tata
;
Nousnu
marchonsmaʁʃɔ̃
lala
têtetɛt
hauteʼot
Commekɔm
dedə
petitspəti
soldatssɔlda
,
Marquantmaʁkɑ̃
sanssɑ̃
fairefɛʁ
dedə
fautefot
,
Uneyn
...
deuxdø
...
marquantmaʁkɑ̃
lelə
paspa
.
Lesle
épaulesepol
enɑ̃
arrièreaʁjɛʁ
Ete
lala
poitrinepwatʁin
enɑ̃
dehorsdəɔʁ
,
Lesle
brasbʁa
dedə
cettesɛt
manièremanjɛʁ
Tombanttɔ̃bɑ̃
touttu
lelə
longlɔ̃
dudy
corpskɔʁ
;
Avecavɛk
lala
gardegaʁd
montantemɔ̃tɑ̃t
Nousnu
arrivonsaʁivɔ̃
,
nousnu
voilàvwala
!
Sonnesɔn
,
trompettetʁɔ̃pɛt
éclatanteeklatɑ̃t
,
Tata
ra
tata
tata
,
tata
ra
tata
tata
.
La garde montante va se ranger à droite en face de la garde descendante. Dès que les petits gamins qui se sont arrêtes à droite devant les curieux ont fini de chanter, les officiers se saluent de l'épée et se mettent à causer à voix basse. On relève les sentinelles.
à Don José
MORALES
Ilil
y
a
uneyn
jolie
fillefij
quiki
estɛst
venuevəny
tetə
demanderdəmɑ̃de
.
Elleɛl
a
ditdi
qu'elle
reviendraitʁəvjɛ̃dʁɛ
JOSÉ
Uneyn
jolie
fillefij
?
MORALES
Ouiwi
,
ete
gentimentʒɑ̃timɑ̃
habilléeabije
,
uneyn
jupeʒyp
bleue
,
desde
nattesnat
tombanttɔ̃bɑ̃
sursyʁ
lesle
épaulesepol
...
JOSÉ
C'est
Micaëla
.
Cesə
nenə
peutpø
êtreɛtʁ
quekə
Micaëla
.
MORALES
Elleɛl
n'a
paspa
ditdi
sonsɔ̃
nomnɔ̃
.
Les factionnaires sont relevés. Sonneries des clairons. La garde descendante passe devant la garde montante. - Les gamins en troupe reprennent derrière les clairons et les fifres de la garde descendante la place qu'ils occupaient derrière les tambours et les
fifres de la garde montante.
CHOEUR DES GAMINS
Ete
lala
gardegaʁd
descendantedesɑ̃dɑ̃t
Rentreʁɑ̃tʁ
chezʃe
elleɛl
ete
s'en
vava
.
Sonnesɔn
,
trompettetʁɔ̃pɛt
éclatanteeklatɑ̃t
,
Tata
ra
tata
tata
,
tata
tata
tata
tata
.
Nousnu
marchonsmaʁʃɔ̃
lala
têtetɛt
hauteʼot
Commekɔm
dedə
petitspəti
soldatssɔlda
,
Marquantmaʁkɑ̃
sanssɑ̃
fairefɛʁ
dedə
fautefot
,
Uneyn
...
deuxdø
...
marquantmaʁkɑ̃
lelə
paspa
.
Tata
tata
tata
tata
,
tata
tata
tata
tata
,
etc.
Soldats, gamins et curieux s'éloignent par le fond; choeur fifres et clairons vont diminuant. L'officier de la garde montante, pendant ce temps, passe silencieusement l'inspection de ses hommes. Quand le choeur des gamins et les fifres ont cessé de se faire entendre, le lieutenant dit.
CHOEUR DES GAMINS
«
Présentezpʁezɑ̃te
lanceslɑ̃s
...
Hautʼo
lanceslɑ̃s
...
Rompez
lesle
rangsʁɑ̃
».
Les dragons vont tous déposer leurs lances dans le râtelier, puis ils rentrent dans le corps de garde. Don José et Zuniga restent seuls en scène.
Dialogue parlé
ZUNIGA
Dites-moi
,
brigadierbʁigadje
?
se levant
JOSÉ
Monmɔ̃
lieutenantljøtnɑ̃
.
ZUNIGA
Jeʒə
nenə
suissɥi
dansdɑ̃
'e
régimentʁeʒimɑ̃
quekə
depuisdəpɥi
deuxdø
joursʒuʁ
ete
jamaisʒamɛ
jeʒə
n'étais
venuvəny
à
Sévillesevij
.
Qu'est-ce
quekə
c'est
quekə
cesə
grandgʁɑ̃
bâtimentbatimɑ̃
?
JOSÉ
C'est
lala
manufacturemanyfaktyʁ
dedə
tabacstaba
…
ZUNIGA
Cesə
sontsɔ̃
desde
femmesfam
quiki
travaillenttʁavaj
làla
?
JOSÉ
Ouiwi
,
monmɔ̃
lieutenantljøtnɑ̃
.
Ellesɛl
n'y
sontsɔ̃
paspa
maintenantmɛ̃tnɑ̃
;
touttu
à
l'heure
,
aprèsapʁɛ
leurlœʁ
dînerdine
;
ellesɛl
vontvɔ̃
revenirʁəvniʁ
.
Ete
jeʒə
vousvu
répondsʁepɔ̃
qu'alors
ilil
y
auraoʁa
dudy
mondemɔ̃d
pourpuʁ
lesle
voirvwaʁ
passerpase
.
ZUNIGA
Ellesɛl
sontsɔ̃
beaucoupboku
?
JOSÉ
Mama
foifwa
,
ellesɛl
sontsɔ̃
bienbjɛ̃
quatrekatʁ
ouu
cinqsɛ̃k
centssɑ̃
quiki
roulentʁul
desde
cigaressigaʁ
dansdɑ̃
uneyn
grandegʁɑ̃d
sallesal
…
ZUNIGA
Cesə
doitdwa
êtreɛtʁ
curieuxkyʁjø
.
JOSÉ
Ouiwi
,
maismɛ
lesle
hommesɔm
nenə
peuventpœv
paspa
entrerɑ̃tʁe
dansdɑ̃
cettesɛt
sallesal
sanssɑ̃
uneyn
permissionpɛʁmisjɔ̃
…
ZUNIGA
Aha
!
JOSÉ
Parce
quekə
,
lorsqu'il
faitfɛ
chaudʃo
,
cessɛ
ouvrièresuvʁijɛʁ
sesə
mettentmɛt
à
leurlœʁ
aiseɛz
,
surtoutsyʁtu
lesle
jeunesʒœn
.
ZUNIGA
Ilil
y
enɑ̃
a
desde
jeunesʒœn
?
JOSÉ
Maismɛ
ouiwi
,
monmɔ̃
lieutenantljøtnɑ̃
.
ZUNIGA
Ete
dedə
jolies
?
en riant
JOSÉ
Jeʒə
lelə
supposesypoz
...
Maismɛ
à
vousvu
dirediʁ
vraivʁɛ
,
ete
bienbjɛ̃
quekə
j'aie
étéete
dedə
gardegaʁd
iciisi
plusieursplyzjœʁ
foisfwa
déjàdeʒa
,
jeʒə
n'en
suissɥi
paspa
bienbjɛ̃
sûrsyʁ
,
carkaʁ
jeʒə
nenə
lesle
aiɛ
jamaisʒamɛ
beaucoupboku
regardéesʁəgaʁde
…
ZUNIGA
Allonsalɔ̃
doncdɔ̃k
!
JOSÉ
Quekə
voulez-vous
?
...
Cessɛ
Andalousesɑ̃daluz
memə
fontfɔ̃
peurpœʁ
.
Jeʒə
nenə
suissɥi
paspa
faitfɛ
à
leurslœʁ
manièresmanjɛʁ
,
toujourstuʒuʁ
à
raillerʁaje
...
jamaisʒamɛ
unœ̃
motmo
dedə
raisonʁɛzɔ̃
…
ZUNIGA
Ete
puispɥi
nousnu
avonsavɔ̃
unœ̃
faiblefɛbl
pourpuʁ
lesle
jupesʒyp
bleues
ete
pourpuʁ
lesle
nattesnat
tombanttɔ̃bɑ̃
sursyʁ
lesle
épaulesepol
…
riant
JOSÉ
Aha
!
Monmɔ̃
lieutenantljøtnɑ̃
a
entenduɑ̃tɑ̃dy
cesə
quekə
memə
disaitdizɛ
Moralès
?…
ZUNIGA
Ouiwi
JOSÉ
Jeʒə
nenə
lelə
nierainjəʁɛ
paspa
...
lala
jupeʒyp
bleue
,
lesle
nattesnat
,
c'est
lelə
costumekɔstym
dedə
lala
Navarrenavaʁ
...
çasa
memə
rappelleʁapɛl
lelə
payspei
.
ZUNIGA
Vousvu
êtesɛt
Navarrais
?
JOSÉ
Ete
vieuxvjø
chrétienkʁetjɛ̃
.
Dondɔn
José
Lizzarabengoa
,
c'est
monmɔ̃
nomnɔ̃
...
Onɔ̃
voulaitvulɛ
quekə
jeʒə
fussefys
d'église
,
ete
l'on
m'a
faitfɛ
étudieretydje
.
Maismɛ
jeʒə
nenə
profitaispʁɔfitɛ
guèregɛʁ
,
j'aimais
troptʁo
jouerʒwe
à
lala
paumepom
...
Unœ̃
jourʒuʁ
quekə
j'avais
gagnégaɲe
,
unœ̃
garsga
dedə
l'Alava
memə
cherchaʃɛʁʃa
querellekəʁɛl
;
j'eus
encoreɑ̃kɔʁ
l'avantage
,
maismɛ
celasəla
m'obligea
dedə
quitterkite
lelə
payspei
.
Jeʒə
memə
fisfis
soldatsɔlda
!
Jeʒə
n'avais
plusply
monmɔ̃
pèrepɛʁ
;
mama
mèremɛʁ
memə
suivitsɥivi
ete
vintvɛ̃
s'établir
à
dixdis
lieuesljø
dedə
Sévillesevij
...
avecavɛk
lala
petitepətit
Micaëla
...
c'est
uneyn
orphelineɔʁfəlin
quekə
mama
mèremɛʁ
a
recueillie
,
ete
quiki
n'a
paspa
vouluvuly
sesə
séparersepaʁe
d'elle
.
ZUNIGA
Ete
quelkɛl
âgeaʒ
a-t-elle
,
lala
petitepətit
Micaëla
?
JOSÉ
Dix-septdisɛt
ansɑ̃
…
ZUNIGA
Ilil
fallaitfalɛ
dirediʁ
celasəla
touttu
dedə
suitesɥit
...
Jeʒə
comprendskɔ̃pʁɑ̃
maintenantmɛ̃tnɑ̃
pourquoipuʁkwa
vousvu
nenə
pouvezpuve
paspa
memə
dirediʁ
sisi
lesle
ouvrièresuvʁijɛʁ
dedə
lala
manufacturemanyfaktyʁ
sontsɔ̃
jolies
ouu
laideslɛd
…
La cloche de la manufacture se fait entendre.
JOSÉ
Voicivwasi
lala
clocheklɔʃ
quiki
sonnesɔn
,
monmɔ̃
lieutenantljøtnɑ̃
,
ete
vousvu
allezale
pouvoirpuvwaʁ
jugerʒyʒe
parpaʁ
vous-mêmevumɛm
...
Quantkɑ̃
à
moimwa
jeʒə
vaisvɛ
fairefɛʁ
uneyn
chaîneʃɛn
pourpuʁ
attacherataʃe
monmɔ̃
épinglette
.
No 4 - Choeur des cigarières
La place se remplit de jeunes gens qui viennent se placer sur le passage des cigarières. Les soldats sortent du poste. Don José s'assied sur une chaise, et reste là fort indifférent à toutes ces allées et venues, travaillant à son épinglette.
CHOEUR
Lala
clocheklɔʃ
a
sonnésɔne
,
nousnu
,
desde
ouvrièresuvʁijɛʁ
Nousnu
venonsvənɔ̃
iciisi
guettergete
lelə
retourʁətuʁ
;
Ete
nousnu
vousvu
suivronssɥivʁɔ̃
,
brunesbʁyn
cigarières
,
Enɑ̃
vousvu
murmurantmyʁmyʁɑ̃
desde
propospʁɔpo
d'amour
.
A ce moment paraissent les cigarières, la cigarette aux lèvres. Elles passent sous le pont et descendent lentement en scène.
CHOEUR
Voyez-les
...
Regardsʁəgaʁ
impudentsɛ̃pydɑ̃
,
Minemin
coquettekɔkɛt
Fumantfymɑ̃
toutestut
dudy
boutbu
desde
dentsdɑ̃
Lala
cigarettesigaʁɛt
.
LES CIGARIÈRES
Dansdɑ̃
l'air
,
nousnu
suivonssɥivɔ̃
desde
yeuxjø
Lala
fuméefyme
,
Quiki
versvɛʁ
lesle
cieux
Montemɔ̃t
,
Montemɔ̃t
parfuméepaʁfyme
.
Celasəla
montemɔ̃t
gentimentʒɑ̃timɑ̃
À
lala
têtetɛt
;
Touttu
doucementdusmɑ̃
Celasəla
vousvu
metmɛ
l'âme
enɑ̃
fêtefɛt
.
Lelə
douxdu
parlerpaʁle
desde
amantsamɑ̃
C'est
fuméefyme
;
Leurslœʁ
transportstʁɑ̃spɔʁ
ete
leurslœʁ
sermentssɛʁmɑ̃
C'est
fuméefyme
.
Ouiwi
c'est
fuméefyme
,
C'est
fuméefyme
.
aux cigarières
LES JEUNES GENS
Sanssɑ̃
fairefɛʁ
lesle
cruelleskʁyɛl
,
Écoutez-nous
,
lesle
bellesbɛl
Vousvu
quekə
nousnu
adoronsadɔʁɔ̃
,
Quekə
nousnu
idolâtronsidɔlatʁɔ̃
.
LES CIGARIÈRES
Dansdɑ̃
l'air
,
Nousnu
suivonssɥivɔ̃
desde
yeuxjø
lala
fuméefyme
,
Lala
fuméefyme
.
Dansdɑ̃
l'air
,
nousnu
suivonssɥivɔ̃
desde
yeuxjø
Lala
fuméefyme
Quiki
montemɔ̃t
enɑ̃
tournanttuʁnɑ̃
versvɛʁ
lesle
cieux
!
Lala
fuméefyme
!
Lala
fuméefyme
!
CHOEUR
Maismɛ
nousnu
nenə
voyonsvwajɔ̃
paspa
lala
Carmencita
.
LESle
CIGARIÈRES
ete
LESle
JEUNESʒœn
GENSʒɑ̃
Lala
voilàvwala
,
Voilàvwala
lala
Carmencita
.
Entre Carmen. Absolument le costume et l'entrée indiqués par Mérimée. Elle a un bouquet de cassie à son corsage et une fleur de cassie dans le coin de la bouche.
Trois ou quatre jeunes gens entrent avec Carmen. Ils la suivent, l'entourent, lui parlent. Elle minaude et caquette avec eux. Don José lève la tête. Il regarde Carmen, puis se remet à travailler tranquillement à son épinglette.
entrés avec Carmen
LES JEUNES GENS
Carmen
,
sursyʁ
teste
paspa
,
nousnu
nousnu
pressonspʁesɔ̃
toustu
;
Carmen
,
soisswa
gentilleʒɑ̃tij
,
auo
moinsmwɛ̃
réponds-nous
Ete
dis-nous
quelkɛl
jourʒuʁ
tuty
nousnu
aimerasɛməʁa
.
Carmen
,
dis-nous
quelkɛl
jourʒuʁ
tuty
nousnu
aimerasɛməʁa
!
les regardant
CARMEN
Quandkɑ̃
jeʒə
vousvu
aimeraiɛməʁɛ
,
mama
foifwa
,
jeʒə
nenə
saissɛ
paspa
.
Peut-êtrepøtɛtʁ
jamaisʒamɛ
,
peut-êtrepøtɛtʁ
demaindəmɛ̃
;
Maismɛ
paspa
aujourd'hui
,
c'est
certainsɛʁtɛ̃
.
No 5 - Habanera
CARMEN
L'amour
estɛst
unœ̃
oiseauwazo
rebelleʁəbɛl
Quekə
nulnyl
nenə
peutpø
apprivoiserapʁivwaze
,
Ete
c'est
bienbjɛ̃
enɑ̃
vainvɛ̃
qu'on
l'appelle
S'il
luilɥi
convientkɔ̃vjɛ̃
dedə
refuserʁəfyze
.
Rienʁjɛ̃
n'y
faitfɛ
;
menacemənas
ouu
prièrepʁijɛʁ
,
L'un
parlepaʁl
bienbjɛ̃
,
l'autre
sesə
tait
;
Ete
c'est
l'autre
quekə
jeʒə
préfèrepʁefɛʁ
,
Ilil
n'a
rienʁjɛ̃
ditdi
,
maismɛ
ilil
memə
plaîtplɛ
.
L'amour
estɛst
enfantɑ̃fɑ̃
dedə
Bohèmebɔɛm
,
Ilil
n'a
jamaisʒamɛ
,
jamaisʒamɛ
connukɔny
dedə
loilwa
;
Sisi
tuty
nenə
m'aimes
paspa
,
jeʒə
t'aime
;
Sisi
jeʒə
t'aime
,
Prendspʁɑ̃
gardegaʁd
à
toitwa
!
L'oiseau
quekə
tuty
croyaiskʁwajɛ
surprendresyʁpʁɑ̃dʁ
Battitbati
dedə
l'aile
ete
s'envola
L'amour
estɛst
loinlwɛ̃
,
tuty
peuxpø
l'attendre
Tuty
nenə
l'attends
plusply
...
ilil
estɛst
làla
Touttu
autourotuʁ
dedə
toitwa
,
vitevit
,
vitevit
,
Ilil
vientvjɛ̃
,
s'en
vava
,
puispɥi
ilil
revientʁəvjɛ̃
Tuty
croiskʁwa
lelə
tenirtəniʁ
,
ilil
t'évite
,
Tuty
croiskʁwa
l'éviter
,
ilil
tetə
tienttjɛ̃
.
L'amour
estɛst
enfantɑ̃fɑ̃
dedə
Bohèmebɔɛm
,
Ilil
n'a
jamaisʒamɛ
connukɔny
dedə
loilwa
;
Sisi
tuty
nenə
m'aimes
paspa
,
jeʒə
t'aime
;
Sisi
jeʒə
t'aime
,
Prendspʁɑ̃
gardegaʁd
à
toitwa
!
No 6 - Scène
LES JEUNES GENS
Carmen
,
sursyʁ
teste
paspa
,
nousnu
nousnu
pressonspʁesɔ̃
toustu
;
Carmen
,
soisswa
gentilleʒɑ̃tij
,
auo
moinsmwɛ̃
réponds-nous
!
Réponds-nous
!
Réponds-nous
!
O
Carmen
!
Soisswa
gentilleʒɑ̃tij
,
auo
moinsmwɛ̃
réponds-nous
!
Moment de silence. Les jeunes gens entourent Carmen, celle-ci les regarde l'un après l'autre, sort du cercle qu'ils forment autour d'elle et s'en va droit à Don José, qui est toujours occupé de son
épinglette.
CARMEN
Ehe
!
compèrekɔ̃pɛʁ
,
qu'est-ce
quekə
tuty
faisfɛ
làla
?
…
JOSÉ
Jeʒə
faisfɛ
uneyn
chaîneʃɛn
avecavɛk
dudy
filfil
dedə
laitonlɛtɔ̃
,
uneyn
chaîneʃɛn
pourpuʁ
attacherataʃe
monmɔ̃
épinglette
.
riant
CARMEN
Tontɔ̃
épinglette
,
vraimentvʁɛmɑ̃
!
Tontɔ̃
épinglette
,
épinglier
dedə
monmɔ̃
âmeam
...
Elle arrache de son corsage la fleur de cassie et la lance à Don José. Il se lève brusquement. La fleur de cassie est tombée à ses pieds. Eclat de rire général.
CHOEUR
L'amour
estɛst
enfantɑ̃fɑ̃
dedə
Bohèmebɔɛm
,
Ilil
n'a
jamaisʒamɛ
,
jamaisʒamɛ
connukɔny
dedə
loilwa
,
Sisi
tuty
nenə
m'aimes
paspa
,
jeʒə
t'aime
!
Sisi
jeʒə
t'aime
,
prendspʁɑ̃
gardegaʁd
à
toitwa
!
La cloche de la manufacture sonne une deuxième fois.
Sortie des ouvrières et des jeunes gens. Carmen sort la première en courant et elle entre dans la manufacture. Les jeunes gens sortent à droite et à gauche. Zuniga qui, pendant cette scène bavardait avec deux ou trois ouvrières, les quitte et rentre dans le poste après que les soldats y sont rentrés. Don José reste seul.
Monologue
JOSÉ
Qu'est-ce
quekə
celasəla
veutvø
dirediʁ
,
cessɛ
façons-là
?
...
Quellekɛl
effronterieefʁɔ̃tʁi
!
...
En souriant.
JOSÉ
Touttu
çasa
parce
quekə
jeʒə
nenə
faisaisfɛzɛ
paspa
attentionatɑ̃sjɔ̃
à
elleɛl
!
Alorsalɔʁ
,
suivantsɥivɑ̃
l'usage
desde
femmesfam
ete
desde
chatsʃa
quiki
nenə
viennentvjɛ̃n
paspa
quandkɑ̃
onɔ̃
lesle
appelleapɛl
ete
quiki
viennentvjɛ̃n
quandkɑ̃
onɔ̃
nenə
lesle
appelleapɛl
paspa
,
elleɛl
estɛst
venuevəny
…
Il regarde la fleur de cassie qui est par terre, à ses pieds. Il la ramasse.
JOSÉ
Avecavɛk
quellekɛl
adresseadʁɛs
elleɛl
memə
l'a
lancéelɑ̃se
,
cettesɛt
fleurflœʁ
...
làla
,
justeʒyst
entreɑ̃tʁ
lesle
deuxdø
yeuxjø
...
çasa
m'a
faitfɛ
l'effet
d'une
ballebal
quiki
m'arrivait
...
Il respire le parfum de la fleur.
JOSÉ
Commekɔm
c'est
fortfɔʁ
!
...
Certainementsɛʁtɛnmɑ̃
s'il
y
a
desde
sorcièressɔʁsjɛʁ
,
cettesɛt
fille-là
enɑ̃
estɛst
uneyn
.
Entre Micaëla.
Dialogue parlé
MICAËLA
Monsieurməsjø
lelə
brigadierbʁigadje
?
cachant précipitamment la fleur de cassie
JOSÉ
Quoikwa
?…
Qu'est-ce
quekə
c'est
?…
Micaëla
!
…
C'est
toitwa
…
MICAËLA
C'est
moimwa
!
JOSÉ
Ete
tuty
viensvjɛ̃
dedə
là-baslaba
?
MICAËLA
Ete
jeʒə
viensvjɛ̃
dedə
là-baslaba
...
C'est
votrevɔtʁ
mèremɛʁ
quiki
m'envoie
…
No 7 - Duo
JOSÉ
Parle-moi
dedə
mama
mèremɛʁ
!
MICAËLA
J'apporte
dedə
sasa
partpaʁ
,
fidèlefidɛl
messagèremesaʒɛʁ
,
Cettesɛt
lettrelɛtʁ
.
regardant la lettre
JOSÉ
Uneyn
lettrelɛtʁ
.
MICAËLA
Ete
puispɥi
unœ̃
peupø
d'argent
elle lui remet une petite bourse
MICAËLA
Pourpuʁ
ajouteraʒute
à
votrevɔtʁ
traitementtʁɛtmɑ̃
,
Ete
puispɥi
JOSÉ
Ete
puispɥi
?
MICAËLA
Ete
puispɥi
?
...
Vraimentvʁɛmɑ̃
jeʒə
n'ose
,
Ete
puispɥi
...
encoreɑ̃kɔʁ
uneyn
autreotʁ
choseʃoz
Quiki
vaut
mieuxmjø
quekə
l'argent
ete
quiki
,
Pourpuʁ
unœ̃
bonbɔ̃
filsfis
,
Auraoʁa
sanssɑ̃
doutedut
plusply
dedə
prixpʁi
.
JOSÉ
Cettesɛt
autreotʁ
choseʃoz
,
quellekɛl
est-elle
?
Parlepaʁl
doncdɔ̃k
.
MICAËLA
Ouiwi
,
jeʒə
parleraipaʁləʁɛ
;
Cesə
quekə
l'on
m'a
donnédɔne
,
Jeʒə
vousvu
lelə
donneraidɔnəʁɛ
.
Votrevɔtʁ
mèremɛʁ
avecavɛk
moimwa
sortaitsɔʁtɛ
dedə
lala
chapelleʃapɛl
,
Ete
c'est
alorsalɔʁ
qu'en
m'embrassant
,
Tuty
vasva
,
m'a-t-elle
ditdi
,
t'en
allerale
à
lala
villevil
:
Lala
routeʁut
n'est
paspa
longuelɔ̃g
,
Uneyn
foisfwa
à
Sévillesevij
,
Tuty
chercherasʃɛʁʃəʁa
monmɔ̃
filsfis
,
Monmɔ̃
José
,
monmɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
Ete
tuty
luilɥi
dirasdiʁa
quekə
sasa
mèremɛʁ
Songesɔ̃ʒ
nuitnɥi
ete
jourʒuʁ
à
l'absent
Qu'elle
regretteʁəgʁɛt
ete
qu'elle
espèreɛspɛʁ
,
Qu'elle
pardonnepaʁdɔn
ete
qu'elle
attendatɑ̃
;
Touttu
celasəla
,
n'est-ce
paspa
?
mignonnemiɲɔn
,
Dedə
mama
partpaʁ
tuty
lelə
luilɥi
dirasdiʁa
,
Ete
cesə
baiserbɛze
quekə
jeʒə
tetə
donnedɔn
Dedə
mama
partpaʁ
tuty
lelə
luilɥi
rendrasʁɑ̃dʁa
.
très ému
JOSÉ
Unœ̃
baiserbɛze
dedə
mama
mèremɛʁ
?
MICAËLA
Unœ̃
baiserbɛze
pourpuʁ
sonsɔ̃
filsfis
.
JOSÉ
Unœ̃
baiserbɛze
dedə
mama
mèremɛʁ
?
MICAËLA
Unœ̃
baiserbɛze
pourpuʁ
sonsɔ̃
filsfis
!
José
,
jeʒə
vousvu
lelə
rendsʁɑ̃
,
commekɔm
jeʒə
l'ai
promispʁɔmi
.
Micaëla se hausse un peu sur la pointe des pieds et donne à Don José un baiser bien franc, bien maternel. Don José très ému la laisse faire. Il la regarde bien dans les yeux. - Un moment de silence.
continuant de regarder Micaëla
JOSÉ
Mama
mèremɛʁ
,
jeʒə
lala
voisvwa
Ouiwi
jeʒə
revoisʁəvwa
monmɔ̃
villagevilaʒ
!
O
souvenirssuvniʁ
d'autrefois
,
Douxdu
souvenirssuvniʁ
dudy
payspei
!
O
souvenirssuvniʁ
chérisʃeʁi
!
Vousvu
remplissezʁɑ̃plise
monmɔ̃
coeur
Dedə
forcefɔʁs
ete
dedə
couragekuʁaʒ
.
O
souvenirssuvniʁ
chérisʃeʁi
!
Mama
mèremɛʁ
jeʒə
lala
voisvwa
,
jeʒə
revoisʁəvwa
monmɔ̃
villagevilaʒ
!
MICAËLA
Sasa
mèremɛʁ
,
ilil
lala
revoitʁəvwa
!
Ilil
revoitʁəvwa
sonsɔ̃
villagevilaʒ
!
Ô
souvenirssuvniʁ
d'autrefois
!
Souvenirssuvniʁ
dudy
payspei
!
Vousvu
remplissezʁɑ̃plise
sonsɔ̃
coeur
Dedə
forcefɔʁs
ete
dedə
couragekuʁaʒ
.
O
souvenirssuvniʁ
chérisʃeʁi
!
Sasa
mèremɛʁ
ilil
lala
revoitʁəvwa
,
ilil
revoitʁəvwa
sonsɔ̃
villagevilaʒ
!
les yeux fixés sur la manufacture
JOSÉ
Quiki
saitsɛ
dedə
quelkɛl
démondemɔ̃
J'allais
êtreɛtʁ
lala
proiepʁwa
!
Mêmemɛm
dedə
loinlwɛ̃
,
Mama
mèremɛʁ
memə
défenddefɑ̃
,
Ete
cesə
baiserbɛze
qu'elle
m'envoie
,
Cesə
baiserbɛze
qu'elle
m'envoie
Ecarte
lelə
périlpeʁil
ete
sauvesov
sonsɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
.
MICAËLA
Quelkɛl
démondemɔ̃
,
quelkɛl
périlpeʁil
?
Jeʒə
nenə
comprendskɔ̃pʁɑ̃
paspa
bienbjɛ̃
.
Quekə
veutvø
dirediʁ
celasəla
?
JOSÉ
Rienʁjɛ̃
!
Rienʁjɛ̃
!
Parlonspaʁlɔ̃
dedə
toitwa
,
lala
messagèremesaʒɛʁ
Tuty
vasva
retournerʁətuʁne
auo
payspei
…
MICAËLA
Ouiwi
,
cesə
soirswaʁ
mêmemɛm
,
Demaindəmɛ̃
jeʒə
verraivɛʁɛ
votrevɔtʁ
mèremɛʁ
.
JOSÉ
Tuty
lala
verrasvɛʁa
!
Ehe
bienbjɛ̃
tuty
luilɥi
dirasdiʁa
:
Quekə
sonsɔ̃
filsfis
l'aime
ete
lala
vénèrevenɛʁ
,
Ete
qu'il
sesə
repentʁəpɑ̃
aujourd'hui
.
Ilil
veutvø
quekə
là-baslaba
sasa
mèremɛʁ
Soitswa
contentekɔ̃tɑ̃t
dedə
luilɥi
!
Touttu
celasəla
,
n'est-ce
paspa
?
mignonnemiɲɔn
,
Dedə
mama
partpaʁ
,
tuty
lelə
luilɥi
dirasdiʁa
;
Ete
cesə
baiserbɛze
quekə
jeʒə
tetə
donnedɔn
,
Dedə
mama
partpaʁ
tuty
lelə
luilɥi
rendrasʁɑ̃dʁa
.
Il l'embrasse.
MICAËLA
Ouiwi
,
jeʒə
vousvu
lelə
prometspʁɔmɛ
Dedə
lala
partpaʁ
dedə
sonsɔ̃
filsfis
José
,
jeʒə
lelə
rendraiʁɑ̃dʁɛ
Commekɔm
jeʒə
l'ai
promispʁɔmi
.
JOSÉ
Mama
mèremɛʁ
,
jeʒə
lala
voisvwa
!
etc.
MICAËLA
Sasa
mèremɛʁ
,
ilil
lala
revoitʁəvwa
!
etc.
Dialogue parlé
JOSÉ
Attendsatɑ̃
unœ̃
peupø
maintenantmɛ̃tnɑ̃
...
jeʒə
vaisvɛ
lireliʁ
sasa
lettrelɛtʁ
…
MICAËLA
J'attendrai
,
monsieurməsjø
lelə
brigadierbʁigadje
,
j'attendrai
…
embrassant la lettre avant de commencer à lire
JOSÉ
Aha
!
Lisant
JOSÉ
«
l'interrompant
MICAËLA
Ilil
vaut
mieuxmjø
quekə
jeʒə
nenə
soisswa
paspa
làla
!…
JOSÉ
Pourquoipuʁkwa
doncdɔ̃k
?…
troublée
MICAËLA
Jeʒə
viensvjɛ̃
dedə
memə
rappelerʁaple
quekə
votrevɔtʁ
mèremɛʁ
m'a
chargéʃaʁʒe
dedə
quelqueskɛlkə
petitspəti
achatsaʃa
:
jeʒə
vaisvɛ
m'en
occuperɔkype
touttu
dedə
suitesɥit
.
JOSÉ
Attendsatɑ̃
unœ̃
peupø
,
j'ai
finifini
…
MICAËLA
Vousvu
finirezfiniʁe
quandkɑ̃
jeʒə
nenə
seraisəʁɛ
plusply
làla
…
JOSÉ
Maismɛ
lala
réponseʁepɔ̃s
?
MICAËLA
Jeʒə
reviendraiʁəvjɛ̃dʁɛ
lala
prendrepʁɑ̃dʁ
avantavɑ̃
monmɔ̃
départdepaʁ
ete
jeʒə
lala
porteraipɔʁtəʁɛ
à
votrevɔtʁ
mèremɛʁ
...
Adieuadjø
!
JOSÉ
Micaëla
!
MICAËLA
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
...
jeʒə
reviendraiʁəvjɛ̃dʁɛ
,
j'aime
mieuxmjø
celasəla
...
jeʒə
reviendraiʁəvjɛ̃dʁɛ
,
jeʒə
reviendraiʁəvjɛ̃dʁɛ
...
Elle sort.
lisant
JOSÉ
«
Ilil
n'y
enɑ̃
a
paspa
dedə
plusply
sagesaʒ
,
nini
dedə
plusply
gentilleʒɑ̃tij
...
ilil
n'y
enɑ̃
a
paspa
surtoutsyʁtu
quiki
t'aime
davantagedavɑ̃taʒ
...
ete
sisi
tuty
voulaisvulɛ
...
'
Ouiwi
,
mama
mèremɛʁ
,
ouiwi
,
jeʒə
feraifɛʁɛ
cesə
quekə
tuty
désiresdeziʁ
…
J'épouserai
Mïcaëla
,
ete
quantkɑ̃
à
cettesɛt
bohémiennebɔemjɛn
,
avecavɛk
sesse
fleursflœʁ
quiki
ensorcellentɑ̃sɔʁsɛl
…
Au moment où il va arracher les fleurs de sa veste, grande rumeur dans l'intérieur de la manufacture. - Entre Zuniga suivi des soldats.
No 8 - Choeur
ZUNIGA
Quekə
sesə
passe-t-il
doncdɔ̃k
là-baslaba
?
Les ouvrières sortent rapidement et en désordre.
CHŒUR DES CIGARIÈRES
Auo
secourssəkuʁ
!
N'entendez-vous
paspa
?
Auo
secourssəkuʁ
,
messieurs
lesle
soldatssɔlda
!
PREMIER GROUPE DE FEMMES
C'est
lala
Carmencita
.
DEUXIÈME GROUPE DE FEMMES
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
,
cesə
n'est
paspa
elleɛl
.
PREMIER GROUPE DE FEMMES
C'est
lala
Carmencita
.
DEUXIÈME GROUPE DE FEMMES
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
,
cesə
n'est
paspa
elleɛl
!
Paspa
dudy
touttu
!
PREMIER GROUPE DE FEMMES
C'est
elleɛl
!
Sisi
faitfɛ
,
sisi
faitfɛ
c'est
elleɛl
!
Elleɛl
a
portépɔʁte
lesle
premierspʁəmje
coupsku
.
entourant le lieutenant
TOUTES LES FEMMES
Nenə
lesle
écoutezekute
paspa
,
monsieurməsjø
,
écoutez-nous
,
Ecoutez-nous
,
monsieurməsjø
,
écoutez-nous
!
elles tirent l'officier de leur côté
PREMIER GROUPE DE FEMMES
Lala
Manuelita
disaitdizɛ
Ete
répétaitʁepetɛ
à
voixvwa
hauteʼot
Qu'elle
achèteraitaʃɛtəʁɛ
sanssɑ̃
fautefot
Unœ̃
ânean
quiki
luilɥi
plaisaitplɛzɛ
.
même jeu
DEUXIÈME GROUPE DE FEMMES
Alorsalɔʁ
lala
Carmencita
Railleuseʁajøz
à
sonsɔ̃
ordinaireɔʁdinɛʁ
,
Ditdi
:
Unœ̃
ânean
,
pourpuʁ
quoikwa
fairefɛʁ
?
Unœ̃
balaibalɛ
tetə
suffira
.
PREMIER GROUPE DE FEMMES
Manuelita
ripostaʁipɔsta
Ete
ditdi
à
sasa
camaradekamaʁad
:
Pourpuʁ
certainesɛʁtɛn
promenadepʁɔmnad
Monmɔ̃
ânean
tetə
servirasɛʁviʁa
.
DEUXIÈME GROUPE DE FEMMES
Ete
cesə
jour-là
tuty
pourraspuʁa
A
bonbɔ̃
droitdʁwa
fairefɛʁ
lala
fièrefjɛʁ
;
Deuxdø
laquaislakɛ
suivrontsɥivʁɔ̃
derrièredɛʁjɛʁ
T'émouchant
à
tourtuʁ
dedə
brasbʁa
.
TOUTES LES FEMMES
Là-dessusladsy
toutestut
lesle
deuxdø
Sesə
sontsɔ̃
prisespʁiz
auxo
cheveuxʃəvø
.
ZUNIGA
Auo
diabledjabl
touttu
cesə
bavardagebavaʁdaʒ
.
à Don José
ZUNIGA
Prenezpʁəne
,
José
,
deuxdø
hommesɔm
avecavɛk
vousvu
Ete
voyezvwaje
là-dedansladdɑ̃
quiki
causekoz
cesə
tapagetapaʒ
.
PREMIER GROUPE DE FEMMES
C'est
lala
Carmencita
!
DEUXIÈME GROUPE DE FEMMES
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
cesə
n'est
paspa
elleɛl
!
PREMIER GROUPE DE FEMMES
Sisi
faitfɛ
,
sisi
faitfɛ
c'est
elleɛl
!
DEUXIÈME GROUPE DE FEMMES
Paspa
dudy
touttu
!
PREMIER GROUPE DE FEMMES
Elleɛl
a
portépɔʁte
lesle
premierspʁəmje
coupsku
!
ZUNIGA
Holàʼɔla
!
Eloignez-moi
toutestut
cessɛ
femmes-là
.
TOUTES LES FEMMES
Monsieurməsjø
!
Nenə
lesle
écoutezekute
paspa
!
Monsieurməsjø
,
écoutezekute
nousnu
!
PREMIER GROUPE DE FEMMES
C'est
lala
Carmencita
quiki
portapɔʁta
lesle
premierspʁəmje
coupsku
!
DEUXIÈME GROUPE DE FEMMES
C'est
lala
Manuelita
quiki
portapɔʁta
lesle
premierspʁəmje
coupsku
!
PREMIER GROUPE DE FEMMES
Lala
Carmencita
!
DEUXIÈME GROUPE DE FEMMES
Lala
Manuelita
!
PREMIER GROUPE DE FEMMES
Sisi
!
Sisi
!
Sisi
!
Sisi
!
Elleɛl
a
portépɔʁte
lesle
premierspʁəmje
coupsku
!
C'est
lala
Carmencita
!
DEUXIÈME GROUPE DE FEMMES
Nonnɔ̃
!
Nonnɔ̃
!
Nonnɔ̃
!
Nonnɔ̃
!
Elleɛl
a
portépɔʁte
lesle
premierspʁəmje
coupsku
!
C'est
lala
Manuelita
!
Les soldats réussissent enfin à repousser les cigarières. Les femmes sont maintenues à distance autour de la place par une haie de dragons. Carmen paraît, sur la porte de la manufacture, amenée par Don José et suivie par deux dragons.
Dialogue parlé
ZUNIGA
Voyonsvwajɔ̃
,
brigadierbʁigadje
...
Maintenantmɛ̃tnɑ̃
quekə
nousnu
avonsavɔ̃
unœ̃
peupø
dedə
silencesilɑ̃s
...
qu'est-ce
quekə
vousvu
avezave
trouvétʁuve
là-dedansladdɑ̃
?
JOSÉ
J'ai
d'abord
trouvétʁuve
troistʁwa
centssɑ̃
femmesfam
,
criantkʁijɑ̃
,
hurlantʼyʁlɑ̃
,
gesticulantʒɛstikylɑ̃
,
faisantfəzɑ̃
unœ̃
tapagetapaʒ
à
nenə
paspa
entendreɑ̃tɑ̃dʁ
Dieudjø
tonnertɔne
...
D'un
côtékote
ilil
y
enɑ̃
avaitavɛ
uneyn
,
lesle
quatrekatʁ
fersfɛʁ
enɑ̃
l'air
,
quiki
criaitkʁijɛ
:
Confessionkɔ̃fɛsjɔ̃
!
Confessionkɔ̃fɛsjɔ̃
!
...
Jeʒə
suissɥi
mortemɔʁt
…
Elleɛl
avaitavɛ
sursyʁ
lala
figurefigyʁ
unœ̃
X
qu'on
venaitvənɛ
dedə
luilɥi
marquermaʁke
enɑ̃
deuxdø
coupsku
dedə
couteaukuto
...
enɑ̃
facefas
dedə
lala
blesséeblɛse
j'ai
vuvy
...
Il s'arrête sur un regard de Carmen.
ZUNIGA
Ehe
bienbjɛ̃
?
JOSÉ
J'ai
vuvy
mademoisellemadmwazɛl
...
ZUNIGA
Mademoisellemadmwazɛl
Carmencita
?
JOSÉ
Ouiwi
,
monmɔ̃
lieutenantljøtnɑ̃
ZUNIGA
Ete
qu'est-ce
qu'elle
disaitdizɛ
,
Mademoisellemadmwazɛl
Carmencita
?
JOSÉ
Elleɛl
nenə
disaitdizɛ
rienʁjɛ̃
,
monmɔ̃
lieutenantljøtnɑ̃
,
elleɛl
serraitsɛʁɛ
lesle
dentsdɑ̃
ete
roulaitʁulɛ
desde
yeuxjø
commekɔm
unœ̃
caméléonkameleɔ̃
.
CARMEN
Onɔ̃
m'avait
provoquéepʁɔvɔke
...
jeʒə
n'ai
faitfɛ
quekə
memə
défendredefɑ̃dʁ
…
Monsieurməsjø
lelə
brigadierbʁigadje
vousvu
lelə
diradiʁa
...
à José
CARMEN
N'est-ce
paspa
,
monsieurməsjø
lelə
brigadierbʁigadje
?
après un moment d'hésitation
JOSÉ
Touttu
cesə
quekə
j'ai
pupy
comprendrekɔ̃pʁɑ̃dʁ
auo
milieumiljø
dudy
bruitbʁɥi
,
c'est
qu'une
discussiondiskysjɔ̃
s'était
élevéeeləve
entreɑ̃tʁ
cessɛ
deuxdø
damesdam
,
ete
qu'à
lala
suitesɥit
dedə
cettesɛt
discussiondiskysjɔ̃
,
mademoisellemadmwazɛl
,
avecavɛk
lelə
couteaukuto
dontdɔ̃
elleɛl
coupaitkupɛ
lelə
boutbu
desde
cigaressigaʁ
,
avaitavɛ
commencékɔmɑ̃se
à
dessinerdesine
desde
croixkʁwa
dedə
saintsɛ̃
Andréɑ̃dʁe
sursyʁ
lelə
visagevizaʒ
dedə
sasa
camaradekamaʁad
.
Zuniga regarde Carmen; celle-ci, après un regard à DonJosé et un très léger haussement d'épaules, est redevenue impassible.
JOSÉ
Lelə
caska
m'a
parupaʁy
clairklɛʁ
.
J'ai
priépʁije
mademoisellemadmwazɛl
dedə
memə
suivresɥivʁ
…
Elleɛl
a
d'abord
faitfɛ
unœ̃
mouvementmuvmɑ̃
commekɔm
pourrésister
...
puispɥi
elleɛl
s'est
résignéeʁeziɲe
...
ete
m'a
suivisɥivi
,
doucedus
commekɔm
unœ̃
moutonmutɔ̃
!
ZUNIGA
Ete
lala
blessureblesyʁ
dedə
l'autre
femmefam
?
JOSÉ
Trèstʁɛ
légèreleʒɛʁ
,
monmɔ̃
lieutenantljøtnɑ̃
,
deuxdø
balafresbalafʁ
à
fleurflœʁ
dedə
peaupo
.
à Carmen
ZUNIGA
Ehe
bienbjɛ̃
!
Lala
bellebɛl
,
vousvu
avezave
entenduɑ̃tɑ̃dy
lelə
brigadierbʁigadje
?
...
à José
ZUNIGA
Jeʒə
n'ai
paspa
besoinbəzwɛ̃
dedə
vousvu
demanderdəmɑ̃de
sisi
vousvu
avezave
ditdi
lala
véritéveʁite
.
JOSÉ
Foifwa
dedə
Navarrais
,
Monmɔ̃
lieutenantljøtnɑ̃
!
Carmen se retourne brusquement et regarde encore une fois José.
à Carmen
ZUNIGA
Ehe
bienbjɛ̃
!
...
Vousvu
avezave
entenduɑ̃tɑ̃dy
?
...
Avez-vous
quelquekɛlkə
choseʃoz
à
répondreʁepɔ̃dʁ
?
...
Parlezpaʁle
,
j'attends
…
No 9 - Chanson et mélodrame
Carmen, au lieu de répondre se met à fredonner.
CARMEN
Tra
lala
lala
lala
lala
lala
lala
lala
Coupe-moi
,
brûle-moi
,
Jeʒə
nenə
tetə
diraidiʁɛ
rienʁjɛ̃
,
Tra
lala
lala
lala
lala
lala
lala
lala
Jeʒə
bravebʁav
touttu
,
lelə
feufø
,
lelə
ferfɛʁ
Ete
lelə
cielsjɛl
mêmemɛm
.
ZUNIGA
Cesə
nenə
sontsɔ̃
paspa
desde
chansonsʃɑ̃sɔ̃
quekə
jeʒə
tetə
demandedəmɑ̃d
,
c'est
uneyn
réponseʁepɔ̃s
.
CARMEN
Tra
lala
lala
lala
lala
lala
lala
lala
Monmɔ̃
secretsəkʁɛ
jeʒə
lelə
gardegaʁd
ete
jeʒə
lelə
gardegaʁd
bienbjɛ̃
:
Tra
lala
lala
lala
lala
lala
lala
lala
J'en
aimeɛm
unœ̃
autreotʁ
ete
meursmœʁ
enɑ̃
disantdizɑ̃
quekə
jeʒə
l'aime
.
ZUNIGA
Aha
!
Aha
!
Nousnu
lelə
prenonspʁənɔ̃
sursyʁ
cesə
ton-là
...
à José
ZUNIGA
Cesə
quiki
estɛst
sûrsyʁ
,
n'est-ce
paspa
,
c'est
qu'il
y
euty
desde
coupsku
dedə
couteaukuto
,
ete
quekə
c'est
elleɛl
quiki
lesle
a
donnésdɔne
.
En ce moment cinq ou six femmes à droite réussissent à forcer la ligne des factionnaires et se précipitent sur la scène en criant: «Oui, oui, c'est elle! ... s' Une de ces femmes se trouve près de Carmen. Celle-ci lève la main et veut se jeter sur la femme. Don José arrête Carmen. Les soldats écartent les femmes, et les repoussent cette fois tout à fait hors de la scène. Quelques sentinelles continuent à rester en vue gardant les abords de la place.
à Carmen
ZUNIGA
Ehe
!
Ehe
!
Vousvu
avezave
lala
mainmɛ̃
lestelɛst
décidémentdesidemɑ̃
.
aux soldats
ZUNIGA
Trouvez-moi
uneyn
cordekɔʁd
.
Moment de silence pendant lequel Carmen se remet à fredonner de la façon la plus impertinente en regardant l'officier.
apportant une corde
UN SOLDAT
Voilàvwala
,
monmɔ̃
lieutenantljøtnɑ̃
.
à Don José
ZUNIGA
Prenezpʁəne
ete
attachez-moi
cessɛ
deuxdø
jolies
mainsmɛ̃
.
Carmen, sans faire la moindre résistance, tend en souriant ses deux mains à Don José.
ZUNIGA
C'est
dommagedɔmaʒ
vraimentvʁɛmɑ̃
,
carkaʁ
elleɛl
estɛst
gentilleʒɑ̃tij
...
Maismɛ
sisi
gentilleʒɑ̃tij
quekə
vousvu
soyezswaje
,
vousvu
n'en
ireziʁe
paspa
moinsmwɛ̃
fairefɛʁ
unœ̃
tourtuʁ
enɑ̃
prisonpʁizɔ̃
.
Vousvu
pourrezpuʁe
y
chanterʃɑ̃te
vosvo
chansonsʃɑ̃sɔ̃
dedə
bohémiennebɔemjɛn
.
Lelə
porte-clefspɔʁtəkle
vousvu
diradiʁa
cesə
qu'il
enɑ̃
pensepɑ̃s
.
Les mains de Carmen sont liées, on la fait asseoir sur un escabeau devant le corps de garde. Elle reste là immobile, les yeux à terre.
ZUNIGA
Jeʒə
vaisvɛ
écrireekʁiʁ
l'ordre
.
à Don José
ZUNIGA
C'est
vousvu
quiki
lala
conduirezkɔ̃dɥiʁe
…
Il sort.
Un petit moment de silence. Carmen lève les yeux et regarde Don José. Celui-ci se détourne, s'éloigne de quelques pas, puis revient à Carmen qui le regarde toujours.
Dialogue parlé
CARMEN
Oùu
memə
conduirez-vous
?...
JOSÉ
À
lala
prisonpʁizɔ̃
,
mama
pauvrepovʁ
enfantɑ̃fɑ̃
...
CARMEN
Hélasʼelas
!
quekə
deviendrai-je
?
Seigneursɛɲœʁ
officierɔfisje
,
ayezaje
pitiépitje
dedə
moimwa
...
Vousvu
êtesɛt
sisi
gentilʒɑ̃ti
...
José ne répond pas, s'éloigne et revient, toujours sous le regard de Carmen.
CARMEN
Cettesɛt
cordekɔʁd
,
commekɔm
vousvu
l'avez
serréesɛʁe
,
cettesɛt
cordekɔʁd
…
J'ai
lesle
poignetspwaɲɛ
brisésbʁize
.
s'approchant de Carmen
JOSÉ
Sisi
elleɛl
vousvu
blesseblɛs
,
jeʒə
puispɥi
lala
desserrerdeseʁe
...
Lelə
lieutenantljøtnɑ̃
m'a
ditdi
dedə
vousvu
attacherataʃe
lesle
mainsmɛ̃
...
ilil
nenə
m'a
paspa
ditdi
…
Il desserre la corde.
bas
CARMEN
Laisse-moi
m'échapper
,
jeʒə
tetə
donneraidɔnəʁɛ
unœ̃
morceaumɔʁso
dedə
lala
barbaʁ
lachi
,
uneyn
petitepətit
pierrepjɛʁ
quiki
tetə
ferafɛʁa
aimerɛme
dedə
toutestut
lesle
femmesfam
.
s'éloignant
JOSÉ
Nousnu
nenə
sommessɔm
paspa
iciisi
pourpuʁ
dirediʁ
desde
balivernesbalivɛʁn
...
Ilil
fautfo
allerale
à
lala
prisonpʁizɔ̃
.
C'est
lala
consignekɔ̃siɲ
,
ete
ilil
n'y
a
paspa
dedə
remèdesʁəmɛd
.
Silence.
CARMEN
Touttu
à
l'heure
vousvu
avezave
ditdi
:
foifwa
dedə
Navarrais
...
vousvu
êtesɛt
desde
Provincespʁɔvɛ̃s
?
…
JOSÉ
Jeʒə
suissɥi
d'Elizondo
…
CARMEN
Ete
moimwa
d'Etchalar
…
s'arrêtant
JOSÉ
D'Etchalar
!
...
c'est
à
quatrekatʁ
heuresœʁ
d'Elizondo
,
Etchalar
.
CARMEN
Ouiwi
,
c'est
làla
quekə
jeʒə
suissɥi
néene
…
J'ai
étéete
emmenéeɑ̃məne
parpaʁ
desde
bohémiensbɔemjɛ̃
à
Sévillesevij
.
Jeʒə
travaillaistʁavajɛ
à
lala
manufacturemanyfaktyʁ
pourpuʁ
gagnergaɲe
dedə
quoikwa
retournerʁətuʁne
enɑ̃
Navarrenavaʁ
,
prèspʁɛ
dedə
mama
pauvrepovʁ
mèremɛʁ
quiki
n'a
quekə
moimwa
pourpuʁ
soutiensutjɛ̃
...
Onɔ̃
m'a
insultéeɛ̃sylte
parce
quekə
jeʒə
nenə
suissɥi
paspa
dedə
cesə
payspei
dedə
filousfilu
,
dedə
marchandsmaʁʃɑ̃
d'oranges
pourriespuʁi
,
ete
cessɛ
coquineskɔkin
sesə
sontsɔ̃
misesmiz
contrekɔ̃tʁ
moimwa
parce
quekə
jeʒə
leurlœʁ
aiɛ
ditdi
quekə
toustu
leurslœʁ
Jacques
dedə
Sévillesevij
avecavɛk
leurslœʁ
couteauxkuto
nenə
feraientfəʁɛ
paspa
peurpœʁ
à
unœ̃
garsga
dedə
chezʃe
nousnu
avecavɛk
sonsɔ̃
béretbeʁɛ
bleublø
ete
sonsɔ̃
maquila
.
Camaradekamaʁad
,
monmɔ̃
amiami
,
nenə
ferez-vous
rienʁjɛ̃
pourpuʁ
uneyn
payse
?
JOSÉ
Vousvu
êtesɛt
Navarraise
,
vousvu
?
CARMEN
Sanssɑ̃
doutedut
.
JOSÉ
Allonsalɔ̃
doncdɔ̃k
...
ilil
n'y
a
paspa
unœ̃
motmo
dedə
vraivʁɛ
...
vosvo
yeuxjø
seulssœl
,
votrevɔtʁ
bouchebuʃ
,
votrevɔtʁ
teinttɛ̃
...
Touttu
vousvu
ditdi
bohémiennebɔemjɛn
…
CARMEN
Bohémiennebɔemjɛn
,
tuty
croiskʁwa
?
JOSÉ
J'en
suissɥi
sûrsyʁ
…
CARMEN
Auo
faitfɛ
,
jeʒə
suissɥi
bienbjɛ̃
bonnebɔn
dedə
memə
donnerdɔne
lala
peinepɛn
dedə
mentirmɑ̃tiʁ
...
Ouiwi
,
jeʒə
suissɥi
bohémiennebɔemjɛn
,
maismɛ
tuty
n'en
ferasfɛʁa
paspa
moinsmwɛ̃
cesə
quekə
jeʒə
tetə
demandedəmɑ̃d
...
Tuty
lelə
ferasfɛʁa
parce
quekə
tuty
m'aimes
…
JOSÉ
Moimwa
!
CARMEN
Ehe
!
ouiwi
,
tuty
m'aimes
...
nenə
memə
disdi
paspa
nonnɔ̃
,
jeʒə
m'y
connaiskɔnɛ
!
Teste
égardsegaʁ
,
lala
facon
dontdɔ̃
tuty
memə
parlespaʁl
.
Ete
cettesɛt
fleurflœʁ
quekə
tuty
asa
gardéegaʁde
.
Oho
!
Tuty
peuxpø
lala
jeterʒəte
maintenantmɛ̃tnɑ̃
...
celasəla
n'y
ferafɛʁa
rienʁjɛ̃
.
Elleɛl
estɛst
restéeʁɛste
assezase
dedə
tempstɑ̃
sursyʁ
tontɔ̃
coeur
;
lelə
charmeʃaʁm
a
opéréɔpeʁe
...
avec colère
JOSÉ
Nenə
memə
parlepaʁl
plusply
,
tuty
entendsɑ̃tɑ̃
,
jeʒə
tetə
défendsdefɑ̃
dedə
memə
parlerpaʁle
…
CARMEN
C'est
trèstʁɛ
bienbjɛ̃
,
seigneursɛɲœʁ
officierɔfisje
,
c'est
trèstʁɛ
bienbjɛ̃
.
Vousvu
memə
défendezdefɑ̃de
dedə
parlerpaʁle
,
jeʒə
nenə
parleraipaʁləʁɛ
plusply
.
No 10 - Séguedille et duo
CARMEN
Prèspʁɛ
desde
rempartsʁɑ̃paʁ
dedə
Sévillesevij
,
Chezʃe
monmɔ̃
amiami
Lillas
Pastia
,
J'irai
danserdɑ̃se
lala
séguedille
Ete
boirebwaʁ
dudy
Manzanilla
!
J'irai
chezʃe
monmɔ̃
amiami
Lillas
Pastia
.
Ouiwi
,
maismɛ
toutetut
seulesœl
onɔ̃
s'ennuie
,
Ete
lesle
vraisvʁɛ
plaisirspleziʁ
sontsɔ̃
à
deuxdø
.
Doncdɔ̃k
pourpuʁ
memə
tenirtəniʁ
compagniekɔ̃paɲi
,
J'emmènerai
monmɔ̃
amoureuxamuʁø
Monmɔ̃
amoureuxamuʁø
!
...
Ilil
estɛst
auo
diabledjabl
Jeʒə
l'ai
mismi
à
lala
portepɔʁt
hierijɛʁ
.
Monmɔ̃
pauvrepovʁ
coeur
trèstʁɛ
consolablekɔ̃sɔlabl
,
Monmɔ̃
coeur
estɛst
librelibʁ
commekɔm
l'air
.
J'ai
desde
galantsgalɑ̃
à
lala
douzaineduzɛn
,
Maismɛ
ilsil
nenə
sontsɔ̃
paspa
à
monmɔ̃
grégʁe
;
Voicivwasi
lala
finfɛ̃
dedə
lala
semainesmɛn
,
Quiki
veutvø
m'aimer
jeʒə
l'aimerai
.
Quiki
veutvø
monmɔ̃
âmeam
...
elleɛl
estɛst
à
prendrepʁɑ̃dʁ
.
Vousvu
arrivezaʁive
auo
bonbɔ̃
momentmɔmɑ̃
,
Jeʒə
n'ai
guèregɛʁ
lelə
tempstɑ̃
d'attendre
,
Carkaʁ
avecavɛk
monmɔ̃
nouvelnuvɛl
amantamɑ̃
Prèspʁɛ
desde
rempartsʁɑ̃paʁ
dedə
Sévillesevij
.
Chezʃe
monmɔ̃
amiami
Lillas
Pastia
,
J'irai
danserdɑ̃se
lala
séguedille
Ete
boirebwaʁ
dudy
Manzanilla
.
Ouiwi
,
j'irai
chezʃe
monmɔ̃
amiami
Lillas
Pastia
!
JOSÉ
Tais-toi
,
jeʒə
t'avais
ditdi
dedə
nenə
paspa
memə
parlerpaʁle
.
CARMEN
Jeʒə
nenə
tetə
parlepaʁl
paspa
...
jeʒə
chanteʃɑ̃t
pourpuʁ
moi-mêmemwamɛm
,
Ete
jeʒə
pensepɑ̃s
...
ilil
n'est
paspa
défendudefɑ̃dy
dedə
penserpɑ̃se
,
Jeʒə
pensepɑ̃s
à
certainsɛʁtɛ̃
officierɔfisje
quiki
m'aime
,
Ete
qu'à
monmɔ̃
tourtuʁ
,
ouiwi
qu'à
monmɔ̃
tourtuʁ
Jeʒə
pourraispuʁɛ
bienbjɛ̃
aimerɛme
!
JOSÉ
Carmen
!
CARMEN
Monmɔ̃
officierɔfisje
n'est
paspa
unœ̃
capitainekapitɛn
,
Paspa
mêmemɛm
unœ̃
lieutenantljøtnɑ̃
,
Ilil
n'est
quekə
brigadierbʁigadje
.
Maismɛ
c'est
assezase
pourpuʁ
uneyn
bohémiennebɔemjɛn
,
Ete
jeʒə
daignedeɲ
m'en
contenterkɔ̃tɑ̃te
!
déliant la corde qui attache les mains de Carmen
JOSÉ
Carmen
,
jeʒə
suissɥi
commekɔm
unœ̃
hommeɔm
ivreivʁ
,
Sisi
jeʒə
cèdesɛd
,
sisi
jeʒə
memə
livrelivʁ
,
Tata
promessepʁɔmɛs
,
tuty
lala
tiendrastjɛ̃dʁa
.
Aha
!
Sisi
jeʒə
t'aime
,
Carmen
,
Carmen
tuty
m'aimeras
.
CARMEN
Ouiwi
…
JOSÉ
Chezʃe
Lillas
Pastia
.
CARMEN
Nousnu
danseronsdɑ̃səʁɔ̃
lala
séguedille
Enɑ̃
buvantbyvɑ̃
dudy
manzanilla
.
JOSÉ
Tuty
lelə
prometspʁɔmɛ
!
Carmen
!
Tuty
lelə
prometspʁɔmɛ
!
CARMEN
Aha
!
Prèspʁɛ
desde
rempartsʁɑ̃paʁ
dedə
Sévillesevij
Chezʃe
monmɔ̃
amiami
Lillas
Pastia
,
Nousnu
danseronsdɑ̃səʁɔ̃
lala
séguedille
Ete
boironsbwaʁɔ̃
dudy
Manzanilla
.
Tra
lala
lala
lala
lala
lala
lala
lala
lala
lala
lala
!
JOSÉ
Lelə
lieutenantljøtnɑ̃
!
...
Prenezpʁəne
gardegaʁd
.
Carmen va se replacer sur son escabeau, les mains derrière le dos. Rentre Zuniga.
No 11 - Final
ZUNIGA
Voicivwasi
l'ordre
,
partezpaʁte
ete
faitesfɛt
bonnebɔn
gardegaʁd
…
bas, à José
CARMEN
Enɑ̃
cheminʃmɛ̃
jeʒə
tetə
pousseraipusəʁɛ
,
jeʒə
tetə
pousseraipusəʁɛ
Aussiosi
fortfɔʁ
quekə
jeʒə
lelə
pourraipuʁɛ
Laisse-toi
renverserʁɑ̃vɛʁse
...
lelə
resteʁɛst
memə
regardeʁəgaʁd
!
Elle se place entre les deux dragons. José à côté d'elle.
Les femmes et les bourgeois pendant ce temps sont rentrés en scène toujours maintenus à distance par les dragons .
Carmen traverse la scène de gauche à droite allant vers le pont...
CARMEN
L'amour
estɛst
enfantɑ̃fɑ̃
dedə
Bohèmebɔɛm
,
Ilil
n'a
jamaisʒamɛ
connukɔny
dedə
loilwa
;
Sisi
tuty
nenə
m'aimes
paspa
,
jeʒə
t'aime
,
Sisi
jeʒə
t'aime
,
prendspʁɑ̃
gardegaʁd
à
toitwa
.
En arrivant à l'entrée du pont à droite, Carmen pousse José qui se laisse renverser. Confusion, désordre, Carmen s'enfuit. Arrivée au milieu du pont, elle s'arrête un instant, jette sa corde à la volée par-dessus le parapet du pont et se sauve pendant que sur la scène, avec de grands éclats de rire, les cigarières entourent le lieutenant.
DEUXIÈME ACTE
La taverne de Lillas Pastia. Tables à droite et à gauche. Carmen, Mercédès, Frasquita, le lieutenant Zuniga, Morales et un lieutenant. C'est la fin d'un dîner. La table est en désordre. Les officiers et les bohémiens raclent de la guitare dans un coin de la taverne et deux bohémiennes, au milieu de la scène, dansent.
Carmen est assise regardant danser les bohémiennes, le lieutenant lui parle bas, mais elle ne fait aucune attention à lui. Elle se lève tout à coup et se met à chanter.
No 12 - Chanson bohème
CARMEN
Lesle
tringlestʁɛ̃gl
desde
sistres
tintaienttɛ̃tɛ
Avecavɛk
unœ̃
éclatekla
métalliquemetalik
.
Ete
sursyʁ
cettesɛt
étrangeetʁɑ̃ʒ
musiquemyzik
Lesle
zingarellas
sesə
levaientləvɛ
.
Tambourstɑ̃buʁ
dedə
basquebask
allaientalɛ
leurlœʁ
traintʁɛ̃
.
Ete
lesle
guitaresgitaʁ
forcenéesfɔʁsəne
Grincaient
soussu
desde
mainsmɛ̃
obstinéesɔpstine
,
Mêmemɛm
chansonʃɑ̃sɔ̃
,
mêmemɛm
refrainʁəfʁɛ̃
.
Tra
lala
lala
lala
lala
lala
lala
,
Tra
lala
lala
lala
lala
.
Sur ce refrain, les bohémiennes dansent.
CARMEN
CARMEN
,
FRASQUITA
ete
MERCÉDÈS
Tra
lala
lala
lala
lala
,
Tra
lala
lala
lala
lala
.
Lesle
anneauxano
dedə
cuivrekɥivʁ
ete
d'argent
Reluisaient
sursyʁ
lesle
peauxpo
bistréesbistʁe
;
D'orange
ouu
dedə
rougeʁuʒ
zébrées
Lesle
étoffesetɔf
flottaientflɔtɛ
auo
ventvɑ̃
:
Lala
dansedɑ̃s
auo
chantʃɑ̃
sesə
mariaitmaʁjɛ
D'abord
indéciseɛ̃desiz
ete
timidetimid
.
Plusply
viveviv
ensuiteɑ̃sɥit
ete
plusply
rapideʁapid
,
Celasəla
montaitmɔ̃tɛ
,
montaitmɔ̃tɛ
,
montaitmɔ̃tɛ
!
Tra
lala
lala
lala
lala
lala
lala
lala
,
Tra
lala
lala
lala
lala
lala
.
CARMEN
,
FRASQUITA
ete
MERCÉDÈS
Tra
lala
lala
lala
lala
,
Tra
lala
lala
lala
lala
.
Lesle
bohémiensbɔemjɛ̃
à
tourtuʁ
dedə
brasbʁa
,
Dedə
leurslœʁ
instrumentsɛ̃stʁymɑ̃
faisaientfɛzɛ
rageʁaʒ
,
Ete
cetsɛt
éblouissantebluisɑ̃
tapagetapaʒ
,
Ensorcelaitɑ̃sɔʁsəlɛ
lesle
zingaras
!
Soussu
lelə
rythmeʁitm
dedə
lala
chansonʃɑ̃sɔ̃
,
Ardentes
,
follesfɔl
,
enfiévrées
,
Ellesɛl
sesə
laissaientlɛsɛ
,
enivréesɑ̃nivʁe
,
Emporterɑ̃pɔʁte
parpaʁ
lelə
tourbillontuʁbijɔ̃
!
Tra
lala
lala
lala
lala
lala
lala
,
Tra
lala
lala
lala
lala
.
CARMEN
,
FRASQUITA
ete
MERCÉDÈS
Tra
lala
lala
lala
lala
,
Tra
lala
lala
lala
lala
.
Mouvement de danse très rapide, très violent. Carmen elle-même danse et vient, avec les dernières notes de l'orchestre, tomber haletante sur un banc de la taverne. Après la danse, Lillas Pastia se met à tourner autour des officiers d'un air embarrassé.
Dialogue parlé
ZUNIGA
Vousvu
avezave
quelquekɛlkə
choseʃoz
à
nousnu
dirediʁ
,
maîtremɛtʁ
Lillas
Pastia
?
PASTIA
Monmɔ̃
Dieudjø
,
messieurs
…
MORALES
Parlepaʁl
,
voyonsvwajɔ̃
…
PASTIA
Ilil
commencekɔmɑ̃s
à
sesə
fairefɛʁ
tardtaʁ
...
ete
jeʒə
suissɥi
,
plusply
quekə
personnepɛʁsɔn
,
obligéɔbliʒe
d'observer
lesle
règlementsʁɛgləmɑ̃
.
Monsieurməsjø
lelə
corrégidor
étantetɑ̃
assezase
malmal
disposédispoze
à
monmɔ̃
égardegaʁ
...
jeʒə
nenə
saissɛ
paspa
pourquoipuʁkwa
ilil
estɛst
malmal
disposédispoze
...
ZUNIGA
Jeʒə
lelə
saissɛ
trèstʁɛ
bienbjɛ̃
,
moimwa
.
C'est
parce
quekə
tontɔ̃
aubergeobɛʁʒ
estɛst
lelə
rendez-vousʁɑ̃devu
ordinaireɔʁdinɛʁ
dedə
toustu
lesle
contrebandierskɔ̃tʁebɑ̃dje
dedə
lala
provincepʁɔvɛ̃s
.
PASTIA
Quekə
cesə
soitswa
pourpuʁ
cettesɛt
raisonʁɛzɔ̃
ouu
pourpuʁ
uneyn
autreotʁ
,
jeʒə
suissɥi
obligéɔbliʒe
dedə
prendrepʁɑ̃dʁ
gardegaʁd
...
orɔʁ
,
jeʒə
vousvu
lelə
répèteʁepɛt
,
ilil
commencekɔmɑ̃s
à
sesə
fairefɛʁ
tardtaʁ
.
MORALES
Celasəla
veutvø
dirediʁ
quekə
tuty
nousnu
metsmɛ
à
lala
portepɔʁt
!…
PASTIA
Oho
!
nonnɔ̃
,
messieurs
lesle
officiersɔfisje
...
oho
!
nonnɔ̃
...
jeʒə
vousvu
faisfɛ
seulementsœlmɑ̃
observerɔpsɛʁve
quekə
monmɔ̃
aubergeobɛʁʒ
devraitdəvʁɛ
êtreɛtʁ
ferméefɛʁme
depuisdəpɥi
dixdis
minutesminyt
…
ZUNIGA
Dieudjø
saitsɛ
cesə
quiki
s'y
passepas
dansdɑ̃
tontɔ̃
aubergeobɛʁʒ
uneyn
foisfwa
qu'elle
estɛst
ferméefɛʁme
…
PASTIA
Oho
!
monmɔ̃
lieutenantljøtnɑ̃
…
ZUNIGA
Enfinɑ̃fɛ̃
,
nousnu
avonsavɔ̃
encoreɑ̃kɔʁ
,
avantavɑ̃
l'appel
,
lelə
tempstɑ̃
d'aller
passerpase
uneyn
heureœʁ
auo
théâtreteatʁ
...
vousvu
y
viendrezvjɛ̃dʁe
avecavɛk
nousnu
,
n'est-ce
paspa
,
lesle
bellesbɛl
?
Pastia fait signe aux bohémiennes de refuser.
FRASQUITA
Nonnɔ̃
,
messieurs
lesle
officiersɔfisje
,
nonnɔ̃
,
nousnu
restonsʁɛstɔ̃
iciisi
,
nousnu
.
ZUNIGA
Commentkɔmɑ̃
,
vousvu
nenə
viendrezvjɛ̃dʁe
paspa
MERCÉDÈS
C'est
impossibleɛ̃pɔsibl
...
MORALES
Mercédès
!
MERCÉDÈS
Jeʒə
regretteʁəgʁɛt
…
MORALES
Frasquita
!
…
FRASQUITA
Jeʒə
suissɥi
désoléedezɔle
…
ZUNIGA
Maismɛ
toitwa
,
Carmen
,
jeʒə
suissɥi
bienbjɛ̃
sûrsyʁ
quekə
tuty
nenə
refuserasʁəfyzəʁa
paspa
…
CARMEN
C'est
cesə
quiki
vousvu
trompetʁɔ̃p
,
monmɔ̃
lieutenantljøtnɑ̃
...
Jeʒə
refuseʁəfyz
ete
encoreɑ̃kɔʁ
plusply
nettementnɛtmɑ̃
qu'elles
deuxdø
sisi
c'est
possiblepɔsibl
…
Pendant que le lieutenant parle à Carmen, Moralès et les deux autres lieutenants essayent de fléchir Frasquita et Mercédès.
ZUNIGA
Tuty
m'en
veuxvø
?
CARMEN
Pourquoipuʁkwa
vousvu
enɑ̃
voudrais-je
?
ZUNIGA
Parce
qu'il
y
a
unœ̃
moismwa
,
j'ai
euy
lala
cruautékʁyote
dedə
t'envoyer
à
lala
prisonpʁizɔ̃
…
comme si elle ne se rappelait pas
CARMEN
A
lala
prisonpʁizɔ̃
?
ZUNIGA
J'étais
dedə
servicesɛʁvis
,
jeʒə
nenə
pouvaispuvɛ
paspa
fairefɛʁ
autrementotʁəmɑ̃
.
même jeu
CARMEN
A
lala
prisonpʁizɔ̃
...
jeʒə
nenə
memə
souvienssuvjɛ̃
paspa
d'être
alléeale
à
lala
prisonpʁizɔ̃
…
ZUNIGA
Jeʒə
saissɛ
pardieupaʁdjø
bienbjɛ̃
quekə
tuty
n'y
esɛ
paspa
alléeale
...
lelə
brigadierbʁigadje
quiki
étaitetɛ
chargéʃaʁʒe
dedə
tetə
conduirekɔ̃dɥiʁ
ayantajɑ̃
jugéʒyʒe
à
propospʁɔpo
dedə
tetə
laisserlɛse
échappereʃape
...
ete
dedə
sesə
fairefɛʁ
dégraderdegʁade
ete
emprisonnerɑ̃pʁizɔne
pourpuʁ
celasəla
...
sérieuse
CARMEN
Dégraderdegʁade
ete
emprisonnerɑ̃pʁizɔne
?
...
ZUNIGA
Monmɔ̃
Dieudjø
ouiwi
...
onɔ̃
n'a
paspa
vouluvuly
admettreadmɛtʁ
qu'une
aussiosi
petitepətit
mainmɛ̃
aitɛ
étéete
assezase
fortefɔʁt
pourpuʁ
renverserʁɑ̃vɛʁse
unœ̃
hommeɔm
...
CARMEN
Oho
!
ZUNIGA
Celasəla
n'a
paspa
parupaʁy
naturelnatyʁɛl
…
CARMEN
Ete
cesə
pauvrepovʁ
garçongaʁsɔ̃
estɛst
redevenuʁədəvəny
simplesɛ̃pl
soldatsɔlda
?
ZUNIGA
Ouiwi
...
ete
ilil
a
passépase
unœ̃
moismwa
enɑ̃
prisonpʁizɔ̃
…
CARMEN
Maismɛ
ilil
enɑ̃
estɛst
sortisɔʁti
?
ZUNIGA
Depuisdəpɥi
hierijɛʁ
seulementsœlmɑ̃
!
faisant claquer ses castagnettes
CARMEN
Touttu
estɛst
bienbjɛ̃
,
puisqu'il
enɑ̃
estɛst
sortisɔʁti
,
touttu
estɛst
bienbjɛ̃
.
ZUNIGA
À
lala
bonnebɔn
heureœʁ
,
tuty
tetə
consoleskɔ̃sɔl
vitevit
…
à part
CARMEN
Ete
j'ai
raisonʁɛzɔ̃
...
Haut
CARMEN
Sisi
vousvu
m'en
croyezkʁwaje
,
vousvu
ferezfɛʁe
commekɔm
moimwa
,
vousvu
voulezvule
nousnu
emmenerɑ̃mne
,
nousnu
nenə
voulonsvulɔ̃
paspa
vousvu
suivresɥivʁ
...
vousvu
vousvu
consolerezkɔ̃sɔləʁe
…
MORALES
Ilil
faudrafodʁa
bienbjɛ̃
.
La scène est interrompue par un choeur chanté dans la coulisse.
No 13 - Choeur
CHOEUR
Vivatviva
!
Vivatviva
lelə
torerotɔʁeʁo
!
Vivatviva
!
Vivatviva
Escamillo
!
Jamaisʒamɛ
hommeɔm
intrépideɛ̃tʁepid
N'a
parpaʁ
unœ̃
coupku
plusply
beaubo
D'une
mainmɛ̃
plusply
rapideʁapid
Terrassétɛʁase
lelə
taureautɔʁo
!
Vivatviva
!
Vivatviva
!
Vivatviva
!
ZUNIGA
Qu'est-ce
quekə
c'est
quekə
çasa
?
MERCÉDÈS
Uneyn
promenadepʁɔmnad
auxo
flambeauxflɑ̃bo
…
MORALES
Ete
quiki
promène-t-on
?
FRASQUITA
Jeʒə
lelə
reconnaisʁəkɔnɛ
...
c'est
Escamillo
...
unœ̃
torerotɔʁeʁo
quiki
s'est
faitfɛ
remarquerʁəmaʁke
auxo
dernièresdɛʁnjɛʁ
courseskuʁs
dedə
Grenadegʁənad
ete
quiki
prometpʁɔmɛ
d'égaler
lala
gloireglwaʁ
dedə
Montesmɔ̃t
ete
dedə
Pepe
Illo
…
ZUNIGA
Pardieupaʁdjø
,
ilil
fautfo
lelə
fairefɛʁ
venirvəniʁ
...
nousnu
boironsbwaʁɔ̃
enɑ̃
sonsɔ̃
honneurɔnœʁ
!
MORALES
C'est
celasəla
,
jeʒə
vaisvɛ
l'inviter
.
Il va êi la fenêtre.
MORALES
Monsieurməsjø
lelə
torerotɔʁeʁo
...
voulez-vous
nousnu
fairefɛʁ
l'amitié
dedə
montermɔ̃te
iciisi
?
Vousvu
y
trouvereztʁuvəʁe
desde
gensʒɑ̃
quiki
aimentɛm
fortfɔʁ
toustu
ceuxsø
quiki
,
commekɔm
vousvu
,
ontɔ̃
dedə
l'adresse
ete
dudy
couragekuʁaʒ
…
Quittant la fenêtre
MORALES
Ilil
vientvjɛ̃
…
suppliant
PASTIA
Messieurs
lesle
officiersɔfisje
,
jeʒə
vousvu
avaisavɛ
ditdi
…
ZUNIGA
Ayezaje
lala
bontébɔ̃te
dedə
nousnu
laisserlɛse
tranquillestʁɑ̃kil
,
maîtremɛtʁ
Lillas
Pastia
,
ete
faites-nous
apporterapɔʁte
dedə
quoikwa
boirebwaʁ
...
CHOEUR
Vivatviva
!
Vivatviva
lelə
torerotɔʁeʁo
!
Vivatviva
!
Vivatviva
Escamillo
!
Vivatviva
!
Vivatviva
!
vivatviva
!
Paraît Escamillo.
Dialogue parlé
ZUNIGA
Cessɛ
damesdam
ete
nousnu
,
vousvu
remercionsʁəmɛʁsjɔ̃
d'avoir
acceptéaksɛpte
notrenɔtʁ
invitationɛ̃vitasjɔ̃
;
nousnu
n'avons
paspa
vouluvuly
vousvu
laisserlɛse
passerpase
sanssɑ̃
boirebwaʁ
avecavɛk
vousvu
auo
grandgʁɑ̃
artaʁ
dedə
lala
tauromachietɔʁɔmaʃi
.
ESCAMILLO
Messieurs
lesle
officiersɔfisje
,
jeʒə
vousvu
remercieʁəmɛʁsi
.
No 14 - Couplets
ESCAMILLO
Votrevɔtʁ
toasttost
...
jeʒə
peuxpø
vousvu
lelə
rendreʁɑ̃dʁ
,
Señors
,
Señors
,
carkaʁ
avecavɛk
lesle
soldatssɔlda
Ouiwi
lesle
torerostɔʁeʁo
peuventpœv
s'entendre
,
Pourpuʁ
plaisirspleziʁ
ilsil
ontɔ̃
lesle
combatskɔ̃ba
.
Lelə
cirquesiʁk
estɛst
pleinplɛ̃
,
c'est
jourʒuʁ
dedə
fêtefɛt
,
Lelə
cirquesiʁk
estɛst
pleinplɛ̃
dudy
hautʼo
enɑ̃
basba
.
Lesle
spectateursspɛktatœʁ
perdantpɛʁdɑ̃
lala
têtetɛt
,
Lesle
spectateursspɛktatœʁ
s'interpellent
à
grandsgʁɑ̃
fracasfʁaka
:
Apostrophesapɔstʁɔf
,
criskʁi
ete
tapagetapaʒ
Pousséspuse
jusquesʒyskə
à
lala
fureurfyʁœʁ
.
Carkaʁ
c'est
lala
fêtefɛt
dudy
couragekuʁaʒ
,
C'est
lala
fêtefɛt
desde
gensʒɑ̃
dedə
courkuʁ
.
Allonsalɔ̃
enɑ̃
gardegaʁd
!
Allonsalɔ̃
!
Allonsalɔ̃
!
Aha
!
Toréadortɔʁeadɔʁ
,
enɑ̃
gardegaʁd
,
Toréadortɔʁeadɔʁ
,
toréadortɔʁeadɔʁ
,
Ete
songesɔ̃ʒ
bienbjɛ̃
,
ouiwi
songesɔ̃ʒ
enɑ̃
combattantkɔ̃batɑ̃
Qu'un
oeil
noirnwaʁ
tetə
regardeʁəgaʁd
Ete
quekə
l'amour
t'attend
.
Toréadortɔʁeadɔʁ
,
l'amour
,
L'amour
t'attend
!
TOUS
Toréadortɔʁeadɔʁ
enɑ̃
gardegaʁd
,
Toréadortɔʁeadɔʁ
,
toréadortɔʁeadɔʁ
Enɑ̃
combattantkɔ̃batɑ̃
songesɔ̃ʒ
qu'un
oeil
noirnwaʁ
tetə
regardeʁəgaʁd
Ete
quekə
l'amour
t'attend
,
Toréadortɔʁeadɔʁ
,
l'amour
,
l'amour
t'attend
!
ESCAMILLO
Touttu
d'un
coupku
onɔ̃
faitfɛ
silencesilɑ̃s
;
Onɔ̃
faitfɛ
silencesilɑ̃s
.
Aha
quekə
sesə
passe-t-il
?
Plusply
dedə
criskʁi
;
c'est
l'instant
Lelə
taureautɔʁo
s'élance
enɑ̃
bondissantbɔ̃disɑ̃
horsʼɔʁ
dudy
toriltɔʁil
…
Ilil
s'élance
,
ilil
entreɑ̃tʁ
,
ilil
frappefʁap
,
unœ̃
chevalʃval
rouleʁul
Entraînantɑ̃tʁɛnɑ̃
unœ̃
picadorpikadɔʁ
.
«
Aha
bravobʁavo
toro
!»,
hurleʼyʁl
lala
fouleful
.
Lelə
taureautɔʁo
vava
...
ilil
vientvjɛ̃
...
ilil
vientvjɛ̃
ete
frappefʁap
encor
!
Enɑ̃
secouantsəkwɑ̃
sesse
banderillesbɑ̃dʁij
,
Pleinplɛ̃
dedə
fureurfyʁœʁ
,
ilil
courtkuʁ
!
Lelə
cirquesiʁk
estɛst
pleinplɛ̃
dedə
sangsɑ̃
;
Onɔ̃
sesə
sauvesov
,
onɔ̃
franchitfʁɑ̃ʃi
lesle
grillesgʁij
;
C'est
tontɔ̃
tourtuʁ
maintenantmɛ̃tnɑ̃
.
Allonsalɔ̃
enɑ̃
gardegaʁd
!
Allonsalɔ̃
!
Allonsalɔ̃
!
Aha
!
Toréadortɔʁeadɔʁ
,
enɑ̃
gardegaʁd
!
Toréadortɔʁeadɔʁ
,
toréadortɔʁeadɔʁ
!
Ete
songesɔ̃ʒ
bienbjɛ̃
,
ouiwi
songesɔ̃ʒ
enɑ̃
combattantkɔ̃batɑ̃
Qu'un
oeil
noirnwaʁ
tetə
regardeʁəgaʁd
Ete
quekə
l'amour
t'attend
.
Toréadortɔʁeadɔʁ
,
l'amour
t'attend
!
TOUS
Toréadortɔʁeadɔʁ
enɑ̃
gardegaʁd
!
Toréadortɔʁeadɔʁ
!
Toréadortɔʁeadɔʁ
!
Enɑ̃
combattantkɔ̃batɑ̃
songesɔ̃ʒ
qu'un
oeil
noirnwaʁ
tetə
regardeʁəgaʁd
,
Ete
quekə
l'amour
t'attend
.
Toréadortɔʁeadɔʁ
,
l'amour
,
l'amour
t'attend
!
MERCÉDÈS
L'amour
!
ESCAMILLO
L'amour
!
FRASQUITA
L'amour
!
ESCAMILLO
L'amour
!
CARMEN
L'amour
!
ESCAMILLO
L'amour
!
TOUS
Toréadortɔʁeadɔʁ
,
Toréadortɔʁeadɔʁ
!
L'amour
t'attend
!
On boit, on échange des poignées de main avec le toréador.
Dialogue parlé
PASTIA
Messieurs
lesle
officiersɔfisje
,
jeʒə
vousvu
enɑ̃
priepʁi
.
ZUNIGA
C'est
bienbjɛ̃
,
c'est
bienbjɛ̃
,
nousnu
partonspaʁtɔ̃
.
Les officiers commencent à se préparer à partir. - Escamillo se trouve près de Carmen.
ESCAMILLO
Dis-moi
tontɔ̃
nomnɔ̃
,
ete
lala
premièrepʁəmjɛʁ
foisfwa
quekə
jeʒə
frapperaifʁapəʁɛ
lelə
taureautɔʁo
,
cesə
serasəʁa
tontɔ̃
nomnɔ̃
quekə
jeʒə
prononceraipʁɔnɔ̃səʁɛ
.
CARMEN
Jeʒə
m'appelle
lala
Carmencita
.
ESCAMILLO
Lala
Carmencita
?
CARMEN
Carmen
,
lala
Carmencita
,
commekɔm
tuty
voudrasvudʁa
.
ESCAMILLO
Ehe
bienbjɛ̃
!
Carmen
ouu
lala
Carmencita
,
sisi
jeʒə
m'avisais
dedə
t'aimer
ete
d'être
aiméɛme
dedə
toitwa
,
qu'est-ce
quekə
tuty
memə
répondraisʁepɔ̃dʁɛ
?
CARMEN
Jeʒə
répondraisʁepɔ̃dʁɛ
quekə
tuty
peuxpø
m'aimer
touttu
à
tontɔ̃
aiseɛz
,
maismɛ
quekə
quantkɑ̃
à
êtreɛtʁ
aiméɛme
dedə
moimwa
pourpuʁ
lelə
momentmɔmɑ̃
,
ilil
n'y
fautfo
paspa
songersɔ̃ʒe
!
ESCAMILLO
Aha
!
CARMEN
C'est
commekɔm
çasa
.
ESCAMILLO
J'attendrai
alorsalɔʁ
ete
jeʒə
memə
contenteraikɔ̃tɑ̃təʁɛ
d'espérer
…
CARMEN
Ilil
n'est
paspa
défendudefɑ̃dy
d'attendre
ete
ilil
estɛst
toujourstuʒuʁ
agréableagʁeabl
d'espérer
.
à Frasquita et à Mercédès
MORALES
Vousvu
nenə
venezvəne
paspa
décidémentdesidemɑ̃
?
sur un nouveau signe de Pastia
FRASQUITA
Maismɛ
nonnɔ̃
,
maismɛ
nonnɔ̃
…
à Zuniga
MORALES
Mauvaisemovɛz
campagnekɑ̃paɲ
,
lieutenantljøtnɑ̃
.
ZUNIGA
Bahba
!
Lala
bataillebataj
n'est
paspa
encoreɑ̃kɔʁ
perduepɛʁdy
...
Bas à Carmen
ZUNIGA
Ecoute-moi
,
Carmen
,
puisquepɥiskə
tuty
nenə
veuxvø
paspa
venirvəniʁ
avecavɛk
nousnu
,
c'est
moimwa
quiki
dansdɑ̃
uneyn
heureœʁ
reviendraiʁəvjɛ̃dʁɛ
iciisi
.
CARMEN
Iciisi
?
ZUNIGA
Ouiwi
,
dansdɑ̃
uneyn
heureœʁ
...
aprèsapʁɛ
l'appel
.
CARMEN
Jeʒə
nenə
vousvu
conseillekɔ̃sej
paspa
dedə
revenirʁəvniʁ
…
riant
ZUNIGA
Jeʒə
reviendraiʁəvjɛ̃dʁɛ
touttu
dedə
mêmemɛm
.
haut
ZUNIGA
Nousnu
partonspaʁtɔ̃
avecavɛk
vousvu
,
torerotɔʁeʁo
,
ete
nousnu
nousnu
joindronsʒwɛ̃dʁɔ̃
auo
cortègekɔʁtɛʒ
quiki
vousvu
accompagneakɔ̃paɲ
.
ESCAMILLO
C'est
unœ̃
grandgʁɑ̃
honneurɔnœʁ
pourpuʁ
moimwa
,
jeʒə
tâcheraitaʃəʁɛ
dedə
nenə
paspa
m'en
montrermɔ̃tʁe
indigneɛ̃diɲ
lorsquelɔʁskə
jeʒə
combattraikɔ̃batʁɛ
soussu
vosvo
yeuxjø
.
Tout le monde sort, excepté Carmen, Frasquita, Mercédès et Lillas Pastia.
à Pastia
FRASQUITA
Pourquoipuʁkwa
étais-tu
sisi
pressépʁese
dedə
lesle
fairefɛʁ
partirpaʁtiʁ
ete
pourquoipuʁkwa
nousnu
as-tu
faitfɛ
signesiɲ
dedə
nenə
paspa
lesle
suivresɥivʁ
?
PASTIA
Lelə
Dancaïre
ete
lelə
Remendado
viennentvjɛ̃n
d'arriver
...
ilsil
ontɔ̃
à
vousvu
parlerpaʁle
dedə
vosvo
affairesafɛʁ
,
desde
affairesafɛʁ
d'Egypte
.
CARMEN
Lelə
Dancaïre
ete
lelə
Remendado
?
ouvrant une porte et appelant du geste
PASTIA
Ouiwi
,
lesle
voicivwasi
...
teneztəne
…
Entrent le Dancaïre et le Remendado. - Pastia ferme les portes, met les volets, etc.
FRASQUITA
Ehe
bienbjɛ̃
,
lesle
nouvellesnuvɛl
?
LE DANCAÏRE
Paspa
troptʁo
mauvaisesmovɛz
,
lesle
nouvellesnuvɛl
;
nousnu
arrivonsaʁivɔ̃
dedə
Gibraltarʒibʁaltaʁ
…
LE REMENDADO
Jolie
villevil
,
Gibraltarʒibʁaltaʁ
!
...
Onɔ̃
y
voitvwa
desde
Anglaisɑ̃glɛ
,
beaucoupboku
d'Anglais
,
dedə
jolisʒɔli
hommesɔm
lesle
Anglaisɑ̃glɛ
;
unœ̃
peupø
froidsfʁwa
,
maismɛ
distinguésdistɛ̃ge
.
LE DANCAÏRE
Remendado
!
LE REMENDADO
Patronpatʁɔ̃
?
mettant la main sur son couteau
LE DANCAÏRE
Vousvu
comprenezkɔ̃pʁəne
?
LE REMENDADO
Parfaitementpaʁfɛtmɑ̃
,
patronpatʁɔ̃
…
LE DANCAÏRE
Taisez-vous
,
alorsalɔʁ
.
Nousnu
arrivonsaʁivɔ̃
dedə
Gibraltarʒibʁaltaʁ
,
nousnu
avonsavɔ̃
arrangéaʁɑ̃ʒe
,
avecavɛk
unœ̃
patronpatʁɔ̃
dedə
navirenaviʁ
,
l'embarquement
dedə
marchandisesmaʁʃɑ̃diz
anglaisesɑ̃glɛz
.
Nousnu
ironsiʁɔ̃
lesle
attendreatɑ̃dʁ
prèspʁɛ
dedə
lala
côtekot
,
nousnu
enɑ̃
cacheronskaʃəʁɔ̃
uneyn
partiepaʁti
dansdɑ̃
lala
montagnemɔ̃taɲ
ete
nousnu
feronsfəʁɔ̃
passerpase
lelə
resteʁɛst
.
Toustu
nosno
camaradeskamaʁad
ontɔ̃
étéete
prévenuspʁevəny
...
ilsil
sontsɔ̃
iciisi
,
cachéskaʃe
,
maismɛ
c'est
dedə
vousvu
troistʁwa
surtoutsyʁtu
dontdɔ̃
nousnu
avonsavɔ̃
besoinbəzwɛ̃
...
vousvu
allezale
partirpaʁtiʁ
avecavɛk
nousnu
...
riant
CARMEN
Pourpuʁ
quoikwa
fairefɛʁ
?
Pourpuʁ
vousvu
aiderɛde
à
porterpɔʁte
desde
ballotsbalo
?…
LE REMENDADO
Oho
!
Nonnɔ̃
...
fairefɛʁ
porterpɔʁte
desde
ballotsbalo
à
desde
damesdam
...
çasa
nenə
seraitsəʁɛ
paspa
distinguédistɛ̃ge
.
menaçant
LE DANCAÏRE
Remendado
?
LE REMENDADO
Ouiwi
,
patronpatʁɔ̃
.
LE DANCAÏRE
Nousnu
nenə
vousvu
feronsfəʁɔ̃
paspa
porterpɔʁte
dedə
ballotsbalo
,
maismɛ
nousnu
avonsavɔ̃
besoinbəzwɛ̃
dedə
vousvu
pourpuʁ
autreotʁ
choseʃoz
.
No 15 - Quintette
LE DANCAÏRE
Nousnu
avonsavɔ̃
enɑ̃
têtetɛt
uneyn
affaireafɛʁ
.
MERCÉDÈS
ete
FRASQUITA
Est-elle
bonnebɔn
,
dites-nous
?
Elleɛl
estɛst
admirableadmiʁabl
,
mama
chèreʃɛʁ
Maismɛ
nousnu
avonsavɔ̃
besoinbəzwɛ̃
dedə
vousvu
.
LE REMENDADO
Ouiwi
,
nousnu
avonsavɔ̃
besoinbəzwɛ̃
dedə
vousvu
!
CARMEN
Dedə
nousnu
?
LE DANCAÏRE
Dedə
vousvu
!
FRASQUITA
Dedə
nousnu
?
LE REMENDADO
Dedə
vousvu
!
MERCÉDÈS
Dedə
nousnu
?
FRASQUITA
,
MERCÉDÈS
ete
CARMEN
Quoikwa
!
Vousvu
avezave
besoinbəzwɛ̃
dedə
nousnu
?
LElə
REMENDADO
ete
LElə
DANCAÏRE
Ouiwi
,
nousnu
avonsavɔ̃
besoinbəzwɛ̃
dedə
vousvu
!
Carkaʁ
nousnu
l'avouons
humblementœ̃bləmɑ̃
,
Ete
fortfɔʁ
respectueusementʁɛspɛktɥøzmɑ̃
,
Ouiwi
nousnu
l'avouons
humblementœ̃bləmɑ̃
:
Quandkɑ̃
ilil
s'agit
dedə
tromperietʁɔpʁi
,
Dedə
duperiedypʁi
,
dedə
volerie
,
Ilil
estɛst
toujourstuʒuʁ
bonbɔ̃
,
sursyʁ
mama
foifwa
,
D'avoir
lesle
femmesfam
avecavɛk
soiswa
,
Ete
sanssɑ̃
ellesɛl
,
Mesme
toutestut
bellesbɛl
,
Onɔ̃
nenə
faitfɛ
jamaisʒamɛ
rienʁjɛ̃
dedə
bienbjɛ̃
.
FRASQUITA
,
MERCÉDÈS
ete
CARMEN
Quoikwa
!
Sanssɑ̃
nousnu
jamaisʒamɛ
rienʁjɛ̃
Dedə
bienbjɛ̃
?
LElə
DANCAÏRE
ete
LElə
REMENDADO
N'êtes
vousvu
paspa
dedə
cetsɛt
avisavi
?
FRASQUITA
,
MERCÉDÈS
ete
CARMEN
Sisi
faitfɛ
,
jeʒə
suissɥi
dedə
cetsɛt
avisavi
.
Sisi
faitfɛ
vraimentvʁɛmɑ̃
jeʒə
suissɥi
dedə
cetsɛt
avisavi
.
TOUS
Quandkɑ̃
ilil
s'agit
dedə
tromperietʁɔpʁi
,
Dedə
duperiedypʁi
,
dedə
volerie
Ilil
estɛst
toujourstuʒuʁ
bonbɔ̃
sursyʁ
mama
foifwa
D'avoir
lesle
femmesfam
avecavɛk
soiswa
.
Ete
sanssɑ̃
ellesɛl
,
lesle
toutestut
bellesbɛl
,
Onɔ̃
nenə
faitfɛ
jamaisʒamɛ
rienʁjɛ̃
dedə
bienbjɛ̃
.
LE DANCAÏRE
C'est
ditdi
alorsalɔʁ
,
vousvu
partirezpaʁtiʁe
.
MERCÉDÈS
ete
FRASQUITA
Quandkɑ̃
vousvu
voudrezvudʁe
.
LE REMENDADO
Maismɛ
touttu
dedə
suitesɥit
.
CARMEN
Aha
!
Permettezpɛʁmɛte
,
permettezpɛʁmɛte
.
à Mercédès et à Frasquita
CARMEN
S'il
vousvu
plaîtplɛ
dedə
partirpaʁtiʁ
,
partezpaʁte
.
Maismɛ
jeʒə
nenə
suissɥi
paspa
dudy
voyagevwajaʒ
;
Jeʒə
nenə
parspaʁ
paspa
...
jeʒə
nenə
parspaʁ
paspa
.
LElə
REMENDADO
ete
LElə
DANCAÏRE
Carmen
,
monmɔ̃
amouramuʁ
,
tuty
viendrasvjɛ̃dʁa
,
Ete
tuty
n'auras
paspa
lelə
couragekuʁaʒ
Dedə
nousnu
laisserlɛse
dansdɑ̃
l'embarras
.
Jeʒə
nenə
parspaʁ
paspa
,
jeʒə
nenə
parspaʁ
paspa
.
FRASQUITA
ete
MERCÉDÈS
Aha
!
Mama
Carmen
tuty
viendrasvjɛ̃dʁa
!
LE DANCAÏRE
Maismɛ
auo
moinsmwɛ̃
lala
raisonʁɛzɔ̃
,
Carmen
tuty
lala
dirasdiʁa
?
FRASQUJTA
,
MERCÉDÈS
,
LElə
DANCAÏRE
ete
LElə
REMENDADO
Lala
raisonʁɛzɔ̃
!
Lala
raisonʁɛzɔ̃
!
Lala
raisonʁɛzɔ̃
!
Lala
raisonʁɛzɔ̃
!
CARMEN
Jeʒə
lala
diraidiʁɛ
certainementsɛʁtɛnmɑ̃
.
LElə
DANCAIRE
,
LElə
REMENDADO
,
FRASQUITA
ete
MERCÉDÈS
Voyonsvwajɔ̃
!
Voyonsvwajɔ̃
!
Voyonsvwajɔ̃
!
Voyonsvwajɔ̃
!
Lala
raisonʁɛzɔ̃
c'est
qu'en
cesə
momentmɔmɑ̃
...
LElə
DANCAÏRE
ete
LElə
REMENDADO
Ehe
bienbjɛ̃
?
FRASQUITA
ete
MERCÉDÈS
Ehe
bienbjɛ̃
?
Jeʒə
suissɥi
amoureuseamuʁøz
.
LElə
DANCAÏRE
ete
LElə
REMENDADO
Qu'a-t-elle
ditdi
?
Qu'a-t-elle
ditdi
?
FRASQUITA
ete
MERCÉDÈS
Elleɛl
ditdi
qu'elle
estɛst
amoureuseamuʁøz
!
LElə
DANCAÏRE
,
LElə
REMENDADO
,
FRASQUITA
ete
MERCÉDÈS
Amoureuseamuʁøz
!
Amoureuseamuʁøz
!
LE DANCAÏRE
Voyonsvwajɔ̃
,
Carmen
,
soisswa
sérieuseseʁjøz
.
CARMEN
Amoureuseamuʁøz
à
perdrepɛʁdʁ
l'esprit
.
LElə
DANCAÏRE
ete
LElə
REMENDADO
Lala
choseʃoz
certessɛʁt
nousnu
étonneetɔn
,
Maismɛ
cesə
n'est
paspa
lelə
premierpʁəmje
jourʒuʁ
Oùu
vousvu
aurezɔʁe
susy
,
mama
mignonnemiɲɔn
.
Fairefɛʁ
marchermaʁʃe
dedə
frontfʁɔ̃
lelə
devoirdəvwaʁ
ete
l'amour
.
Mesme
amisami
,
jeʒə
seraissəʁɛ
fortfɔʁ
aiseɛz
Dedə
pouvoirpuvwaʁ
partirpaʁtiʁ
avecavɛk
vousvu
cesə
soirswaʁ
,
Maismɛ
cettesɛt
foisfwa
,
nenə
vousvu
déplaisedeplɛz
,
Ilil
faudrafodʁa
quekə
l'amour
passepas
avantavɑ̃
lelə
devoirdəvwaʁ
.
LE DANCAÏRE
Cesə
n'est
paspa
làla
tontɔ̃
dernierdɛʁnje
motmo
?
CARMEN
Absolumentapsɔlymɑ̃
.
LE REMENDADO
Ilil
fautfo
quekə
tuty
tetə
laisseslɛs
attendriratɑ̃dʁiʁ
.
TOUS
Ilil
fautfo
venirvəniʁ
,
Carmen
,
ilil
fautfo
venirvəniʁ
.
Pourpuʁ
notrenɔtʁ
affaireafɛʁ
,
C'est
nécessairenesesɛʁ
,
Carkaʁ
entreɑ̃tʁ
nousnu
...
CARMEN
Quantkɑ̃
à
celasəla
,
jeʒə
l'admets
avecavɛk
vousvu
.
TOUS
Quandkɑ̃
ilil
s'agit
dedə
tromperietʁɔpʁi
,
Dedə
duperiedypʁi
,
dedə
volerie
,
etc.
Dialogue parlé
LE DANCAÏRE
Enɑ̃
voilàvwala
assezase
;
jeʒə
t'ai
ditdi
qu'il
fallaitfalɛ
venirvəniʁ
,
ete
tuty
viendrasvjɛ̃dʁa
…
jeʒə
suissɥi
lelə
chefʃɛf
…
CARMEN
Commentkɔmɑ̃
dis-tu
çasa
?
LE DANCAÏRE
Jeʒə
tetə
disdi
quekə
jeʒə
suissɥi
lelə
chefʃɛf
…
CARMEN
Ete
tuty
croiskʁwa
quekə
jeʒə
t'obéirai
?
furieux
LE DANCAÏRE
Carmen
!
…
très calme
CARMEN
Ehe
bienbjɛ̃
!
se jetant entre le Dancaïre et Carmen
LE REMENDADO
Jeʒə
vousvu
enɑ̃
priepʁi
...
desde
personnespɛʁsɔn
sisi
distinguéesdistɛ̃ge
…
envoyant un coup de pied que le Remendado évite.
LE DANCAÏRE
Attrapeatʁap
çasa
,
toitwa
…
se redressant
LE REMENDADO
Patronpatʁɔ̃
LE DANCAÏRE
Qu'est-ce
quekə
c'est
?
LE REMENDADO
Rienʁjɛ̃
,
patronpatʁɔ̃
!
LE DANCAÏRE
Amoureuseamuʁøz
...
cesə
n'est
paspa
uneyn
raisonʁɛzɔ̃
,
celasəla
.
LE REMENDADO
Lelə
faitfɛ
estɛst
quekə
cesə
n'en
estɛst
paspa
uneyn
...
moimwa
aussiosi
jeʒə
suissɥi
amoureuxamuʁø
ete
çasa
nenə
m'empêche
paspa
dedə
memə
rendreʁɑ̃dʁ
utileytil
.
CARMEN
Partezpaʁte
sanssɑ̃
moimwa
…
j'irai
vousvu
rejoindreʁəʒwɛ̃dʁ
demaindəmɛ̃
,
maismɛ
pourpuʁ
cesə
soirswaʁ
jeʒə
resteʁɛst
…
FRASQUITA
Jeʒə
nenə
t'ai
jamaisʒamɛ
vuevy
commekɔm
celasəla
;
quiki
attends-tu
doncdɔ̃k
?…
MERCÉDÈS
Cesə
soldatsɔlda
quiki
étaitetɛ
enɑ̃
prisonpʁizɔ̃
?
CARMEN
Ouiwi
FRASQUITA
Ete
à
quiki
,
ilil
y
a
quinzekɛ̃z
joursʒuʁ
,
lelə
geôlierʒolje
a
remisʁəmi
dedə
tata
partpaʁ
unœ̃
painpɛ̃
dansdɑ̃
lequelləkɛl
ilil
y
avaitavɛ
uneyn
piècepjɛs
d'or
ete
uneyn
limelim
?
remontant vers la fenêtre
CARMEN
Ouiwi
.
LE DANCAÏRE
Ilil
s'en
estɛst
servisɛʁvi
dedə
cettesɛt
limelim
?
CARMEN
Nonnɔ̃
.
LE DANCAÏRE
Tuty
voisvwa
bienbjɛ̃
!
Tontɔ̃
soldatsɔlda
auraoʁa
euy
peurpœʁ
d'être
punipyni
plusply
rudementʁydmɑ̃
qu'il
nenə
l'avait
étéete
;
cesə
soirswaʁ
encoreɑ̃kɔʁ
ilil
auraoʁa
peurpœʁ
…
tuty
aurasoʁa
beaubo
entr'ouvrir
lesle
voletsvɔlɛ
ete
regarderʁəgaʁde
s'il
vientvjɛ̃
,
jeʒə
parieraispaʁjəʁɛ
qu'il
nenə
viendravjɛ̃dʁa
paspa
.
CARMEN
Nenə
pariepaʁi
paspa
,
tuty
perdraispɛʁdʁɛ
…
No 16 - Chanson
la voix très éloignée
JOSÉ
Halte-là
!
Quiki
vava
làla
?
Dragondʁagɔ̃
d'Almanza
…
CARMEN
Écoutezekute
!
Lelə
voilàvwala
!
JOSÉ
Oùu
t'en
vas-tu
parpaʁ
làla
,
Dragondʁagɔ̃
d'Almanza
!
Moimwa
jeʒə
m'en
vaisvɛ
fairefɛʁ
Mordremɔʁdʁ
lala
poussièrepusjɛʁ
À
monmɔ̃
adversaireadvɛʁsɛʁ
.
S'il
enɑ̃
estɛst
ainsiɛ̃si
,
Passezpase
monmɔ̃
amiami
.
Affaireafɛʁ
d'honneur
,
Affaireafɛʁ
dedə
courkuʁ
,
Pourpuʁ
nousnu
touttu
estɛst
làla
.
Dragondʁagɔ̃
d'Almanza
!
Carmen, le Dancaïre, le Remendado, Mercédès et Frasquita, par les volets entr'ouverts, regardent venir Don José.
Dialogue parlé
MERCÉDÈS
C'est
unœ̃
dragondʁagɔ̃
,
mama
foifwa
.
FRASQUITA
Ete
unœ̃
beaubo
dragondʁagɔ̃
.
à Carmen
LE DANCAÏRE
Ehe
bienbjɛ̃
,
puisquepɥiskə
tuty
nenə
veuxvø
venirvəniʁ
quekə
demaindəmɛ̃
,
sais-tu
auo
moinsmwɛ̃
cesə
quekə
tuty
devraisdəvʁɛ
fairefɛʁ
?
CARMEN
Qu'est-ce
quekə
jeʒə
devraisdəvʁɛ
fairefɛʁ
?
LE DANCAÏRE
Tuty
devraisdəvʁɛ
déciderdeside
tontɔ̃
dragondʁagɔ̃
à
venirvəniʁ
avecavɛk
toitwa
ete
à
sesə
joindreʒwɛ̃dʁ
à
nousnu
.
CARMEN
Aha
!
...
Sisi
celasəla
sesə
pouvaitpuvɛ
!
...
maismɛ
ilil
n'y
fautfo
paspa
penserpɑ̃se
cesə
sontsɔ̃
desde
bêtisesbetiz
.
.
.
ilil
estɛst
troptʁo
niaisnjɛ
.
LE DANCAÏRE
Pourquoipuʁkwa
l'aimes-tu
puisquepɥiskə
tuty
convienskɔ̃vjɛ̃
toi-mêmetwamɛm
…
CARMEN
Parce
qu'il
estɛst
joliʒɔli
garçongaʁsɔ̃
doncdɔ̃k
ete
qu'il
memə
plaîtplɛ
.
avec fatuité
LE REMENDADO
Lelə
patronpatʁɔ̃
nenə
comprendkɔ̃pʁɑ̃
paspa
çasa
,
luilɥi
…
qu'il
suffise
d'être
joliʒɔli
garçongaʁsɔ̃
pourpuʁ
plaireplɛʁ
auxo
femmesfam
…
LE DANCAÏRE
Attendsatɑ̃
unœ̃
peupø
,
toitwa
,
attendsatɑ̃
unœ̃
peupø
…
Le Remendado se sauve et sort. Le Dancaïre le poursuit et sort à son tour entraînant Mercédès et Frasquita qui essaient de le calmer.
la voix beaucoup plus rapprochée
JOSÉ
Halte-là
!
Quiki
vava
làla
?
Dragondʁagɔ̃
d'Almanza
!
Oùu
t'en
vas-tu
parpaʁ
làla
,
Dragondʁagɔ̃
d'Almanza
?
Exactɛgzakt
ete
fidèlefidɛl
,
jeʒə
vaisvɛ
oùu
m'appelle
L'amour
dedə
mama
bellebɛl
.
S'il
enɑ̃
estɛst
ainsiɛ̃si
,
Passezpase
monmɔ̃
amiami
,
Affaireafɛʁ
d'honneur
,
Affaireafɛʁ
dedə
coeur
,
Pourpuʁ
nousnu
touttu
estɛst
làla
.
Dragondʁagɔ̃
d'Almanza
!
CARMEN
Enfinɑ̃fɛ̃
...
tetə
voilàvwala
...
C'est
bienbjɛ̃
heureuxœʁø
!
JOSÉ
Ilil
y
a
deuxdø
heuresœʁ
seulementsœlmɑ̃
quekə
jeʒə
suissɥi
sortisɔʁti
dedə
prisonpʁizɔ̃
.
CARMEN
Quiki
t'empêchait
dedə
sortirsɔʁtiʁ
plusply
tôtto
?
Jeʒə
t'avais
envoyéɑ̃vwaje
uneyn
limelim
ete
uneyn
piècepjɛs
d'or
...
avecavɛk
lala
limelim
ilil
fallaitfalɛ
sciersje
lelə
plusply
grosgʁo
barreaubaʁo
dedə
tata
prisonpʁizɔ̃
...
avecavɛk
lala
piècepjɛs
d'or
ilil
fallaitfalɛ
,
chezʃe
lelə
premierpʁəmje
fripierfʁipje
venuvəny
,
changerʃɑ̃ʒe
tontɔ̃
uniformeynifɔʁm
pourpuʁ
unœ̃
habitabi
bourgeoisbuʁʒwa
.
JOSÉ
Enɑ̃
effetefɛ
,
touttu
celasəla
étaitetɛ
possiblepɔsibl
.
CARMEN
Pourquoipuʁkwa
nenə
l'as-tu
paspa
faitfɛ
?
JOSÉ
Quekə
veux-tu
?
J'ai
encoreɑ̃kɔʁ
monmɔ̃
honneurɔnœʁ
dedə
soldatsɔlda
,
ete
déserterdezɛʁte
memə
sembleraitsɑ̃bləʁɛ
unœ̃
grandgʁɑ̃
crimekʁim
...
Oho
!
Jeʒə
nenə
t'en
suissɥi
paspa
moinsmwɛ̃
reconnaissantʁəkɔnɛsɑ̃
...
Tuty
m'as
envoyéɑ̃vwaje
uneyn
limelim
ete
uneyn
piècepjɛs
d'or
...
Lala
limelim
memə
servirasɛʁviʁa
pourpuʁ
affilerafile
mama
lancelɑ̃s
ete
jeʒə
lala
gardegaʁd
commekɔm
souvenirsuvniʁ
dedə
toitwa
.
Lui tendant la pièce d'or.
JOSÉ
Quantkɑ̃
à
l'argent
…
CARMEN
Tienstjɛ̃
,
ilil
l'a
gardégaʁde
…
Çasa
sesə
trouvetʁuv
à
merveillemɛʁvɛj
…
Criant et frappant
CARMEN
Holàʼɔla
!
…
Lillas
Pastia
,
holàʼɔla
!
…
nousnu
mangeronsmɑ̃ʒəʁɔ̃
touttu
,
tuty
memə
régalesʁegal
...
Holàʼɔla
!
Holàʼɔla
!
Entre Pastia
l'empêchant de crier
PASTIA
Prenezpʁəne
doncdɔ̃k
gardegaʁd
…
lui jetant la pièce
CARMEN
Tienstjɛ̃
,
attrapeatʁap
...
ete
apporte-nous
desde
fruitsfʁɥi
confitskɔ̃fi
;
apporte-nous
desde
bonbonsbɔ̃bɔ̃
,
apporte-nous
desde
orangesɔʁɑ̃ʒ
,
apporte-nous
dudy
Manzanilla
...
apporte-nous
dedə
touttu
cesə
quekə
tuty
asa
,
dedə
touttu
,
dedə
touttu
…
PASTIA
Touttu
dedə
suitesɥit
,
Mademoisellemadmwazɛl
Carmencita
.
à José
CARMEN
Tuty
m'en
veuxvø
alorsalɔʁ
ete
tuty
regrettesʁəgʁɛt
dedə
t'être
faitfɛ
mettremɛtʁ
enɑ̃
prisonpʁizɔ̃
pourpuʁ
mesme
beauxbo
yeuxjø
?
JOSÉ
Quantkɑ̃
à
celasəla
nonnɔ̃
,
parpaʁ
exempleɛgzɑ̃pl
.
CARMEN
Vraimentvʁɛmɑ̃
?
JOSÉ
L'on
m'a
mismi
enɑ̃
prisonpʁizɔ̃
,
l'on
m'a
ôtéote
monmɔ̃
gradegʁad
,
maismɛ
çasa
m'est
égalegal
.
CARMEN
Parce
quekə
tuty
m'aimes
?
JOSÉ
Ouiwi
,
parce
quekə
jeʒə
t'aime
,
parce
quekə
jeʒə
t'adore
.
mettant ses deux mains dans les mains de José
CARMEN
Jeʒə
paiepɛ
mesme
dettesdɛt
...
c'est
notrenɔtʁ
loilwa
à
nousnu
autresotʁ
bohémiennesbɔemjɛn
...
Jeʒə
paiepɛ
mesme
dettesdɛt
,
jeʒə
paiepɛ
mesme
dettesdɛt
…
Rentre Lillas Pastia apportant sur un plateau des oranges, des bonbons, des fruits confits, du Manzanilla.
CARMEN
Metsmɛ
touttu
celasəla
iciisi
…
unœ̃
seulsœl
coupku
,
n'aie
paspa
peurpœʁ
…
Pastia obéit et la moitié des objets roule par terre.
CARMEN
Çasa
nenə
faitfɛ
rienʁjɛ̃
,
nousnu
ramasseronsʁamasəʁɔ̃
touttu
celasəla
nous-mêmesnumɛm
.
Sauve-toi
maintenantmɛ̃tnɑ̃
,
sauve-toi
,
sauve-toi
.
Pastia sort.
CARMEN
Mets-toi
làla
ete
mangeonsmɑ̃ʒɔ̃
dedə
touttu
!
Dedə
touttu
!
Dedə
touttu
!
Elle est assise; Don José s'assied en face d'elle.
JOSÉ
Tuty
croqueskʁɔk
lesle
bonbonsbɔ̃bɔ̃
commekɔm
unœ̃
enfantɑ̃fɑ̃
dedə
sixsis
ansɑ̃
…
CARMEN
C'est
quekə
jeʒə
lesle
aimeɛm
...
Tontɔ̃
lieutenantljøtnɑ̃
étaitetɛ
iciisi
touttu
à
l'heure
,
avecavɛk
d'autres
officiersɔfisje
,
ilil
nousnu
ontɔ̃
faitfɛ
danserdɑ̃se
lala
Romalis
…
JOSÉ
Tuty
asa
dansédɑ̃se
?
CARMEN
Ouiwi
;
ete
quandkɑ̃
j'ai
euy
dansédɑ̃se
,
tontɔ̃
lieutenantljøtnɑ̃
s'est
permispɛʁmi
dedə
memə
dirediʁ
qu'il
m'adorait
...
JOSÉ
Carmen
!
CARMEN
Qu'est-ce
quekə
tuty
asa
?
...
Est-ce
quekə
tuty
seraissəʁɛ
jalouxʒalu
,
parpaʁ
hasardʼazaʁ
?
JOSÉ
Maismɛ
certainementsɛʁtɛnmɑ̃
,
jeʒə
suissɥi
jalouxʒalu
…
CARMEN
Aha
bienbjɛ̃
!
...
Canarikanaʁi
,
vava
!
.
Tuty
esɛ
unœ̃
vraivʁɛ
canarikanaʁi
d'habit
ete
dedə
caractèrekaʁaktɛʁ
...
allonsalɔ̃
,
nenə
tetə
fâchefaʃ
paspa
...
pourquoipuʁkwa
es-tu
jalouxʒalu
?
Parce
quekə
j'ai
dansédɑ̃se
touttu
à
l'heure
pourpuʁ
cessɛ
officiersɔfisje
...
Ehe
bienbjɛ̃
,
sisi
tuty
lelə
veuxvø
,
jeʒə
danseraidɑ̃səʁɛ
pourpuʁ
toitwa
maintenantmɛ̃tnɑ̃
,
pourpuʁ
toitwa
seulsœl
.
JOSÉ
Sisi
jeʒə
lelə
veuxvø
,
jeʒə
croiskʁwa
bienbjɛ̃
quekə
jeʒə
lelə
veuxvø
…
CARMEN
Oùu
sontsɔ̃
mesme
castagnetteskastaɲɛt
?
...
Qu'est-ce
quekə
j'ai
faitfɛ
dedə
mesme
castagnetteskastaɲɛt
?
en riant
CARMEN
C'est
toitwa
quiki
memə
lesle
a
prisespʁiz
,
mesme
castagnetteskastaɲɛt
?
JOSÉ
Maismɛ
nonnɔ̃
!
tendrement
CARMEN
Maismɛ
sisi
,
maismɛ
sisi
...
jeʒə
suissɥi
sûre
quekə
c'est
toitwa
...
aha
bahba
!
Enɑ̃
voilàvwala
desde
castagnetteskastaɲɛt
.
Elle casse une assiette, avec deux morceaux de faïence se fait des castagnettes et les essaie ...
CARMEN
Aha
!
Çasa
nenə
vaudra
jamaisʒamɛ
mesme
castagnetteskastaɲɛt
…
Oùu
sont-elles
doncdɔ̃k
?
trouvant les castagnettes sur la table à droite
JOSÉ
Tienstjɛ̃
,
lesle
voicivwasi
.
riant
CARMEN
Aha
!
Tuty
voisvwa
bienbjɛ̃
...
c'est
toitwa
quiki
lesle
avaisavɛ
prisespʁiz
...
JOSÉ
Aha
!
Quekə
jeʒə
t'aime
,
Carmen
,
quekə
jeʒə
t'aime
!
CARMEN
Jeʒə
l'espère
bienbjɛ̃
.
No 17 - Duo
CARMEN
Jeʒə
vaisvɛ
danserdɑ̃se
enɑ̃
votrevɔtʁ
honneurɔnœʁ
Ete
vousvu
verrezvɛʁe
,
seigneursɛɲœʁ
,
Commentkɔmɑ̃
jeʒə
saissɛ
moi-mêmemwamɛm
accompagnerakɔ̃paɲe
mama
dansedɑ̃s
,
Mettez-vous
làla
,
Dondɔn
José
,
jeʒə
commencekɔmɑ̃s
.
Lala
lala
lala
lala
lala
lala
lala
lala
lala
lala
lala
lala
…
Elle fait asseoir Don José dans un coin du théâtre. Petite danse. Carmen du bout des lèvres fredonne un air qu'elle accompagne avec ses castagnettes. Don José la dévore des yeux. On entend au loin, très loin, des clairons qui sonnent la retraite. Don José prête l'oreille. Il croit entendre les clairons, mais les castagnettes de Carmen claquent très bruyamment. Don José s'approche de Carmen, lui prend le bras, et l'oblige à s'arrêter.
JOSÉ
Attendsatɑ̃
unœ̃
peupø
,
Carmen
,
rienʁjɛ̃
qu'un
momentmɔmɑ̃
,
arrêteaʁet
.
CARMEN
Ete
pourquoipuʁkwa
,
s'il
tetə
plaîtplɛ
?
JOSÉ
Ilil
memə
semblesɑ̃bl
,
là-baslaba
…
Ouiwi
,
cesə
sontsɔ̃
nosno
claironsklɛʁɔ̃
quiki
sonnentsɔn
lala
retraiteʁətʁɛt
.
Nenə
lesle
entends-tu
paspa
?
CARMEN
Bravobʁavo
!
Bravobʁavo
!
J'avais
beaubo
fairefɛʁ
…
Ilil
estɛst
mélancoliquemelɑ̃kɔlik
Dedə
danserdɑ̃se
sanssɑ̃
orchestreɔʁkɛstʁ
.
Ete
viveviv
lala
musiquemyzik
quiki
nousnu
tombetɔ̃b
dudy
cielsjɛl
!
Lala
lala
lala
lala
lala
lala
lala
lala
lala
lala
…
Elle reprend sa chanson qui rythme sur la retraite sonnée au dehors par les clairons. Carmen se remet à danser et Don José se remet à
regarder Carmen. La retraite approche … approche... approche... passe sous les fenêtres de l'auberge … puis s'éloigne …
Le son des clairons va s'affaiblissant. Nouvel effort de Don José pour s'arracher à cette contemplation de Carmen ... Il lui prend le bras
et l'oblige encore à s'arrêter.
JOSÉ
Tuty
nenə
m'a
paspa
compriskɔ̃pʁi
…
Carmen
,
c'est
lala
retraiteʁətʁɛt
...
Ilil
fautfo
quekə
,
moimwa
,
jeʒə
rentreʁɑ̃tʁ
auo
quartierkaʁtje
pourpuʁ
l'appel
.
Le bruit de la retraite cesse tout à coup.
regardant Don José qui remet sa giberne et rattache le ceinturon de son sabre.
CARMEN
Auo
quartierkaʁtje
!
Pourpuʁ
l'appel
!
Aha
!
j'étais
vraimentvʁɛmɑ̃
troptʁo
bêtebɛt
!
Jeʒə
memə
mettaismɛtɛ
enɑ̃
quatrekatʁ
ete
jeʒə
faisaisfɛzɛ
desde
fraisfʁɛ
Pourpuʁ
amuseramyze
monsieurməsjø
,
jeʒə
chantaisʃɑ̃tɛ
...
jeʒə
dansaisdɑ̃sɛ
.
Jeʒə
croiskʁwa
,
Dieudjø
memə
pardonnepaʁdɔn
,
Qu'un
peupø
plusply
,
jeʒə
l'aimais
Tata
tata
tata
tata
,
c'est
lelə
claironklɛʁɔ̃
quiki
sonnesɔn
!
Ilil
partpaʁ
!
Ilil
estɛst
partipaʁti
!
Va-t'en
doncdɔ̃k
,
canarikanaʁi
.
Avec fureur, lui envoyant son shako à la volée.
CARMEN
Prendspʁɑ̃
tontɔ̃
shako
,
tontɔ̃
sabresabʁ
,
tata
giberneʒibɛʁn
.
Ete
va-t'en
,
monmɔ̃
garçongaʁsɔ̃
,
Va-t'en
,
Retourneʁətuʁn
à
tata
casernekazɛʁn
.
JOSÉ
C'est
malmal
à
toitwa
,
Carmen
,
dedə
tetə
moquermɔke
dedə
moimwa
;
Jeʒə
souffresufʁ
dedə
partirpaʁtiʁ
...
carkaʁ
jamaisʒamɛ
,
Jamaisʒamɛ
femmefam
,
Jamaisʒamɛ
femmefam
avantavɑ̃
toitwa
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
jamaisʒamɛ
,
jamaisʒamɛ
femmefam
avantavɑ̃
toitwa
Aussiosi
profondémentpʁɔfɔ̃demɑ̃
n'avait
troublétʁuble
monmɔ̃
âmeam
.
CARMEN
Ilil
souffresufʁ
dedə
partirpaʁtiʁ
Carkaʁ
jamaisʒamɛ
femmefam
avantavɑ̃
moimwa
Aussiosi
profondémentpʁɔfɔ̃demɑ̃
N'avait
troublétʁuble
sonsɔ̃
âmeam
!
Tata
tata
tata
tata
,
monmɔ̃
Dieudjø
...
c'est
lala
retraiteʁətʁɛt
.
Tata
ra
tata
tata
,
jeʒə
vaisvɛ
êtreɛtʁ
enɑ̃
retardʁətaʁ
,
Ô
monmɔ̃
Dieudjø
,
ô
monmɔ̃
Dieudjø
c'est
lala
retraiteʁətʁɛt
!
Jeʒə
vaisvɛ
êtreɛtʁ
enɑ̃
retardʁətaʁ
.
Ilil
perdpɛʁ
lala
têtetɛt
.
Ilil
courtkuʁ
,
ete
voilàvwala
sonsɔ̃
amouramuʁ
.
JOSÉ
Ainsiɛ̃si
tuty
nenə
croiskʁwa
paspa
À
monmɔ̃
amouramuʁ
?
CARMEN
Maismɛ
nonnɔ̃
!
JOSÉ
Ehe
bienbjɛ̃
!
Tuty
m'entendras
.
CARMEN
Jeʒə
nenə
veuxvø
rienʁjɛ̃
entendreɑ̃tɑ̃dʁ
…
JOSÉ
Tuty
m'entendras
!
CARMEN
Tuty
vasva
tetə
fairefɛʁ
attendreatɑ̃dʁ
!
Nonnɔ̃
!
Nonnɔ̃
!
Nonnɔ̃
!
Nonnɔ̃
!
violemment
JOSÉ
Tuty
m'entendras
!
Ouiwi
,
tuty
m'entendras
!
Jeʒə
lelə
veuxvø
,
Carmen
,
tuty
m'entendras
!
De la main gauche il a saisi brusquement le bras de Carmen; de la main droite, il va chercher sous sa veste d'uniforme la fleur de cassie que Carmen lui a jetée au premier acte. Il montre cette fleur à Carmen.
JOSÉ
Lala
fleurflœʁ
quekə
tuty
m'avais
jetéeʒəte
,
Dansdɑ̃
mama
prisonpʁizɔ̃
m'était
restéeʁɛste
,
Flétriefletʁi
ete
sèchesɛʃ
,
cettesɛt
fleurflœʁ
Gardaitgaʁdɛ
toujourstuʒuʁ
sasa
doucedus
odeurɔdœʁ
;
Ete
pendantpɑ̃dɑ̃
desde
heuresœʁ
entièresɑ̃tjɛʁ
,
Sursyʁ
mesme
yeuxjø
fermantfɛʁmɑ̃
mesme
paupièrespopjɛʁ
Dedə
cettesɛt
odeurɔdœʁ
jeʒə
m'enivrais
Ete
dansdɑ̃
lala
nuitnɥi
jeʒə
tetə
voyaisvwajɛ
.
Jeʒə
memə
prenaispʁənɛ
à
tetə
maudiremodiʁ
À
tetə
détesterdetɛste
,
à
memə
dirediʁ
:
Pourquoipuʁkwa
faut-il
quekə
lelə
destindɛstɛ̃
L'ait
misemiz
làla
sursyʁ
monmɔ̃
cheminʃmɛ̃
?
Puispɥi
jeʒə
m'accusais
dedə
blasphèmeblasfɛm
Ete
jeʒə
nenə
sentaissɑ̃tɛ
enɑ̃
moi-mêmemwamɛm
Qu'un
seulsœl
désirdeziʁ
,
unœ̃
seulsœl
espoirɛspwaʁ
,
Tetə
revoirʁəvwaʁ
,
ô
Carmen
,
ouiwi
tetə
revoirʁəvwaʁ
!
…
Carkaʁ
tuty
n'avais
euy
qu'à
paraîtrepaʁɛtʁ
,
Qu'à
jeterʒəte
unœ̃
regardʁəgaʁ
sursyʁ
moimwa
Pourpuʁ
t'emparer
dedə
touttu
monmɔ̃
êtreɛtʁ
,
Ô
mama
Carmen
.
Ete
j'étais
uneyn
choseʃoz
à
toitwa
.
Carmen
,
jeʒə
t'aime
!
CARMEN
Nonnɔ̃
,
tuty
nenə
m'aimes
paspa
.
JOSÉ
Quekə
dis-tu
?
CARMEN
Nonnɔ̃
,
tuty
nenə
m'aimes
paspa
,
nonnɔ̃
!
Carkaʁ
sisi
tuty
m'aimais
,
Là-baslaba
,
là-baslaba
tuty
memə
suivraissɥivʁɛ
.
JOSÉ
Carmen
!
CARMEN
Ouiwi
!
Là-baslaba
,
là-baslaba
dansdɑ̃
lala
montagnemɔ̃taɲ
…
JOSÉ
Carmen
!
CARMEN
Là-baslaba
,
là-baslaba
tuty
memə
suivraissɥivʁɛ
,
Sursyʁ
tontɔ̃
chevalʃval
tuty
memə
prendraispʁɑ̃dʁɛ
,
Ete
commekɔm
unœ̃
bravebʁav
à
traverstʁavɛʁ
lala
campagnekɑ̃paɲ
,
Enɑ̃
croupekʁup
,
tuty
m'emporterais
.
Là-baslaba
,
là-baslaba
dansdɑ̃
lala
montagnemɔ̃taɲ
…
JOSÉ
Carmen
!
CARMEN
Là-baslaba
,
là-baslaba
tuty
memə
suivraissɥivʁɛ
.
Tuty
memə
suivraissɥivʁɛ
,
sisi
tuty
m'aimais
.
Tuty
n'y
dépendraisdepɑ̃dʁɛ
dedə
personnepɛʁsɔn
,
Pointpwɛ̃
d'officier
à
quiki
tuty
doivesdwav
obéirɔbeiʁ
,
Ete
pointpwɛ̃
dedə
retraiteʁətʁɛt
quiki
sonnesɔn
Pourpuʁ
dirediʁ
à
l'amoureux
qu'il
estɛst
tempstɑ̃
dedə
partirpaʁtiʁ
.
Lelə
cielsjɛl
ouvertuvɛʁ
,
lala
vievi
erranteɛʁɑ̃t
,
Pourpuʁ
payspei
l'univers
,
ete
pourpuʁ
loilwa
tata
volontévɔlɔ̃te
,
Ete
surtoutsyʁtu
lala
choseʃoz
enivranteɑ̃nivʁɑ̃t
,
Lala
libertélibɛʁte
!
Lala
libertélibɛʁte
!
JOSÉ
Monmɔ̃
Dieudjø
!
CARMEN
Là-baslaba
,
là-baslaba
dansdɑ̃
lala
montagnemɔ̃taɲ
…
JOSÉ
Carmen
!
CARMEN
Là-baslaba
,
là-baslaba
,
sisi
tuty
m'aimais
…
JOSÉ
Tais-toi
!
CARMEN
Là-baslaba
,
là-baslaba
tuty
memə
suivraissɥivʁɛ
!
Sursyʁ
tontɔ̃
chevalʃval
tuty
memə
prendraispʁɑ̃dʁɛ
,
Ete
commekɔm
unœ̃
bravebʁav
à
traverstʁavɛʁ
lala
campagnekɑ̃paɲ
,
Ouiwi
,
tuty
m'emporterais
Sisi
tuty
m'aimais
!
JOSÉ
Aha
!
Carmen
,
hélasʼelas
,
tais-toi
!
Tais-toi
!
Monmɔ̃
Dieudjø
!
Hélasʼelas
!
Hélasʼelas
!
Pitiépitje
!
Carmen
!
Pitiépitje
!
Ô
monmɔ̃
Dieudjø
!
Hélasʼelas
!
CARMEN
Ouiwi
,
n'est-ce
paspa
?
Là-baslaba
,
là-baslaba
tuty
memə
suivrassɥivʁa
.
Tuty
m'aimes
ete
tuty
memə
suivrassɥivʁa
.
Là-baslaba
,
là-baslaba
emporte-moi
!
JOSÉ
Aha
!
Tais-toi
!
Tais-toi
!
S'arrachant brusquement des bras de Carmen.
JOSÉ
Nonnɔ̃
,
jeʒə
nenə
veuxvø
plusply
t'écouter
Quitterkite
monmɔ̃
drapeaudʁapo
...
déserterdezɛʁte
C'est
lala
honteʼɔ̃t
,
c'est
l'infamie
,
jeʒə
n'en
veuxvø
paspa
!
CARMEN
Ehe
bienbjɛ̃
,
parspaʁ
!
JOSÉ
Carmen
,
jeʒə
t'en
priepʁi
.
CARMEN
Nonnɔ̃
,
jeʒə
nenə
t'aime
plusply
,
vava
!
Jeʒə
tetə
haisʼai
!
JOSÉ
Écouteekut
!
Carmen
!
CARMEN
Adieuadjø
!
Maismɛ
adieuadjø
pourpuʁ
jamaisʒamɛ
.
JOSÉ
Ehe
bienbjɛ̃
,
soitswa
!
...
Adieuadjø
,
adieuadjø
pourpuʁ
jamaisʒamɛ
.
CARMEN
Va-t'en
!
JOSÉ
Carmen
!
Adieuadjø
,
adieuadjø
pourpuʁ
jamaisʒamɛ
!
CARMEN
Adieuadjø
!
Il va en courant jusqu'à la porte... Au moment où il y arrive, on frappe... Don José s'arrête. Silence. On frappe encore.
No 18 - Final
ZUNIGA
Holàʼɔla
!
Carmen
!
Holàʼɔla
!
Holàʼɔla
!
JOSÉ
Quiki
frappefʁap
?
Quiki
vientvjɛ̃
làla
?
CARMEN
Tais-toi
!
...
Tais-toi
!
faisant sauter la porte.
ZUNIGA
J'ouvre
moi-mêmemwamɛm
ete
j'entre
.
II entre et voit Don José. A Carmen.
ZUNIGA
Aha
fifi
!
Aha
!
Fifi
lala
bellebɛl
,
Lelə
choixʃwa
n'est
paspa
heureuxœʁø
;
c'est
sesə
mésallier
dedə
prendrepʁɑ̃dʁ
lelə
soldatsɔlda
quandkɑ̃
onɔ̃
a
l'officier
.
à Don José
ZUNIGA
Allonsalɔ̃
!
Décampedekɑ̃p
.
JOSÉ
Nonnɔ̃
.
ZUNIGA
Sisi
faitfɛ
,
tuty
partiraspaʁtiʁa
.
JOSÉ
Jeʒə
nenə
partiraipaʁtiʁɛ
paspa
.
le frappant
ZUNIGA
Drôledʁol
!
sautant sur son sabre
JOSÉ
Tonnerretɔnɛʁ
!
Ilil
vava
pleuvoirpløvwaʁ
desde
coupsku
.
Zuniga dégaine à moitié.
se jetant entre eux deux
CARMEN
Auo
diabledjabl
lelə
jalouxʒalu
!
appelant
CARMEN
À
moimwa
!
À
moimwa
!
Le Dancaïre, le Remendado et les bohémiens paraissent de tous les côtés. Carmen d'un geste montre Zuniga aux bohémiens; le Dancaïre et le Remendado se jettent sur lui, le désarment.
CARMEN
Belbɛl
officierɔfisje
,
belbɛl
officierɔfisje
,
l'amour
Vousvu
joueʒu
enɑ̃
cesə
momentmɔmɑ̃
unœ̃
assezase
vilainvilɛ̃
tourtuʁ
,
Vousvu
arrivezaʁive
fortfɔʁ
malmal
ete
nousnu
sommessɔm
forcésfɔʁse
,
Nenə
voulantvulɑ̃
êtreɛtʁ
dénoncésdenɔ̃se
,
Dedə
vousvu
gardergaʁde
auo
moinsmwɛ̃
pendantpɑ̃dɑ̃
uneyn
heureœʁ
.
LElə
DANCAÏRE
ete
LElə
REMENDADO
Monmɔ̃
cherʃɛʁ
monsieurməsjø
,
monmɔ̃
cherʃɛʁ
monsieurməsjø
,
Nousnu
allonsalɔ̃
s'il
vousvu
plaîtplɛ
quitterkite
cettesɛt
demeuredəmœʁ
.
Vousvu
viendrezvjɛ̃dʁe
avecavɛk
nousnu
?
C'est
uneyn
promenadepʁɔmnad
.
LElə
DANCAÏRE
ete
LElə
REMENDADO
Consentez-vous
?
Consentez-vous
?
Répondezʁepɔ̃de
camaradekamaʁad
!
ZUNIGA
Certainementsɛʁtɛnmɑ̃
,
D'autant
plusply
quekə
votrevɔtʁ
argumentaʁgymɑ̃
Estɛst
unœ̃
dedə
ceuxsø
auxquelsokɛl
Onɔ̃
nenə
résisteʁezist
guèregɛʁ
.
Maismɛ
garegaʁ
à
vousvu
plusply
tardtaʁ
.
avec philosophie
LE DANCAÏRE
Lala
guerregɛʁ
,
c'est
lala
guerregɛʁ
.
Enɑ̃
attendantatɑ̃dɑ̃
,
monmɔ̃
officierɔfisje
,
Passezpase
devantdəvɑ̃
sanssɑ̃
vousvu
fairefɛʁ
prierpʁije
.
LElə
REMENDADO
ete
LElə
CHOEUR
Passezpase
devantdəvɑ̃
sanssɑ̃
vousvu
fairefɛʁ
prierpʁije
.
L'officier sort, emmené par quatre bohémiens, le pistolet à la main.
à Don José
CARMEN
Es-tu
desde
nôtresnotʁ
maintenantmɛ̃tnɑ̃
?
JOSÉ
Ilil
lelə
fautfo
bienbjɛ̃
.
CARMEN
Aha
!
Lelə
motmo
n'est
paspa
galantgalɑ̃
,
Maismɛ
qu'importe
,
vava
,
tuty
t'y
ferasfɛʁa
Quandkɑ̃
tuty
verrasvɛʁa
Commekɔm
c'est
beaubo
lala
vievi
erranteɛʁɑ̃t
,
Pourpuʁ
payspei
l'univers
,
Pourpuʁ
loilwa
tata
volontévɔlɔ̃te
,
Ete
surtoutsyʁtu
lala
choseʃoz
enivranteɑ̃nivʁɑ̃t
:
Lala
libertélibɛʁte
!
Lala
libertélibɛʁte
!
FRASQUITA
,
MERCÉDÈS
,
CARMEN
ete
LESle
FEMMESfam
Suis-nous
à
traverstʁavɛʁ
lala
campagnekɑ̃paɲ
,
Viensvjɛ̃
avecavɛk
nousnu
dansdɑ̃
lala
montagnemɔ̃taɲ
,
Suis-nous
ete
tuty
t'y
ferasfɛʁa
,
tuty
t'y
ferasfɛʁa
Quandkɑ̃
tuty
verrasvɛʁa
,
là-baslaba
,
Commekɔm
c'est
beaubo
lala
vievi
erranteɛʁɑ̃t
,
Pourpuʁ
payspei
l'univers
;
Ete
pourpuʁ
loilwa
sasa
volontévɔlɔ̃te
!
Ete
surtoutsyʁtu
lala
choseʃoz
enivranteɑ̃nivʁɑ̃t
:
Lala
libertélibɛʁte
!
LElə
REMENDADO
,
LElə
DANCAÏRE
ete
LESle
HOMMESɔm
Amiami
,
suis-nous
dansdɑ̃
lala
campagnekɑ̃paɲ
,
Viensvjɛ̃
avecavɛk
nousnu
à
lala
montagnemɔ̃taɲ
,
etc.
JOSÉ
Aha
!
TOUS
Lelə
cielsjɛl
ouvertuvɛʁ
,
lala
vievi
erranteɛʁɑ̃t
,
Pourpuʁ
payspei
touttu
l'univers
Pourpuʁ
loilwa
tata
volontévɔlɔ̃te
,
Ete
surtoutsyʁtu
lala
choseʃoz
enivranteɑ̃nivʁɑ̃t
:
Lala
libertélibɛʁte
!
Lala
libertélibɛʁte
!
TROISIÈME ACTE
Le rideau se lève sur des rochers ... site pittoresque et
sauvage ... Solitude complète et nuit noire. Prélude musical.
Au bout de quelques instants, un contrebandier paraît au haut des rochers, puis un autre, puis deux autres, puis vingt autres çà et là, descendant et escaladant des rochers. Des hommes portent de gros ballots sur les épaules.
No 19 - Sextuor et choeur
CHOEUR
Écouteekut
,
écouteekut
,
compagnonkɔ̃paɲɔ̃
,
écouteekut
,
Lala
fortunefɔʁtyn
estɛst
là-baslaba
,
là-baslaba
,
Maismɛ
prendspʁɑ̃
gardegaʁd
pendantpɑ̃dɑ̃
lala
routeʁut
,
Prendspʁɑ̃
gardegaʁd
dedə
fairefɛʁ
unœ̃
fauxfo
paspa
.
FRASQUITA
,
MERCÉDÈS
,
CARMEN
,
JOSÉ
,
LElə
REMENDADO
ete
LElə
DANCAÏRE
Notrenɔtʁ
métiermetje
estɛst
bonbɔ̃
,
maismɛ
pourpuʁ
lelə
fairefɛʁ
ilil
fautfo
Avoiravwaʁ
uneyn
âmeam
fortefɔʁt
,
Ete
lelə
périlpeʁil
,
lelə
périlpeʁil
estɛst
enɑ̃
hautʼo
,
Ilil
estɛst
enɑ̃
basba
,
ilil
estɛst
enɑ̃
hautʼo
,
Ilil
estɛst
partoutpaʁtu
qu'importe
!
Nousnu
allonsalɔ̃
devantdəvɑ̃
nousnu
,
sanssɑ̃
soucisusi
dudy
torrenttɔʁɑ̃
,
Sanssɑ̃
soucisusi
dedə
l'orage
,
Sanssɑ̃
soucisusi
dudy
soldatsɔlda
,
quiki
là-baslaba
nousnu
attendatɑ̃
,
Ete
nousnu
guetteget
auo
passagepasaʒ
.
Sanssɑ̃
soucisusi
,
nousnu
allonsalɔ̃
enɑ̃
avantavɑ̃
!
Écouteekut
,
compagnonkɔ̃paɲɔ̃
,
écouteekut
,
Lala
fortunefɔʁtyn
estɛst
là-baslaba
,
là-baslaba
...
Maismɛ
prendspʁɑ̃
gardegaʁd
pendantpɑ̃dɑ̃
lala
routeʁut
,
Prendspʁɑ̃
gardegaʁd
dedə
fairefɛʁ
unœ̃
fauxfo
paspa
.
Prendspʁɑ̃
gardegaʁd
!
Prendspʁɑ̃
gardegaʁd
!
Dialogue parlé
LE DANCAÏRE
Halteʼalt
!
Nousnu
allonsalɔ̃
nousnu
arrêteraʁete
iciisi
...
ceuxsø
quiki
ontɔ̃
sommeilsɔmɛj
pourrontpuʁɔ̃
dormirdɔʁmiʁ
pendantpɑ̃dɑ̃
uneyn
demi-heuredəmijœʁ
…
s'étendant avec volupté
LE REMENDADO
Aha
!
LE DANCAÏRE
Jeʒə
vaisvɛ
,
moimwa
,
voirvwaʁ
s'il
y
a
moyenmwajɛ̃
dedə
fairefɛʁ
entrerɑ̃tʁe
lesle
marchandisesmaʁʃɑ̃diz
dansdɑ̃
lala
villevil
...
uneyn
brèchebʁɛʃ
s'est
faitefɛt
dansdɑ̃
lelə
murmyʁ
d'enceinte
ete
nousnu
pourrionspuʁjɔ̃
passerpase
parpaʁ
làla
;
malheureusementmalœʁøzmɑ̃
onɔ̃
a
mismi
unœ̃
factionnairefaksjɔnɛʁ
pourpuʁ
gardergaʁde
cettesɛt
brèchebʁɛʃ
.
JOSÉ
Lillas
Pastia
nousnu
a
faitfɛ
savoirsavwaʁ
quekə
,
cettesɛt
nuitnɥi
,
cesə
factionnairefaksjɔnɛʁ
seraitsəʁɛ
unœ̃
hommeɔm
à
nousnu
…
LE DANCAÏRE
Ouiwi
,
maismɛ
Lillas
Pastia
a
pupy
sesə
trompertʁɔ̃pe
...
lelə
factionnairefaksjɔnɛʁ
qu'il
veutvø
dirediʁ
a
pupy
êtreɛtʁ
changéʃɑ̃ʒe
...
Avantavɑ̃
d'aller
plusply
loinlwɛ̃
jeʒə
nenə
trouvetʁuv
paspa
mauvaismovɛ
dedə
m'assurer
moi-mêmemwamɛm
...
appelant
LE DANCAÏRE
Remendado
!
se réveillant
LE REMENDADO
Héʼe
?
LE DANCAÏRE
Deboutdəbu
,
tuty
vasva
venirvəniʁ
avecavɛk
moimwa
…
LE REMENDADO
Maismɛ
,
patronpatʁɔ̃
…
LE DANCAÏRE
Qu'est-ce
quekə
c'est
?
se levant
LE REMENDADO
Voilàvwala
,
patronpatʁɔ̃
,
voilàvwala
!
…
LE DANCAÏRE
Allonsalɔ̃
,
passepas
devantdəvɑ̃
.
LE REMENDADO
Ete
moimwa
quiki
rêvaisʁɛvɛ
quekə
j'allais
pouvoirpuvwaʁ
dormirdɔʁmiʁ
…
C'était
unœ̃
rêveʁɛv
,
hélasʼelas
!
C'était
unœ̃
rêveʁɛv
!
...
Il sort suivi du Dancaïre.
Pendant la scène entre Carmen et José, quelques
bohémiens allument un feu près duquel Mercédès et Frasquita viennent s'asseoir, les autres se roulent dans leurs manteaux, se couchent et s'endorment.
JOSÉ
Voyonsvwajɔ̃
,
Carmen
...
sisi
jeʒə
t'ai
parlépaʁle
troptʁo
durementdyʁmɑ̃
,
jeʒə
t'en
demandedəmɑ̃d
pardonpaʁdɔ̃
,
faisonsfɛzɔ̃
lala
paixpɛ
.
CARMEN
Nonnɔ̃
.
JOSÉ
Tuty
nenə
m'aimes
plusply
,
alorsalɔʁ
?
CARMEN
Cesə
quiki
estɛst
sûrsyʁ
,
c'est
quekə
jeʒə
t'aime
beaucoupboku
moinsmwɛ̃
qu'autrefois
...
ete
quekə
sisi
tuty
continueskɔ̃tiny
à
t'y
prendrepʁɑ̃dʁ
dedə
cettesɛt
façon-là
,
jeʒə
finiraifiniʁɛ
parpaʁ
nenə
plusply
t'aimer
dudy
touttu
...
Jeʒə
nenə
veuxvø
paspa
êtreɛtʁ
tourmentéetuʁmɑ̃te
nini
surtoutsyʁtu
commandéekɔmɑ̃de
.
Cesə
quekə
jeʒə
veuxvø
,
c'est
êtreɛtʁ
librelibʁ
ete
fairefɛʁ
cesə
quiki
memə
plaîtplɛ
.
JOSÉ
Tuty
esɛ
lelə
diabledjabl
,
Carmen
?
CARMEN
Ouiwi
.
Qu'est-ce
quekə
tuty
regardesʁəgaʁd
làla
,
à
quoikwa
penses-tu
?
JOSÉ
Jeʒə
memə
disdi
quekə
là-baslaba
...
à
septsɛt
ouu
huitʼɥit
lieuesljø
d'ici
touttu
auo
plusply
,
ilil
y
a
unœ̃
villagevilaʒ
,
ete
dansdɑ̃
cesə
villagevilaʒ
uneyn
bonnebɔn
vieillevjɛj
femmefam
quiki
croitkʁwa
quekə
jeʒə
suissɥi
encoreɑ̃kɔʁ
unœ̃
honnêteɔnɛt
hommeɔm
...
CARMEN
Uneyn
bonnebɔn
vieillevjɛj
femmefam
?
JOSÉ
Ouiwi
;
mama
mèremɛʁ
.
CARMEN
Tata
mèremɛʁ
...
Ehe
bienbjɛ̃
làla
,
vraivʁɛ
,
tuty
nenə
feraisfəʁɛ
paspa
malmal
d'aller
lala
retrouverʁətʁuve
,
carkaʁ
décidémentdesidemɑ̃
tuty
n'es
paspa
faitfɛ
pourpuʁ
vivrevivʁ
avecavɛk
nousnu
...
chienʃjɛ̃
ete
louplu
nenə
fontfɔ̃
paspa
longtempslɔ̃tɑ̃
bonbɔ̃
ménagemenaʒ
…
JOSÉ
Carmen
…
CARMEN
Sanssɑ̃
compterkɔ̃te
quekə
lelə
métiermetje
n'est
paspa
sanssɑ̃
périlpeʁil
pourpuʁ
ceuxsø
quiki
,
commekɔm
toitwa
,
refusentʁəfyz
dedə
sesə
cacherkaʃe
quandkɑ̃
ilsil
entendentɑ̃tɑ̃d
desde
coupsku
dedə
fusilfyzi
...
plusieursplyzjœʁ
desde
nôtresnotʁ
y
ontɔ̃
laissélɛse
leurlœʁ
peaupo
,
tontɔ̃
tourtuʁ
viendravjɛ̃dʁa
.
JOSÉ
Ete
lelə
tientjɛ̃
aussiosi
...
sisi
tuty
memə
parlespaʁl
encoreɑ̃kɔʁ
dedə
nousnu
séparersepaʁe
ete
situ
nenə
tetə
conduiskɔ̃dɥi
paspa
avecavɛk
moimwa
commekɔm
jeʒə
veuxvø
quekə
tuty
tetə
conduiseskɔ̃dɥiz
…
CARMEN
Tuty
memə
tueraistyʁɛ
,
peut-êtrepøtɛtʁ
?
José ne répond pas.
CARMEN
A
lala
bonnebɔn
heureœʁ
…
j'ai
vuvy
plusieursplyzjœʁ
foisfwa
dansdɑ̃
lesle
carteskaʁt
quekə
nousnu
devionsdəvjɔ̃
finirfiniʁ
ensembleɑ̃sɑ̃bl
.
Faisant claquer ses castagnettes.
CARMEN
Bahba
!
Arriveaʁiv
quiki
planteplɑ̃t
…
JOSÉ
Tuty
esɛ
lelə
diabledjabl
,
Carmen
?
...
CARMEN
Maismɛ
ouiwi
,
jeʒə
tetə
l'ai
déjàdeʒa
ditdi
…
Elle tourne le dos à José et va s'asseoir près de Mercédès et de Frasquita. - Après un instant d'indécision, José s'éloigne à son tour et va s'étendre sur les rochers. - Pendant les dernières répliques de
la scène, Mercédès et Frasquita ont étalé des cartes
devant elles.
No 20 - Trio
MERCÉDÈS
Mêlonsmelɔ̃
!
FRASQUITA
Mêlonsmelɔ̃
!
MERCÉDÈS
Couponskupɔ̃
!
FRASQUITA
Couponskupɔ̃
.
MERCÉDÈS
Bienbjɛ̃
,
c'est
celasəla
.
FRASQUITA
Bienbjɛ̃
,
c'est
celasəla
.
MERCÉDÈS
Troistʁwa
carteskaʁt
iciisi
…
FRASQUITA
Troistʁwa
carteskaʁt
iciisi
…
MERCÉDÈS
Quatrekatʁ
làla
!
FRASQUITA
Quatrekatʁ
làla
.
MERCEDES
ete
FRASQUITA
Ete
maintenantmɛ̃tnɑ̃
,
parlezpaʁle
,
mesme
bellesbɛl
,
Dedə
l'avenir
donnez-nous
desde
nouvellesnuvɛl
;
Dites-nous
quiki
nousnu
trahiratʁaiʁa
,
Dites-nous
quiki
nousnu
aimeraɛməʁa
.
Parlezpaʁle
,
parlezpaʁle
!
Dites-nous
quiki
nousnu
trahiratʁaiʁa
,
Dites-nous
quiki
nousnu
aimeraɛməʁa
.
Parlezpaʁle
!
Parlezpaʁle
!
MERCÉDÈS
Parlezpaʁle
!
Parlezpaʁle
!
FRASQUITA
Moimwa
,
jeʒə
voisvwa
unœ̃
jeuneʒœn
amoureuxamuʁø
Quiki
m'aime
onɔ̃
nenə
peutpø
davantagedavɑ̃taʒ
.
MERCÉDÈS
Lelə
mienmjɛ̃
estɛst
trèstʁɛ
richeʁiʃ
ete
trèstʁɛ
vieuxvjø
Maismɛ
ilil
parlepaʁl
dedə
mariagemaʁjaʒ
.
FRASQUITA
Ilil
memə
campekɑ̃p
sursyʁ
sonsɔ̃
chevalʃval
,
Ete
dansdɑ̃
lala
montagnemɔ̃taɲ
ilil
m'entraîne
.
MERCÉDÈS
Dansdɑ̃
unœ̃
châteauʃato
presquepʁɛsk
royalʁwajal
,
Lelə
mienmjɛ̃
m'installe
enɑ̃
souverainesuvʁɛn
.
FRASQUITA
Dedə
l'amour
à
n'en
plusply
finirfiniʁ
,
Toustu
lesle
joursʒuʁ
nouvellesnuvɛl
foliesfɔli
.
MERCÉDÈS
Dedə
l'or
tanttɑ̃
quekə
j'en
puispɥi
tenirtəniʁ
,
Desde
diamantsdjamɑ̃
...
desde
pierreriespjɛʁʁi
.
FRASQUITA
Lelə
mienmjɛ̃
devientdəvjɛ̃
unœ̃
chefʃɛf
fameuxfamø
,
Centsɑ̃
hommesɔm
marchentmaʁʃ
à
sasa
suitesɥit
.
MERCÉDÈS
Lelə
mienmjɛ̃
,
enɑ̃
croirai-je
mesme
yeuxjø
Ouiwi
...
Ilil
meurtmœʁ
!
Aha
jeʒə
suissɥi
veuvevœv
Ete
j'hérite
.
FRASQUITA
ete
MERCÉDÈS
Parlezpaʁle
encor
,
parlezpaʁle
,
mesme
bellesbɛl
,
Dedə
l'avenir
donnez-nous
desde
nouvellesnuvɛl
;
Dites-nous
quiki
nousnu
trahiratʁaiʁa
,
Dites-nous
quiki
nousnu
aimeraɛməʁa
.
Parlezpaʁle
encor
!
Parlezpaʁle
encor
!
Elles recommencent à consulter les cartes.
MERCÉDÈS
Fortunefɔʁtyn
!
FRASQUITA
Amouramuʁ
!
Carmen depuis le commencement de la scène suivant du regard le jeu de Mercédès et de Frasquita.
CARMEN
Voyonsvwajɔ̃
,
quekə
j'essaie
à
monmɔ̃
tourtuʁ
.
Elle se met à tourner les cartes.
CARMEN
Carreaukaʁo
,
piquepik
...
lala
mortmɔʁ
!
J'ai
bienbjɛ̃
luly
...
moimwa
d'abord
.
Montrant Don José endormi.
CARMEN
Ensuiteɑ̃sɥit
luilɥi
...
pourpuʁ
toustu
lesle
deuxdø
lala
mortmɔʁ
.
À voix basse, tout en continuant à mêler les cartes.
CARMEN
Enɑ̃
vainvɛ̃
pourpuʁ
éviterevite
lesle
réponsesʁepɔ̃s
amères
,
Enɑ̃
vainvɛ̃
tuty
mêlerasmeləʁa
,
Celasəla
nenə
sertsɛʁ
à
rienʁjɛ̃
,
lesle
carteskaʁt
sontsɔ̃
sincèressɛ̃sɛʁ
Ete
nenə
mentirontmɑ̃tiʁɔ̃
paspa
.
Dansdɑ̃
lelə
livrelivʁ
d'en
hautʼo
,
Sisi
tata
pagepaʒ
estɛst
heureuseœʁøz
,
Mêlemel
ete
coupekup
sanssɑ̃
peurpœʁ
,
Lala
cartekaʁt
soussu
teste
doigtsdwa
Sesə
tourneratuʁnəʁa
joyeuseʒwajøz
T'annonçant
lelə
bonheurbɔnœʁ
.
Maismɛ
sisi
tuty
doisdwa
mourirmuʁiʁ
,
sisi
lelə
motmo
redoutableʁədutabl
Estɛst
écritekʁi
parpaʁ
lelə
sortsɔʁ
,
Recommenceʁəkɔmɑ̃s
vingtvɛ̃
foisfwa
Lala
cartekaʁt
impitoyableɛ̃pitwajabl
Répéteraʁepetəʁa
:
lala
mortmɔʁ
!
Ouiwi
,
sisi
tuty
doisdwa
mourirmuʁiʁ
,
Recommenceʁəkɔmɑ̃s
vingtvɛ̃
foisfwa
Lala
cartekaʁt
impitoyableɛ̃pitwajabl
Répéteraʁepetəʁa
:
lala
mortmɔʁ
.
Encor
!
Encor
!
Toujourstuʒuʁ
lala
mortmɔʁ
.
FRASQUITA
ete
MERCÉDÈS
Parlezpaʁle
encor
Parlezpaʁle
,
mesme
bellesbɛl
,
Dedə
l'avenir
donnez-nous
desde
nouvellesnuvɛl
;
Dites-nous
quiki
nousnu
trahiratʁaiʁa
,
Dites-nous
quiki
nousnu
aimeraɛməʁa
.
Fortunefɔʁtyn
!
Amouramuʁ
!
Encor
!
Encor
!
Lelə
désespoirdezɛspwaʁ
!
Lala
mortmɔʁ
,
lala
mortmɔʁ
.
Encor
!
Lala
mortmɔʁ
.
Toujourstuʒuʁ
lala
mortmɔʁ
.
MERCÉDÈS
Fortunefɔʁtyn
!
FRASQUITA
Amouramuʁ
!
CARMEN
Toujourstuʒuʁ
lala
mortmɔʁ
!
TOUTES LES TROIS
Encor
!
Encor
!
Encor
!
Encor
!
Rentrent le Dancaïre et le Remendado.
Dialogue parlé
CARMEN
Ehe
bienbjɛ̃
?
LE DANCAÏRE
Ehe
bienbjɛ̃
,
j'avais
raisonʁɛzɔ̃
dedə
nenə
paspa
memə
fierfje
auxo
renseignementsʁɑ̃sɛɲəmɑ̃
dedə
Lillas
Pastia
;
nousnu
n'avons
paspa
trouvétʁuve
sonsɔ̃
factionnairefaksjɔnɛʁ
,
maismɛ
enɑ̃
revancheʁəvɑ̃ʃ
nousnu
avonsavɔ̃
aperçuapɛʁsy
troistʁwa
douaniersdwanje
quiki
gardaientgaʁdɛ
lala
brêche
ete
quiki
lala
gardaientgaʁdɛ
bienbjɛ̃
,
jeʒə
vousvu
assureasyʁ
.
CARMEN
Savez-vous
leurslœʁ
nomsnɔ̃
à
cessɛ
douaniersdwanje
?
LE REMENDADO
Certainementsɛʁtɛnmɑ̃
nousnu
savonssavɔ̃
leurslœʁ
nomsnɔ̃
;
quiki
est-ce
quiki
connaîtraitkɔnɛtʁɛ
lesle
douaniersdwanje
sisi
nousnu
nenə
lesle
connaissionskɔnɛsjɔ̃
paspa
?
Ilil
y
avaitavɛ
Eusebio
,
Perez
ete
Bartolomé
.
FRASQUITA
Eusebio
…
MERCÉDÈS
Perez
…
CARMEN
Ete
Bartolomé
...
en riant
CARMEN
N'ayez
paspa
peurpœʁ
,
Dancaïre
,
nousnu
vousvu
enɑ̃
répondonsʁepɔ̃dɔ̃
dedə
vosvo
troistʁwa
douaniersdwanje
…
furieux
JOSÉ
Carmen
!
LE DANCAÏRE
Aha
!
toitwa
,
tuty
vasva
nousnu
laisserlɛse
tranquillestʁɑ̃kil
avecavɛk
tata
jalousieʒaluzi
…
lelə
jourʒuʁ
vientvjɛ̃
ete
nousnu
n'avons
paspa
dedə
tempstɑ̃
à
perdrepɛʁdʁ
...
Enɑ̃
routeʁut
,
lesle
enfantsɑ̃fɑ̃
.
On commence à prendre les ballots.
LE DANCAÏRE
Quantkɑ̃
à
toitwa
…
s'adressant à José
LE DANCAÏRE
jeʒə
tetə
confiekɔ̃fi
lala
gardegaʁd
desde
marchandisesmaʁʃɑ̃diz
quekə
nousnu
n'emportons
paspa
...
Tuty
vasva
tetə
placerplase
làla
,
sursyʁ
cettesɛt
hauteurʼotœʁ
...
tuty
y
serassəʁa
à
merveillemɛʁvɛj
pourpuʁ
voirvwaʁ
sisi
nousnu
sommessɔm
suivissɥivi
...
dansdɑ̃
lelə
caska
oùu
tuty
apercevraisapɛʁsəvʁɛ
quelqu'un
,
jeʒə
t'autorise
à
passerpase
tata
colèrekɔlɛʁ
sursyʁ
l'indiscret
.
-
Nousnu
y
sommessɔm
?
LE REMENDADO
Ouiwi
,
patronpatʁɔ̃
.
LE DANCAÏRE
Enɑ̃
routeʁut
alorsalɔʁ
...
aux femmes
LE DANCAÏRE
Maismɛ
vousvu
nenə
vousvu
flattezflate
paspa
,
vousvu
memə
répondezʁepɔ̃de
vraimentvʁɛmɑ̃
dedə
cessɛ
troistʁwa
douaniersdwanje
?
CARMEN
N'ayez
paspa
peurpœʁ
,
Dancaïre
.
No 21 - Morceau d'ensemble
CARMEN
FRASQUITA
,
MERCÉDÈS
ete
CARMEN
Quantkɑ̃
auo
douanierdwanje
c'est
notrenɔtʁ
affaireafɛʁ
,
Touttu
commekɔm
unœ̃
autreotʁ
ilil
aimeɛm
à
plaireplɛʁ
,
Ilil
aimeɛm
à
fairefɛʁ
lelə
galantgalɑ̃
.
Aha
!
Laissez-nous
passerpase
enɑ̃
avantavɑ̃
.
CARMEN
,
MERCÉDÈS
,
FRASQUITA
ete
LESle
FEMMESfam
Quantkɑ̃
auo
douanierdwanje
c'est
notrenɔtʁ
affaireafɛʁ
.
Touttu
commekɔm
unœ̃
autreotʁ
ilil
aimeɛm
à
plaireplɛʁ
.
Ilil
aimeɛm
à
fairefɛʁ
lelə
galantgalɑ̃
,
Aha
!
Laissez-nous
passerpase
enɑ̃
avantavɑ̃
.
TOUS
Ilil
aimeɛm
à
plaireplɛʁ
!
MERCÉDÈS
Lelə
douanierdwanje
serasəʁa
clémentklemɑ̃
!
TOUS
Ilil
estɛst
galantgalɑ̃
!
CARMEN
Lelə
douanierdwanje
serasəʁa
charmantʃaʁmɑ̃
!
TOUS
Ilil
aimeɛm
à
plaireplɛʁ
!
FRASQUITA
Lelə
douanierdwanje
serasəʁa
galantgalɑ̃
!
MERCÉDÈS
Ouiwi
lelə
douanierdwanje
serasəʁa
mêmemɛm
entreprenantɑ̃tʁəpʁənɑ̃
!
TOUS
Ouiwi
lelə
douanierdwanje
c'est
notrenɔtʁ
/
leurlœʁ
affaireafɛʁ
!
Touttu
commekɔm
unœ̃
autreotʁ
ilil
aimeɛm
à
plaireplɛʁ
,
Ilil
aimeɛm
à
fairefɛʁ
lelə
galantgalɑ̃
.
Laissez-nous
/
lesle
passerpase
enɑ̃
avantavɑ̃
!
FRASQUITA
,
MERCÉDÈS
ete
CARMEN
Ilil
nenə
s'agit
plusply
dedə
bataillebataj
,
Nonnɔ̃
,
ilil
s'agit
touttu
simplementsɛ̃pləmɑ̃
Dedə
sesə
laisserlɛse
prendrepʁɑ̃dʁ
lala
tailletaj
Ete
d'écouter
unœ̃
complimentkɔ̃plimɑ̃
.
S'il
fautfo
allerale
jusqu'au
souriresuʁiʁ
,
Quekə
voulez-vous
?
onɔ̃
sourirasuʁiʁa
,
Ete
d'avance
jeʒə
puispɥi
lelə
dirediʁ
,
Lala
contrebandekɔ̃tʁəbɑ̃d
passerapasəʁa
.
CHOEUR
Ete
d'avance
jeʒə
puispɥi
lelə
dirediʁ
Lala
contrebandekɔ̃tʁəbɑ̃d
passerapasəʁa
!
FRASQUITA
,
MERCÉDÈS
ete
CARMEN
Enɑ̃
avantavɑ̃
!
Marchonsmaʁʃɔ̃
!
Allonsalɔ̃
!
Enɑ̃
avantavɑ̃
!
Lelə
douanierdwanje
c'est
notrenɔtʁ
affaireafɛʁ
!
etc.
Tout le monde sort. - José ferme la marche et sort en examinant l'amorce de sa carabine; un peu avant qu'il soit sorti, on voit un homme passer sa tête au-dessus du rocher. C'est un guide.
Dialogue parlé
il s'avance avec précaution, puis fait un signe à Micaëla que l'on ne voit pas encore.
LE GUIDE
Nousnu
y
sommessɔm
.
entrant
MICAËLA
C'est
iciisi
?
LE GUIDE
Ouiwi
,
vilainvilɛ̃
endroitɑ̃dʁwa
,
n'est-ce
paspa
,
ete
paspa
rassurantʁasyʁɑ̃
dudy
touttu
?
MICAËLA
Jeʒə
nenə
voisvwa
personnepɛʁsɔn
.
LE GUIDE
Ilsil
viennentvjɛ̃n
dedə
partirpaʁtiʁ
maismɛ
ilil
reviendrontʁəvjɛ̃dʁɔ̃
bientôtbjɛ̃to
,
carkaʁ
ilsil
n'ont
paspa
emportéɑ̃pɔʁte
toutestut
leurslœʁ
marchandisesmaʁʃɑ̃diz
...
jeʒə
connaiskɔnɛ
leurslœʁ
habitudesabityd
…
Prenezpʁəne
gardegaʁd
…
unœ̃
desde
leurslœʁ
doitdwa
êtreɛtʁ
enɑ̃
sentinellesɑ̃tinɛl
quelquekɛlkə
partpaʁ
ete
sisi
l'on
nousnu
apercevaitapɛʁsəvɛ
…
MICAËLA
Jeʒə
l'espère
bienbjɛ̃
qu'on
m'apercevra
...
puisquepɥiskə
jeʒə
suissɥi
venuevəny
iciisi
touttu
justementʒystəmɑ̃
pourpuʁ
parlerpaʁle
à
...
pourpuʁ
parlerpaʁle
à
unœ̃
dedə
cessɛ
contrebandierskɔ̃tʁebɑ̃dje
…
LE GUIDE
Ehe
bienbjɛ̃
làla
,
vraivʁɛ
,
vousvu
pouvezpuve
vousvu
vantervɑ̃te
d'avoir
dudy
couragekuʁaʒ
...
touttu
à
l'heure
quandkɑ̃
nousnu
nousnu
sommessɔm
trouvéstʁuve
auo
milieumiljø
dedə
cesə
troupeautʁupo
dedə
taureauxtɔʁo
sauvagessovaʒ
quekə
conduisaitkɔ̃dɥizɛ
lelə
célèbreselɛbʁ
Escamillo
,
vousvu
n'avez
paspa
tremblétʁɑ̃ble
…
Ete
maintenantmɛ̃tnɑ̃
venirvəniʁ
affronterafʁɔ̃te
cessɛ
bohémiensbɔemjɛ̃
MICAËLA
Jeʒə
nenə
suissɥi
paspa
facilefasil
à
effrayerefʁɛje
.
LE GUIDE
Vousvu
ditesdit
celasəla
parce
quekə
jeʒə
suissɥi
prèspʁɛ
dedə
vousvu
,
maismɛ
sisi
vousvu
étiezetje
toutetut
seulesœl
.
MICAËLA
Jeʒə
n'aurais
paspa
peurpœʁ
,
jeʒə
vousvu
assureasyʁ
.
LE GUIDE
Bienbjɛ̃
vraivʁɛ
?
MICAËLA
Bienbjɛ̃
vraivʁɛ
...
naïvement
LE GUIDE
Alorsalɔʁ
jeʒə
vousvu
demanderaidəmɑ̃dəʁɛ
lala
permissionpɛʁmisjɔ̃
dedə
m'en
allerale
.
-
J'ai
consentikɔ̃sɑ̃ti
à
vousvu
servirsɛʁviʁ
dedə
guidegid
parce
quekə
vousvu
m'avez
bienbjɛ̃
payépɛje
;
maismɛ
maintenantmɛ̃tnɑ̃
quekə
vousvu
êtesɛt
arrivéeaʁive
...
sisi
çasa
nenə
vousvu
faitfɛ
rienʁjɛ̃
,
j'irai
vousvu
attendreatɑ̃dʁ
làla
,
oùu
vousvu
m'avez
prispʁi
.
.
.
à
l'auberge
quiki
estɛst
auo
basba
dedə
lala
montagnemɔ̃taɲ
.
MICAËLA
C'est
celasəla
,
allezale
m'attendre
!
LE GUIDE
Vousvu
restezʁɛste
décidémentdesidemɑ̃
?
MICAËLA
Ouiwi
,
jeʒə
resteʁɛst
!
LE GUIDE
Quekə
toustu
lesle
saintssɛ̃
dudy
paradispaʁadi
vousvu
soientswa
enɑ̃
aideɛd
alorsalɔʁ
,
maismɛ
c'est
uneyn
drôledʁol
d'idée
quekə
vousvu
avezave
làla
.
No 22 - Air
MICAËLA
Jeʒə
disdi
quekə
rienʁjɛ̃
nenə
m'épouvante
,
Jeʒə
disdi
hélasʼelas
quekə
jeʒə
répondsʁepɔ̃
dedə
moimwa
,
Maismɛ
j'ai
beaubo
fairefɛʁ
lala
vaillantevajɑ̃t
,
Auo
fondfɔ̃
dudy
courkuʁ
,
jeʒə
meursmœʁ
d'effroi
Seulesœl
,
enɑ̃
cesə
lieuljø
sauvagesovaʒ
Toutetut
seulesœl
,
j'ai
peurpœʁ
,
Maismɛ
j'ai
torttɔʁ
d'avoir
peurpœʁ
,
Vousvu
memə
donnerezdɔnəʁe
dudy
couragekuʁaʒ
,
Vousvu
memə
protégerez
,
Seigneursɛɲœʁ
.
Jeʒə
vaisvɛ
voirvwaʁ
dedə
prèspʁɛ
cettesɛt
femmefam
Dontdɔ̃
lesle
artificesaʁtifis
mauditsmodi
Ontɔ̃
finifini
parpaʁ
fairefɛʁ
unœ̃
infâmeɛ̃fam
Dedə
celuisəlɥi
quekə
j'aimais
jadisʒadis
;
Elleɛl
estɛst
dangereusedɑ̃ʒʁøz
,
elleɛl
estɛst
bellebɛl
,
Maismɛ
jeʒə
nenə
veuxvø
paspa
avoiravwaʁ
peurpœʁ
,
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
jeʒə
nenə
veuxvø
paspa
avoiravwaʁ
peurpœʁ
!
Jeʒə
parleraipaʁləʁɛ
hautʼo
devantdəvɑ̃
elleɛl
,
Aha
!
Seigneursɛɲœʁ
...
Vousvu
memə
protégerez
.
Aha
!
Jeʒə
disdi
quekə
rienʁjɛ̃
nenə
m'épouvante
,
etc.
MICAËLA
Protégez-moi
!
O
Seigneursɛɲœʁ
!
Donnez-moi
dudy
couragekuʁaʒ
!
Protégez-moi
!
O
Seigneursɛɲœʁ
!
Protégez-moi
!
Seigneursɛɲœʁ
!
Dialogue parlé
MICAËLA
Maismɛ
...
jeʒə
nenə
memə
trompetʁɔ̃p
paspa
...
à
centsɑ̃
paspa
d'ici
...
sursyʁ
cesə
rocherʁɔʃe
,
c'est
Dondɔn
José
.
appelant
MICAËLA
José
,
José
!
Avec terreur.
MICAËLA
Maismɛ
quekə
fait-il
?
...
Ilil
nenə
regardeʁəgaʁd
paspa
dedə
monmɔ̃
côtékote
...
ilil
armeaʁm
sasa
carabinekaʁabin
,
ilil
ajusteaʒyst
...
ilil
faitfɛ
feufø
…
On entend un coup de feu.
MICAËLA
Aha
!
Monmɔ̃
Dieudjø
j'ai
troptʁo
présumépʁezyme
dedə
monmɔ̃
couragekuʁaʒ
…
j'ai
peurpœʁ
…
j'ai
peurpœʁ
.
Elle disparaît derrière les rochers. Au même moment entre Escamzllo tenant son chapeau à la main.
regardant son chapeau
ESCAMILLO
Quelqueskɛlkə
lignesliɲ
plusply
basba
...
ete
cesə
n'est
paspa
moimwa
quiki
,
à
lala
coursekuʁs
prochainepʁɔʃɛn
,
auraisɔʁɛ
euy
lelə
plaisirpleziʁ
dedə
combattrekɔ̃batʁ
lesle
taureauxtɔʁo
quekə
jeʒə
suissɥi
enɑ̃
traintʁɛ̃
dedə
conduirekɔ̃dɥiʁ
.
son couteau à la main
JOSÉ
Quiki
êtes-vous
?
Répondezʁepɔ̃de
.
très calme
ESCAMILLO
Ehe
làla
...
doucementdusmɑ̃
!
No 23 - Duo
ESCAMILLO
Jeʒə
suissɥi
Escamillo
,
Torerotɔʁeʁo
dedə
Grenadegʁənad
.
JOSÉ
Escamillo
!
ESCAMILLO
C'est
moimwa
.
remettant son couteau à sa ceinture.
JOSÉ
Jeʒə
connaiskɔnɛ
votrevɔtʁ
nomnɔ̃
,
Soyezswaje
lelə
bienvenubjɛ̃vny
;
maismɛ
vraimentvʁɛmɑ̃
,
camaradekamaʁad
,
Vousvu
pouviezpuvje
y
resterʁɛste
.
ESCAMILLO
Jeʒə
nenə
vousvu
disdi
paspa
nonnɔ̃
,
Maismɛ
jeʒə
suissɥi
amoureuxamuʁø
,
monmɔ̃
cherʃɛʁ
,
à
lala
foliefɔli
,
Ete
celui-là
seraitsəʁɛ
unœ̃
pauvrepovʁ
compagnonkɔ̃paɲɔ̃
Quiki
,
pourpuʁ
voirvwaʁ
sesse
amoursamuʁ
,
Nenə
risqueraitʁiskəʁɛ
sasa
vievi
.
JOSÉ
Cellesɛl
quekə
vousvu
aimezɛme
estɛst
iciisi
?
ESCAMILLO
Justementʒystəmɑ̃
.
C'est
uneyn
zingara
,
monmɔ̃
cherʃɛʁ
.
JOSÉ
Elleɛl
s'appelle
?
Carmen
!
ESCAMILLO
Carmen
!
Ouiwi
,
monmɔ̃
cherʃɛʁ
.
Elleɛl
avaitavɛ
pourpuʁ
amantamɑ̃
Unœ̃
soldatsɔlda
quiki
jadisʒadis
A
désertédezɛʁte
pourpuʁ
elleɛl
.
JOSÉ
Carmen
!
ESCAMILLO
Ilsil
s'adoraient
,
Maismɛ
c'est
finifini
,
jeʒə
croiskʁwa
.
Lesle
amoursamuʁ
dedə
Carmen
Nenə
durentdyʁ
paspa
sixsis
moismwa
.
JOSÉ
Vousvu
l'aimez
cependantsəpɑ̃dɑ̃
…
ESCAMILLO
Jeʒə
l'aime
.
Jeʒə
l'aime
,
ouiwi
,
monmɔ̃
cherʃɛʁ
Jeʒə
l'aime
à
lala
foliefɔli
!
JOSÉ
Maismɛ
pourpuʁ
nousnu
enleverɑ̃lve
nosno
fillesfij
dedə
Bohèmebɔɛm
,
Savez-vous
bienbjɛ̃
qu'il
fautfo
payerpɛje
?
ESCAMILLO
Soitswa
,
onɔ̃
paierapɛʁa
.
JOSÉ
Ete
quekə
lelə
prixpʁi
sesə
paiepɛ
à
coupsku
dedə
navaja
.
surpris
ESCAMILLO
A
coupsku
dedə
navaja
?
JOSÉ
Comprenez-vous
?
ESCAMILLO
Lelə
discoursdiskuʁ
estɛst
trèstʁɛ
netnɛt
.
Cesə
déserteurdezɛʁtœʁ
,
cesə
beaubo
soldatsɔlda
qu'elle
aimeɛm
Ouu
dudy
moinsmwɛ̃
qu'elle
aimaitɛmɛ
,
C'est
doncdɔ̃k
vousvu
?
JOSÉ
Ouiwi
,
c'est
moi-mêmemwamɛm
.
ESCAMILLO
J'en
suissɥi
raviʁavi
,
monmɔ̃
cherʃɛʁ
,
ete
lelə
tourtuʁ
estɛst
completkɔ̃plɛ
.
Tous les deux, la navaja la main, se drapent dans leurs manteaux.
JOSÉ
Enfinɑ̃fɛ̃
mama
colèrekɔlɛʁ
Trouvetʁuv
à
quiki
parlerpaʁle
.
Ouiwi
,
lelə
sangsɑ̃
,
jeʒə
l'espère
,
Vava
bientôtbjɛ̃to
coulerkule
.
ESCAMILLO
Quellekɛl
maladressemaladʁɛs
;
J'en
riraisʁiʁɛ
vraimentvʁɛmɑ̃
!
Chercherʃɛʁʃe
lala
maîtressemɛtʁɛs
Ete
trouvertʁuve
l'amant
.
JOSÉ
ete
ESCAMILLO
Mettez-vous
enɑ̃
gardegaʁd
Ete
veillezvɛje
sursyʁ
vousvu
.
Tanttɑ̃
pispi
pourpuʁ
quiki
tardetaʁd
A
parerpaʁe
lesle
coupsku
.
Enɑ̃
gardegaʁd
,
allonsalɔ̃
!
Veillezvɛje
sursyʁ
vousvu
!
Veillezvɛje
sursyʁ
vousvu
!
Ils se mettent en garde à une certaine distance.
ESCAMILLO
Jeʒə
lala
connaiskɔnɛ
,
Tata
gardegaʁd
navarraise
,
Ete
jeʒə
tetə
prévienspʁevjɛ̃
enɑ̃
amiami
,
Qu'elle
nenə
vaut
rienʁjɛ̃
…
Sans répondre, Don José marche sur Escamillo.
ESCAMILLO
A
tontɔ̃
aiseɛz
.
Jeʒə
t'aurai
dudy
moinsmwɛ̃
avertiavɛʁti
.
Combat; Escamillo très calme cherche seulement à se défendre.
JOSÉ
Tuty
m'épargnes
,
mauditmodi
.
ESCAMILLO
A
cesə
jeuʒø
dedə
couteaukuto
Jeʒə
suissɥi
troptʁo
fortfɔʁ
pourpuʁ
toitwa
.
JOSÉ
Voyonsvwajɔ̃
celasəla
.
Rapide et très vif engagement corps à corps. José se trouve à la merci d'Escamillo qui ne le frappe pas.
ESCAMILLO
Touttu
beaubo
.
Tata
vievi
estɛst
à
moimwa
,
maismɛ
enɑ̃
sommesɔm
J'ai
pourpuʁ
métiermetje
dedə
frapperfʁape
lelə
taureautɔʁo
,
Nonnɔ̃
dedə
trouertʁue
lelə
courkuʁ
dedə
l'homme
.
JOSÉ
Frappefʁap
ouu
bienbjɛ̃
meursmœʁ
Cecisəsi
n'est
paspa
unœ̃
jeuʒø
.
se dégageant
ESCAMILLO
Soitswa
,
maismɛ
auo
moinsmwɛ̃
respireʁɛspiʁ
unœ̃
peupø
.
JOSÉ
Enɑ̃
gardegaʁd
!
JOSÉ
ete
ESCAMILLO
Mettez-vous
enɑ̃
gardegaʁd
Ete
veillezvɛje
sursyʁ
vousvu
!
Tanttɑ̃
pispi
pourpuʁ
quiki
tardetaʁd
A
parerpaʁe
lesle
coupsku
.
Enɑ̃
gardegaʁd
,
allonsalɔ̃
!
Veillezvɛje
sursyʁ
vousvu
!
Veillezvɛje
sursyʁ
vousvu
!
Après le dernier ensemble, reprise du combat. Escamillo glisse et tombe. - Entrent Carmen et le Dancaïre; Carmen arrête le bras de Don José. - Le Remendado, Mercédès, Frasquita et les contrebandiers rentrent pendant ce temps.
No 24 - Final
CARMEN
Holàʼɔla
!
Holàʼɔla
!
José
!
…
se relevant
ESCAMILLO
Vraivʁɛ
,
j'ai
l'âme
ravieʁavi
Quekə
cesə
soitswa
vousvu
,
Carmen
,
Quiki
memə
sauviezsovje
lala
vievi
.
Quantkɑ̃
à
toitwa
,
beaubo
soldatsɔlda
,
Nousnu
sommessɔm
manchemɑ̃ʃ
à
manchemɑ̃ʃ
Ete
nousnu
joueronsʒuʁɔ̃
lala
bellebɛl
Lelə
jourʒuʁ
oùu
tuty
voudrasvudʁa
Reprendreʁəpʁɑ̃dʁ
lelə
combatkɔ̃ba
.
LE DANCAÏRE
C'est
bonbɔ̃
,
c'est
bonbɔ̃
,
plusply
dedə
querellekəʁɛl
,
Nousnu
,
nousnu
allonsalɔ̃
partirpaʁtiʁ
.
à Escamillo
LE DANCAÏRE
Ete
toitwa
...
ete
toitwa
,
l'ami
,
bonsoirbɔ̃swaʁ
.
ESCAMILLO
Souffrezsufʁe
auo
moinsmwɛ̃
Qu'avant
dedə
vousvu
dirediʁ
auo
revoirʁəvwaʁ
,
Jeʒə
vousvu
inviteɛ̃vit
toustu
auxo
courseskuʁs
dedə
Sévillesevij
.
Jeʒə
comptekɔ̃t
pourpuʁ
mama
partpaʁ
y
brillerbʁije
Dedə
monmɔ̃
mieuxmjø
,
Ete
quiki
m'aime
y
viendravjɛ̃dʁa
.
regardant Carmen
ESCAMILLO
Ete
quiki
m'aime
y
viendravjɛ̃dʁa
!
à Don José qui fait un geste de menace.
ESCAMILLO
L'ami
,
tiens-toi
tranquilletʁɑ̃kil
,
j'ai
touttu
ditdi
,
Ouiwi
,
j'ai
touttu
ditdi
ete
jeʒə
n'ai
plusply
iciisi
qu'à
fairefɛʁ
mesme
adieux
…
Jeu de scène. Don José veut s'élancer sur le torero. Le Dancaïre et le Remendado le retiennent. Escamillo sort très lentement.
à Carmen
JOSÉ
Prendspʁɑ̃
gardegaʁd
à
toitwa
,
Carmen
...
jeʒə
suissɥi
lasla
dedə
souffrirsufʁiʁ
…
Carmen lui répond par un léger haussement d'épaules et s'éloigne de lui.
LE DANCAÏRE
Enɑ̃
routeʁut
...
enɑ̃
routeʁut
…
Ilil
fautfo
partirpaʁtiʁ
TOUS
Enɑ̃
routeʁut
...
enɑ̃
routeʁut
…
Ilil
fautfo
partirpaʁtiʁ
.
LE REMENDADO
Halteʼalt
!
...
Quelqu'un
estɛst
làla
Quiki
chercheʃɛʁʃ
à
sesə
cacherkaʃe
.
Il amène Micaëla.
CARMEN
Uneyn
femmefam
!
LE DANCAÏRE
Pardieupaʁdjø
,
lala
surprisesyʁpʁiz
estɛst
heureuseœʁøz
.
reconnaissant Micaëla
JOSÉ
Micaèla
!
MICAËLA
Dondɔn
José
!
JOSÉ
Malheureusemalœʁøz
!
Quekə
viens-tu-faire
iciisi
?
MICAËLA
Moimwa
,
jeʒə
viensvjɛ̃
tetə
chercherʃɛʁʃe
.
Là-baslaba
estɛst
lala
chaumièreʃomjɛʁ
Oùu
,
sanssɑ̃
cessesɛs
priantpʁijɑ̃
,
Uneyn
mèremɛʁ
,
tata
mèremɛʁ
,
Pleureplœʁ
hélasʼelas
sursyʁ
sonsɔ̃
enfantɑ̃fɑ̃
…
Elleɛl
pleureplœʁ
ete
t'appelle
,
Elleɛl
pleureplœʁ
ete
tetə
tendtɑ̃
lesle
brasbʁa
;
Tuty
prendraspʁɑ̃dʁa
pitiépitje
d'elle
,
José
,
Aha
!
José
,
tuty
memə
suivrassɥivʁa
,
tuty
memə
suivrassɥivʁa
.
CARMEN
Va-t'en
!
Va-t'en
!
Tuty
ferasfɛʁa
bienbjɛ̃
,
Notrenɔtʁ
métiermetje
nenə
tetə
vaut
rienʁjɛ̃
.
à Carmen
JOSÉ
Tuty
memə
disdi
dedə
lala
suivresɥivʁ
?
CARMEN
Ouiwi
,
tuty
devraisdəvʁɛ
partirpaʁtiʁ
.
JOSÉ
Tuty
memə
disdi
dedə
lala
suivresɥivʁ
Pourpuʁ
quekə
toitwa
tuty
puissespɥis
courirkuʁiʁ
Aprèsapʁɛ
tontɔ̃
nouvelnuvɛl
amantamɑ̃
.
Nonnɔ̃
,
vraimentvʁɛmɑ̃
,
Dût-il
m'en
coûterkute
lala
vievi
,
Nonnɔ̃
,
jeʒə
nenə
partiraipaʁtiʁɛ
paspa
,
Ete
lala
chaîneʃɛn
quiki
nousnu
lieli
Nousnu
lieraljəʁa
jusqu'au
trépastʁepa
...
Dût-il
m'en
coûterkute
lala
vievi
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
jeʒə
nenə
partiraipaʁtiʁɛ
paspa
!
MICAËLA
Écoute-moi
,
jeʒə
t'en
priepʁi
,
Tata
mèremɛʁ
tetə
tendtɑ̃
lesle
brasbʁa
,
Cettesɛt
chaîneʃɛn
quiki
tetə
lieli
,
José
,
tuty
lala
briserasbʁizəʁa
.
Hélasʼelas
,
José
!
TOUS
Ilil
t'en
coûterakutəʁa
lala
vievi
,
José
,
sisi
tuty
nenə
parspaʁ
paspa
,
Ete
lala
chaîneʃɛn
quiki
vousvu
lieli
Sesə
rompra
parpaʁ
tontɔ̃
trépastʁepa
.
JOSÉ
Laisse-moi
,
Carkaʁ
jeʒə
suissɥi
condamnékɔ̃dane
!
TOUS
José
,
prendspʁɑ̃
gardegaʁd
!
JOSÉ
Aha
!
Jeʒə
tetə
tienstjɛ̃
,
fillefij
damnéedane
,
jeʒə
tetə
tienstjɛ̃
,
Ete
jeʒə
tetə
forceraifɔʁsəʁɛ
bienbjɛ̃
À
subirsybiʁ
lala
destinéedɛstine
Quiki
riveʁiv
tontɔ̃
sortsɔʁ
auo
mienmjɛ̃
.
Dût-il
m'en
coûterkute
lala
vievi
,
Nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
,
nonnɔ̃
jeʒə
nenə
partiraipaʁtiʁɛ
paspa
!
TOUS
Aha
!
Prendspʁɑ̃
gardegaʁd
,
prendspʁɑ̃
gardegaʁd
Dondɔn
José
!
MICAËLA
Uneyn
parolepaʁɔl
encor
!
...
Cesə
serasəʁa
lala
dernièredɛʁnjɛʁ
.
Tata
mèremɛʁ
,
hélasʼelas
,
tata
mèremɛʁ
sesə
meurtmœʁ
,
Ete
tata
mèremɛʁ
Nenə
voudraitvudʁɛ
paspa
mourirmuʁiʁ
Sanssɑ̃
t'avoir
pardonnépaʁdɔne
.
JOSÉ
Mama
mèremɛʁ
...
elleɛl
sesə
meurtmœʁ
…
MICAËLA
Ouiwi
,
Dondɔn
José
.
JOSÉ
Partonspaʁtɔ̃
...
Aha
!
Partonspaʁtɔ̃
!
à Carmen
JOSÉ
Soisswa
contentekɔ̃tɑ̃t
,
jeʒə
parspaʁ
,
Maismɛ
nousnu
nousnu
reverronsʁəvɛʁɔ̃
.
Il entraîne Micaëla.
au loin
ESCAMILLO
Toréadortɔʁeadɔʁ
,
enɑ̃
gardegaʁd
,
Toréadortɔʁeadɔʁ
,
Toréadortɔʁeadɔʁ
Ete
songesɔ̃ʒ
bienbjɛ̃
,
ouiwi
songesɔ̃ʒ
enɑ̃
combattantkɔ̃batɑ̃
Qu'un
oeil
noirnwaʁ
tetə
regardeʁəgaʁd
Ete
quekə
l'amour
t'attend
.
Toréadortɔʁeadɔʁ
,
l'amour
t'attend
.
José s'arrête au fond dans les rochers ... Il hésite, Carmen écoute et se penche sur les rochers.
QUATRIÈME ACTE
Une place à Séville. Au fond du théâtre les murailles de vieilles arènes. L'entrée du cirque est fermée par on long velum.
C'est le jour d'un combat de taureaux. Grand mouvement sur la place. Marchands d'eau, d'oranges, d'éventails etc.
No 25 - Choeur
CHOEUR
A
deuxdø
cuartos
,
Desde
éventailsevɑ̃taj
pourpuʁ
s'éventer
,
Desde
orangesɔʁɑ̃ʒ
pourpuʁ
grignotergʁiɲɔte
,
Lelə
programmepʁɔgʁam
avecavɛk
lesle
détailsdetaj
!
Dudy
vinvɛ̃
!
Dedə
l'eau
!
Desde
cigarettessigaʁɛt
!
A
deuxdø
cuartos
!
Voyezvwaje
!
À
deuxdø
cuartos
!
Señoras
ete
Caballeros
.
Pendant ce premier choeur sont entrés les deux officiers du deuxième acte, ayant au bras les deux bohémiennes Mercédès et Frasquita.
ZUNIGA
Desde
orangesɔʁɑ̃ʒ
,
vitevit
.
se précipitant
PLUSIEURS MARCHANDS
Enɑ̃
voicivwasi
.
Prenezpʁəne
,
prenezpʁəne
,
mesdemoiselles
.
à l'officier qui paie
UN MARCHAND
Mercimɛʁsi
,
monmɔ̃
officierɔfisje
,
mercimɛʁsi
.
LES AUTRES MARCHANDS
Celles-cisɛlsi
,
señor
,
sontsɔ̃
plusply
bellesbɛl
...
Desde
éventailsevɑ̃taj
pourpuʁ
s'éventer
!
Desde
orangesɔʁɑ̃ʒ
pourpuʁ
grignotergʁiɲɔte
!
Lelə
programmepʁɔgʁam
avecavɛk
lesle
détailsdetaj
!
Dudy
vinvɛ̃
!
Dedə
l'eau
!
Desde
cigarettessigaʁɛt
!
ZUNIGA
Holàʼɔla
!
Desde
éventailsevɑ̃taj
.
se précipitant
UN BOHÉMIEN
Voulez-vous
aussiosi
desde
lorgnetteslɔʁɲɛt
?
CHOEUR
A
deuxdø
cuartos
,
À
deuxdø
cuartos
,
Voyezvwaje
à
deuxdø
cuartos
,
Senoras
ete
Caballeros
!
Voyezvwaje
!
Voyezvwaje
!
Dialogue parlé
ZUNIGA
Qu'avez-vous
faitfɛ
dedə
lala
Carmencita
?
Jeʒə
nenə
lala
voisvwa
paspa
.
FRASQUITA
Nousnu
lala
verronsvɛʁɔ̃
touttu
à
l'heure
…
Escamillo
estɛst
iciisi
,
lala
Carmeneita
nenə
doitdwa
paspa
êtreɛtʁ
loinlwɛ̃
.
ZUNIGA
Aha
!
C'est
Escamillo
,
maintenantmɛ̃tnɑ̃
?
…
MERCÉDÈS
Elleɛl
enɑ̃
estɛst
follefɔl
…
FRASQUITA
Ete
sonsɔ̃
ancienɑ̃sjɛ̃
amoureuxamuʁø
José
,
sait-on
cesə
qu'il
estɛst
devenudəvəny
?
ZUNIGA
Ilil
a
reparuʁəpaʁy
dansdɑ̃
lelə
villagevilaʒ
oùu
sasa
mèremɛʁ
habitaitabitɛ
…
ordreɔʁdʁ
avaitavɛ
mêmemɛm
étéete
donnédɔne
dedə
l'arrêter
,
maismɛ
quandkɑ̃
lesle
soldatssɔlda
sontsɔ̃
arrivésaʁive
,
José
n'était
plusply
làla
...
MERCÉDÈS
Enɑ̃
sortesɔʁt
qu'il
estɛst
librelibʁ
?
ZUNIGA
Ouiwi
,
pourpuʁ
lelə
momentmɔmɑ̃
.
FRASQUITA
Hm
!
jeʒə
nenə
seraissəʁɛ
paspa
tranquilletʁɑ̃kil
à
lala
placeplas
dedə
Carmen
,
jeʒə
nenə
seraissəʁɛ
paspa
tranquilletʁɑ̃kil
dudy
touttu
.
On entend de grands cris au dehors. . des fanfares, etc.
C'est l'arrivée de la Cuadrilla.
No 26 - Marche et choeur
ENFANTS
Lesle
voicivwasi
!
lesle
voicivwasi
!
Voicivwasi
lala
quadrillekadʁij
!
CHOEUR
Lesle
voicivwasi
!
Lesle
voicivwasi
!
Ouiwi
lesle
voicivwasi
!
Voicivwasi
lala
quadrillekadʁij
!
Lala
quadrillekadʁij
desde
torerostɔʁeʁo
,
Sursyʁ
lesle
lanceslɑ̃s
lelə
soleilsɔlɛj
brillebʁij
,
Enɑ̃
l'air
toquestɔk
ete
sombrerossɔ̃bʁeʁo
!
Lesle
voicivwasi
,
voicivwasi
lala
quadrillekadʁij
,
Lala
quadrillekadʁij
desde
torerostɔʁeʁo
,
Lesle
voicivwasi
!
Lesle
voicivwasi
!
Lesle
voicivwasi
!
Défilé de la Cuadrilla.
Pendant ce défilé, le choeur chante le morceau suivant.
CHOEUR
ENFANTSɑ̃fɑ̃
ete
CHOEUR
Voicivwasi
,
débouchantdebuʃɑ̃
sursyʁ
lala
placeplas
,
Voicivwasi
,
d'abord
,
marchantmaʁʃɑ̃
auo
paspa
,
L'alguazil
à
vilainevilɛn
facefas
,
À
basba
!
À
basba
!
À
basba
!
À
basba
!
À
basba
l'Alguazil
!
À
basba
!
À
basba
!
À
basba
!
À
basba
!
À
basba
!
entrée des chulos et des banderilleros
CHOEUR
Ete
puispɥi
saluonssalɥɔ̃
auo
passagepasaʒ
,
Saluonssalɥɔ̃
lesle
hardisʼaʁdi
chubs
,
Bravobʁavo
!
Viva
!
Gloireglwaʁ
auo
couragekuʁaʒ
.
Voicivwasi
lesle
hardisʼaʁdi
chubs
!
Voyezvwaje
lesle
banderilleros
,
Voyezvwaje
quelkɛl
airɛʁ
dedə
crâneriekʁanʁi
!
Voyezvwaje
!
Voyezvwaje
!
Voyezvwaje
!
Quelskɛl
regardsʁəgaʁ
ete
dedə
quelkɛl
éclatekla
Étincelleetɛ̃sɛl
lala
broderiebʁɔdʁi
Dedə
leurlœʁ
costumekɔstym
dedə
combatkɔ̃ba
!
Voicivwasi
lesle
banderilleros
!
Entrée des picadors.
CHOEUR
Uneyn
autreotʁ
quadrillekadʁij
s'avance
,
Voyezvwaje
lesle
picadorspikadɔʁ
!
Commekɔm
ilsil
sontsɔ̃
beauxbo
!
Commekɔm
ilsil
vontvɔ̃
dudy
ferfɛʁ
dedə
leurlœʁ
lancelɑ̃s
Harcelerʼaʁsəle
lelə
flancflɑ̃
desde
taureauxtɔʁo
.
L'Espada
!
L'Espada
!
ENFANTSɑ̃fɑ̃
ete
CHOEUR
Escamillo
!
Paraît enfin Escamillo, ayant près de lui Carmen radieuse et dans un costume
éclatant.
CHOEUR
ENFANTSɑ̃fɑ̃
ete
CHOEUR
Escamillo
!
Escamillo
!
C'est
l'Espada
,
lala
finefin
lamelam
,
Celuisəlɥi
quiki
vientvjɛ̃
terminertɛʁmine
touttu
,
Quiki
paraîtpaʁɛ
à
lala
finfɛ̃
dudy
dramedʁam
Ete
quiki
frappefʁap
lelə
dernierdɛʁnje
coupku
.
Viveviv
Escamillo
!
Viveviv
Escamillo
!
Aha
!
Bravobʁavo
!
Lesle
voicivwasi
!
Voicivwasi
lala
quadrillekadʁij
,
Lala
quadrillekadʁij
desde
torerostɔʁeʁo
!
Sursyʁ
lesle
lanceslɑ̃s
lelə
soleilsɔlɛj
brillebʁij
.
Enɑ̃
l'air
,
enɑ̃
l'air
,
enɑ̃
l'air
toquestɔk
ete
sombrerossɔ̃bʁeʁo
!
Viveviv
Escamillo
!
Bravobʁavo
!
Viva
!
Bravobʁavo
!
Bravobʁavo
!
à Carmen
ESCAMILLO
Sisi
tuty
m'aimes
,
Carmen
,
Tuty
pourraspuʁa
touttu
à
l'heure
Etre
fièrefjɛʁ
dedə
moimwa
.
Sisi
tuty
m'aimes
!
Sisi
tuty
m'aimes
!
CARMEN
Aha
!
Jeʒə
t'aime
,
Escamillo
,
jeʒə
t'aime
ete
quekə
jeʒə
meuremœʁ
Sisi
j'ai
jamaisʒamɛ
aiméɛme
quelqu'un
Autantotɑ̃
quekə
toitwa
.
CARMEN
ete
ESCAMILLO
Aha
!
Jeʒə
t'aime
.
Ouiwi
jeʒə
t'aime
.
QUATRE ALGUAZILS
Placeplas
!
Placeplas
!
Placeplas
auo
seigneursɛɲœʁ
alcade
!
Petite marche à l'orchestre.
Sur cette marche défile très lentement au fond l'alcade précédé et suivi des alguazils. Pendant ce temps Frasquita et Mercédès s'approchent de Carmen.
FRASQUITA
Carmen
,
unœ̃
bonbɔ̃
conseilkɔ̃sɛj
,
Nenə
resteʁɛst
paspa
iciisi
.
CARMEN
Ete
pourquoipuʁkwa
,
s'il
tetə
plaîtplɛ
?
MERCÉDÈS
Ilil
estɛst
làla
.
CARMEN
Quiki
doncdɔ̃k
?
MERCÉDÈS
Luilɥi
,
Dondɔn
José
...
dansdɑ̃
lala
fouleful
ilil
sesə
cachekaʃ
;
Regardeʁəgaʁd
.
CARMEN
Ouiwi
,
jeʒə
lelə
voisvwa
.
FRASQUITA
Prendspʁɑ̃
gardegaʁd
.
CARMEN
Jeʒə
nenə
suissɥi
paspa
femmefam
A
tremblertʁɑ̃ble
devantdəvɑ̃
luilɥi
...
Jeʒə
l'attends
...
ete
jeʒə
vaisvɛ
luilɥi
parlerpaʁle
.
MERCÉDÈS
Carmen
,
crois-moi
,
Prendspʁɑ̃
gardegaʁd
!
CARMEN
Jeʒə
nenə
crainskʁɛ̃
rienʁjɛ̃
!
FRASQUITA
Prendspʁɑ̃
gardegaʁd
!
L'alcade est entré dans le cirque. Derrière l'alcade, le cortège de la quadrille reprend sa marche et entre dans le cirque. Le populaire skit. La foule en se retirant a dégagé Don José ... Carmen reste seule au premier plan. Tous
deux se regardent pendant que la foule se dissipe et que le motif de la marche va diminuant et se mourant l'orchestre. Sur les dernières notes, Carmen et Don José restent seuls, en présence l'un de l'autre.
No 27 - Duo et choeur final
CARMEN
C'est
toitwa
?
L'on
m'avait
avertieavɛʁti
Quekə
tuty
n'étais
paspa
loinlwɛ̃
,
Quekə
tuty
devaisdəvɛ
venirvəniʁ
,
L'on
m'avait
mêmemɛm
ditdi
Dedə
craindrekʁɛ̃dʁ
pourpuʁ
mama
vievi
,
Maismɛ
jeʒə
suissɥi
bravebʁav
Ete
n'ai
paspa
vouluvuly
fuirfɥiʁ
.
JOSÉ
Jeʒə
nenə
menacemənas
paspa
,
j'implore
,
jeʒə
suppliesypli
;
Notrenɔtʁ
passépase
,
Carmen
,
Notrenɔtʁ
passépase
jeʒə
l'oublie
,
Ouiwi
,
nousnu
allonsalɔ̃
toustu
deuxdø
Commencerkɔmɑ̃se
uneyn
autreotʁ
vievi
,
Loinlwɛ̃
d'ici
,
soussu
d'autres
cieux
.
CARMEN
Tuty
demandesdəmɑ̃d
l'impossible
,
Carmen
jamaisʒamɛ
n'a
mentimɑ̃ti
,
Sonsɔ̃
âmeam
resteʁɛst
inflexibleɛ̃flɛksibl
,
Entreɑ̃tʁ
elleɛl
ete
toitwa
,
touttu
estɛst
finifini
.
Jamaisʒamɛ
jeʒə
n'ai
mentimɑ̃ti
;
Entreɑ̃tʁ
nousnu
touttu
estɛst
finifini
.
JOSÉ
Carmen
,
Ilil
enɑ̃
estɛst
tempstɑ̃
encoreɑ̃kɔʁ
,
Ouiwi
,
ilil
estɛst
tempstɑ̃
encoreɑ̃kɔʁ
…
O
mama
Carmen
,
laisse-moi
Tetə
sauversove
,
toitwa
quekə
j'adore
,
CARMEN
Nonnɔ̃
,
jeʒə
saissɛ
bienbjɛ̃
quekə
c'est
l'heure
,
jeʒə
saissɛ
bienbjɛ̃
quekə
tuty
memə
tuerastyʁa
.
Maismɛ
quekə
jeʒə
viveviv
ouu
quekə
jeʒə
meuremœʁ
Nonnɔ̃
!
Nonnɔ̃
!
Nonnɔ̃
!
Jeʒə
nenə
céderaisedəʁɛ
paspa
.
JOSÉ
Carmen
!
Ilil
estɛst
tempstɑ̃
encoreɑ̃kɔʁ
.
Ouiwi
,
ilil
estɛst
tempstɑ̃
encoreɑ̃kɔʁ
…
Ô
mama
Carmen
,
laisse-moi
tetə
sauversove
,
Toitwa
quekə
j'adore
!
Aha
laisse-moi
tetə
sauversove
Ete
memə
sauversove
avecavɛk
toitwa
,
O
mama
Carmen
,
ilil
estɛst
tempstɑ̃
encoreɑ̃kɔʁ
…
Aha
!
Laisse-moi
tetə
sauversove
,
Carmen
,
Aha
laisse-moi
tetə
sauversove
,
toitwa
quekə
j'adore
!
Ete
memə
sauversove
avecavɛk
toitwa
!
CARMEN
Pourquoipuʁkwa
t'occuper
encoreɑ̃kɔʁ
D'un
courkuʁ
quiki
n'est
plusply
à
toitwa
?
Nonnɔ̃
,
cesə
courkuʁ
n'est
plusply
à
toitwa
.
Enɑ̃
vainvɛ̃
,
tuty
disdi
«
Jeʒə
t'adore
»!
Tuty
n'obtiendras
rienʁjɛ̃
,
nonnɔ̃
rienʁjɛ̃
dedə
moimwa
,
Aha
!
C'est
enɑ̃
vainvɛ̃
…
Tuty
n'obtiendras
rienʁjɛ̃
dedə
moimwa
!
JOSÉ
Tuty
nenə
m'aimes
doncdɔ̃k
plusply
?
Silence de Carmen et Don José répète
JOSÉ
Tuty
nenə
m'aimes
doncdɔ̃k
plusply
?
CARMEN
Nonnɔ̃
,
jeʒə
nenə
t'aime
plusply
.
JOSÉ
Maismɛ
moimwa
,
Carmen
,
jeʒə
t'aime
encoreɑ̃kɔʁ
;
Carmen
,
Carmen
,
moimwa
jeʒə
t'adore
.
CARMEN
A
quoikwa
bonbɔ̃
touttu
celasəla
?
Quekə
dedə
motsmo
superflussypɛʁfly
!
JOSÉ
Carmen
,
jeʒə
t'aime
,
jeʒə
t'adore
!
Ehe
bienbjɛ̃
,
s'il
lelə
fautfo
,
pourpuʁ
tetə
plaireplɛʁ
,
Jeʒə
resteraiʁɛstəʁɛ
banditbɑ̃di
,
touttu
cesə
quekə
tuty
voudrasvudʁa
,
Touttu
,
tuty
m'entends
,
touttu
,
Tuty
m'entends
...
Touttu
.
Maismɛ
nenə
memə
quittekit
paspa
,
CARMEN
Aha
!
Souviens-toi
,
souviens-toi
dudy
passépase
!
Nousnu
nousnu
aimionsɛmjɔ̃
naguèrenagɛʁ
!
Aha
!
Nenə
memə
quittekit
paspa
,
Carmen
,
Aha
nenə
memə
quittekit
paspa
!
Jamaisʒamɛ
Carmen
nenə
céderasedəʁa
,
Librelibʁ
elleɛl
estɛst
néene
CHOEUR
dans le cirque
ET LIBRE ELLE MOURRA
Viva
!
Viva
!
Lala
coursekuʁs
estɛst
bellebɛl
.
SUR LE SABLE SANGLANT
Lelə
taureautɔʁo
,
qu'on
harcèle
S'élance
enɑ̃
bondissantbɔ̃disɑ̃
Viva
!
Bravobʁavo
!
Victoireviktwaʁ
!
Pendant ce choeur, silence de Carmen et de Don José..
Tous deux écoutent … En entendant les cris de «Victoire, victoire», Carmen a laissé échapper un «Ah!» d'orgueil et de joie ... Don José ne perd pas Carmen de vue ... Le choeur terminé, Carmen fait un pas du côté du cirque.
se plaçant devant elle
JOSÉ
Oùu
vas-tu
?
Cetsɛt
hommeɔm
qu'on
acclameaklam
,
C'est
tontɔ̃
nouvelnuvɛl
amantamɑ̃
!
voulant passer
CARMEN
Laisse-moi
...
Laisse-moi
.
JOSÉ
Sursyʁ
monmɔ̃
âmeam
,
Tuty
nenə
passeraspasəʁa
paspa
,
Carmen
,
c'est
moimwa
quekə
tuty
suivrassɥivʁa
!
CARMEN
Laisse-moi
,
Dondɔn
José
!
…
Jeʒə
nenə
tetə
suivraisɥivʁɛ
paspa
.
JOSÉ
Tuty
vasva
lelə
retrouverʁətʁuve
,
disdi
…
Tuty
l'aimes
doncdɔ̃k
?
CARMEN
Jeʒə
l'aime
,
jeʒə
l'aime
,
ete
devantdəvɑ̃
lala
mortmɔʁ
mêmemɛm
,
Jeʒə
répéteraiʁepetəʁɛ
quekə
jeʒə
l'aime
.
CHOEUR
dans le cirque
CARMEN
Viva
!
Bravobʁavo
!
Victoireviktwaʁ
!
Frappéfʁape
justeʒyst
enɑ̃
pleinplɛ̃
coeur
!
Lelə
taureautɔʁo
tombetɔ̃b
!
Gloireglwaʁ
auo
Toréadortɔʁeadɔʁ
vainqueurvɛ̃kœʁ
!
Victoireviktwaʁ
!
JOSÉ
Ainsiɛ̃si
,
lelə
salutsaly
dedə
monmɔ̃
âmeam
,
Jeʒə
l'aurai
perdupɛʁdy
pourpuʁ
quekə
toitwa
,
Pourpuʁ
quekə
tuty
t'en
aillesaj
,
infâmeɛ̃fam
!
Entreɑ̃tʁ
sesse
brasbʁa
,
rireʁiʁ
dedə
moimwa
.
Nonnɔ̃
,
parpaʁ
lelə
sangsɑ̃
,
tuty
n'iras
paspa
,
Carmen
,
c'est
moimwa
quekə
tuty
suivrassɥivʁa
!
CARMEN
Nonnɔ̃
!
Nonnɔ̃
!
Jamaisʒamɛ
!
JOSÉ
Jeʒə
suissɥi
lasla
dedə
tetə
menacermənase
.
CARMEN
Ehe
bienbjɛ̃
!
Frappe-moi
doncdɔ̃k
Ouu
laisse-moi
passerpase
.
CHOEUR
dans le cirque
CARMEN
Victoireviktwaʁ
!
JOSÉ
Pourpuʁ
lala
dernièredɛʁnjɛʁ
foisfwa
,
démondemɔ̃
,
Veux-tu
memə
suivresɥivʁ
?
CARMEN
Nonnɔ̃
!
Nonnɔ̃
!
CETTE BAGUE AUTREFOIS
Tuty
memə
l'avais
donnéedɔne
,
tienstjɛ̃
.
Elle la jette à la volée.
le poignard à la main, s'avancant sur Carmen.
JOSÉ
Ehe
bienbjɛ̃
,
damnéedane
…
Carmen recule... José la poursuit... Pendant ce temps fanfares et choeur dans le cirque.
CHOEUR
dans le cirque
JOSÉ
Toréadortɔʁeadɔʁ
,
enɑ̃
gardegaʁd
,
Toréadortɔʁeadɔʁ
,
Toréadortɔʁeadɔʁ
,
Ete
songesɔ̃ʒ
bienbjɛ̃
,
ouiwi
songesɔ̃ʒ
enɑ̃
combattantkɔ̃batɑ̃
Qu'un
oeil
noirnwaʁ
tetə
regardeʁəgaʁd
Ete
quekə
l'amour
t'attend
,
Toréadortɔʁeadɔʁ
,
l'amour
L'amour
t'attend
!
Vousvu
pouvezpuve
m'arrêter
C'est
moimwa
quiki
l'ai
tuéetɥe
.
Escamillo paraît sur les marches du cirque... José se jette sur le corps de Carmen.
JOSÉ
Aha
!
Carmen
!
Mama
Carmen
adoréeadɔʁe
!